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Full text of "Vocabulaires patois vellavien-français et français-patois vellavien"

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VOCABULAIRES 

mm VELLMlfiMllilillS / 

FlUmiS - PATOIS VELUVIEX 

SOCIÉTÉ O'AGaiCULTUM, UIENCÎS, ARTS S COIIMERCE DU PUV 

Pau lk Baiv--:; de VIKOLS 
Pttsiiienl de U S"'Mtir ft A'-, b. rwœiflfil'ii de Glussùluçis. 




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VOCABULAIRES 

PATOIS VELLAVIEN-FRANÇAIS 



ET 



FRANCAIS-PATOIS VELLAVIEN 

PUBLIÉS PAR 

LA SOCIÉTÉ D'AGEICULTDRE, SCIENCES, ARTS ET COMMERCE DU PDY 

BÉDiaÉS PAR 

Le Baron de VINOLS 
Président de la Commission de Glossologie. 



OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES 

La sollicitude dont la Société d'Agriculture, Sciences, 
Arts et Commerce du Puy a, depuis son origine, et 
pendant sa longue carrière, entouré tout ce qui touche 
aux intérêts locaux, s'est éveillée sur la destinée future 
de notre idiome patois; s'associant à la pensée d'un 
philologue distingué, E. du Méril, elle s'est dit, comme 
lui, que les patois auront hientôt disparu, que bien des 
mots employés par les pères seront inintelligibles pour 
leurs petits-enfants et qu'il faut se hâter de les recueillir 
si on porte quelque intérêt aux origines de la langue. 

C'est dans ce but que la Société a formé, dans son 

1 



- 2- 

sein, une commission composée de MM. le baron de 
Vinols, président, Boudon, Calemard de La Fayette, 
Tabbé Déléage, Gerbier, Lacombe, le comte de Longe- 
vialle, Paul, pour rédiger un vocabulaire du patois en 
usage dans le Velay dont le Puy était la capitale avant 
la Révolution. 

Ce patois, que nous appellerons vellavien, a tous les 
caractères et toute la sève des idiomes romans du midi 
de la France, c'est ce qui en rend la conservation d'au- 
tant plus désirable. 

Il faut remarquer toutefois que ce patois n'est pas 
en usage dans loute sa pureté dans tout le territoire 
qui formait l'ancien Velay, mais seulement dans la 
partie entourée de montagnes qui, en la séparant de ses 
voisins ont fait que, dans cet isolement relatif, la popu- 
lation a conservé plus intacts ses mœurs et son langage 
primitifs. Cette partie est celle qui s'étend au nord- 
ouest, à l'ouest et au midi du Puy, enceinte par la 
chaîne de la Durande, de la Seneuge, de Saint-Paul-de- 
Tartas et du Mezenc. 

Dans la partie du Velay qui s'étend au nord et à l'est 
du Puy, du côté où s'échappe la Loire, une grande 
vallée s'ouvre, le terrain s'abaisse et les communica- 
tions faciles avec les provinces voisines de l'Auvergne 
et du Forez ont amené nécessairement la corruption 
du patois vellavien primitif, si toutefois on l'y a jamais 
parlé dans toute sa pureté. 

Ce fait est facile à constater : le Velay comptait huit 
villes principales ayant droit à la représentation aux 
Etats : le Monastier, Solignac, Yssingeaux, Montfaucon, 
Saint-Didier, Monistrol, Roche et Craponne. Or, on parle 
le patois vellavien pur au Puy et dans sa banlieue, dans 



1 ■ 



— 3 - 

les cantons de Loudes. Gayres, Solignac, Saint-Julien- 
Chapteuil, Yssingeaux, partie de Vorey et Saint-Paulien, 
mais dans ceux de Hontfaucon, Saint-Didier, Monistrol, 
l'accent et un grand nombre de mots et d'expressions, 
sont empruntés au patois forézien, et, dans le canton de 
Craponne et dans une partie de celui de Vorey, on parle 
on patois dérivé de Tauvergnat. 

Il faut aussi remarquer que dans cette partie du 
Yelay circonscrite par la série des montagnes que nous 
avons nommées, où Ton parle le pur Vellavien, dans 
cette petite contrée tout est méridional, le caractère, le 
parler et les allures de la population. 

Ce n'est donc pas seulement par le langage que la 
population appartient à la race méridionale, mais aussi 
par le naturel très différent de celui des Forésiens et des 
Auvergnats qui les touchent cependant et font partie 
du môme département qu'eux, aussi peut-on dire avec 
vérité que c'est dans le département de la Haute-Loire 
que se trouve la ligne de démarcation, la plus pronon- 
cée, entre les habitants du midi et ceux du nord de la 
France. Cette ligne de démarcation est formée par la 
chaîne de la Durande, qui sépare l'arrondissement du 
Puy de celui de Brioude, le Languedoc de l'Auvergne, 
c'est là que finit le midi et que commence le nord; sur 
le versant méridional de la chaîne, c'est le langage, l'ar- 
deur d'imagination, la vivacité de l'esprit, l'entrain, 
l'amour des couleurs vives et du clinquant dans le cos- 
tume des peuples méridionaux, sur le versant septen- 
trional, c'est un langage peu harmonieux, un esprit 
calme et réfléchi, peu d'ardeur dans l'imagination, un 
costume terne et sans ornements, le flegme des habi- 
tants du nord. On se demande comment il se fait que 



— 4 — 

des populations qui se touchent soient restées jusqu'à 
ce jour si différentes Tune de l'autre, et elles le sont 
encore tellement qu'on peut affirmer qu'un habitant 
du Velay a plus de ressemblance avec un provençal, 
éloigné de lui de près de cent lieues, qu'il n'en a avec 
un auvergnat du canton de Paulhaguet, qui vit de 
l'autre côté de la montagne, à quelques kilomètres 
de lui. 

Ceci exposé, voici les règles qu'a suivies la Société 
dans la rédaction de ce Vocabulaire : 

Le mérite du patois étant dans son originalité. On n'a 
admis dans le Vocabulaire que les mots originaux, il a 
paru inutile de le grossir de mots français travestis en 
patois. 

Pour lui conserver son identité, on s'est attaché à en 
indiquer le plus exactement possible la prononciation, 
or comme la prononciation c'est le son émis avec la te- 
nue voulue, on a, avec les lettres et les accents, indiqué 
le son et on a marqué la tenue avec le signe (-) des 
sjliabes longues dans la prosodie latine. On a usé ainsi 
de la latitude que se sont donnée les auteurs, et Napoléon 
Landais entr'autres, d'écrire les mots comme ils son- 
nent à l'oreille, et, par ce moyen, la personne la moins 
familiarisée avec le patois, prononçant les lettres, con- 
formément aux indications, exprimera le mot- avec une 
exactitude d'accent à laquelle se méprendront ceux qui 
en ont fait usage toute leur vie. 



En terminant ces observations préliminaires, nous 
dirons que la Société n'a pas eu la prétention de fairç 



VOCABULAIRES 



PATOIS VELLAVIEN-FRANÇAIS 



ET 



FRANÇAIS -PATOIS VELIAVIEN 






} 



■> 






W 



PREMIÈRE PARTIE 



OBSERVATIONS GRAMMATICALES 



ALPHABET PATOIS. 

L'Alphabet patois est le môme que l'Alphabet fran- 
çais, sauf que le k n'est pas employé, il en est de mftme 
de Vx; l'/t et \'y le sont rarement. 



f 



ORTHOGRAPHE. 

Le patois se rapproche plus du latin que du français, 
par son Vocabulaire, par Tellipse des pronoms person- 
nels dans le verbe, par la durée de tenue des sons, c'est- 
à-dire par la différence très marquée entre les syllabes 
lonf^ues et les brèves, différence d'autant plus importante 
à observer que seule elle distingue certains mots entre 
eux et particulièrement les verbes des substantifs dont 
ils sont dérivés. Exemple : Espéra, attendre; du 
substantif espéra, attente : Adsuda, aider : du subs- 
tantif adsûda, aide, assistajice, — tsava, cheval j 
tsâva, il creuse, 



- 7 - 

C'est pour assurer Tobservation exacte de cette règle 
de quantité qu'on a surmonté du signe (-), les lettres 
qui doivent être prononcées longues. 

On n*a pas eu à employer de signe pour les syllabes 
brèves, étant entendu qu'en patois toutes les syllabes 
non marquées doivent être prononcées brèves, et lors- 
que Tavant-dernière syllabe d'un mot est marquée 
longue, la dernière est invariablement brève, et parfois 
comme élidée. 

Exemple : adhéra^ applicjation ; Aneûu, au- 
jourd'hui. Dans ces mots l'a et Vu finals sont à peine 
entendus. 

Le signe (-) se met sur les syllabes longues. Si elles 
sont formées d'une seule lettre, il se place sur cette 
lettre. Exemple : Aile d'oiseau, ava; si elles sont for- 
mées de plusieurs lettres, il se place sur la dernière 
lettre. Exem,ple : Mûre, fruit du mûrier, œmoûra, ce 
signe, en indiquant qu'elles doivent être soutenues, 
indique par là même qu'elles doivent être détachées de 
la voyelle qui suit et rend inutile pour celle-ci l'emploi 
du tréma. Mais le tréma devient nécessaire lorsque la 
syllabe qui précède n'est pas marquée longue. 

Exemple : Taillaire, taïaire^ percepteur. Dans ce 
mot, la première syllabe ta est brève mais elle ne doit 
pas se contracter avec Vi, c'est pourquoi on a dû em- 
ployer le (••), tandis qu'il n'est pas nécessaire pour Yi 
qui suit Va marqué long. 

L'a se prononçant toujours de môme, on a dû ne s'oc- 
cuper que de la tenue, et il a suffit d'employer le signe 
(-) pour 1'^ long et de convenir que l'a sans signe serait 
bref. Mais Ve se prononce ou muet, ou fermé, ou ou- 
vert, il peut être long ou bref. Pour ne pas le surchar- 



— 8 - 

ger de deux signes, l'un pour Tintonation, et l'autre 
pour la tenue, on est convenu, que pour Ve ouvert et 
Ve fermé, Taccent grave et l'accent aigu, indicatife de 
l'intonation indiquaient aussi la tenue longue et rem- 
plissaient pour Ve la môme fonction que le signe (— ) 
pour les autres voyelles; quant à Ve muet, étant tou- 
jours bref, il n'a pas besoin de signe. 

On a jugé à propos de supprimer comme inutile le 
point sur Vi marqué du signe (-). 

Nous avons dit que pour coaserver au patois sa sim- 
plicité et sa physionomie qui tiennent particulièrement 
à la prononciation, nous avons écrit les mots comme ils 
se prononcent, en n'employant que des lettres sonlires 
par elles-mêmes ou par contraction avec d'autres, et 
supprimant comme inutile toute lettre muette ; cepen- 
dant, comme il n'y a pas de règles sans exceptions, 
lorsqu'un mot est évidemment dérivé du latin nous 
conservons l'orthographe latine. Exemple : Adhéra^ 
application, fixité, nous l'écrivons adhèi^a avec un h 
parce que ce mot dérive du verbe adhaereo. Vh étant 
muette n'altère en rien la prononciation, mais si une 
lettre admise ainsi par faveur altère la prononciation, la 
précaution que nous avons prise de répéter le mot en 
l'écrivant comme il se prononce, fait éviter la méprise. 
Nous employons aussi Vh, dans des cas très rares pour 
mouiller 1'^ quand on ne peut la faire précéder d'un i. 
Exemple : Bouôrlhe^ borgne; guèrlhe, louche. 



J, ' 



N 



- 9 — 



PRONONCIATION 



Cb 



Ces deux lettres se prononcent généralement ts. 
Exemple : Châbra, chèvre; chi, chien, se pronon- 
cent : tsabra^ tsi. 

Excepté un petit nombre de mots dans lesquels cli 
conserve la prononciation française. Exemple : Chi- 
vâda, avoine; chiâou^ ciel, qui se prononcent comme 
ils sont écrits. 



Cette lettre a, dans certains mots une prononciation 
presque impossible à écrire, nous n'avons pas trouvé 
d'autre moyen d'en approcher que de la redoubler. 

Exemple : Abouti, abolir; beiidsa, bluette. 



Il se prononce presque toujours comme ds. Exem- 
ple : Jâbia, cage; Jâire^ être couché, qui se pronon- 
cent : dsûbia, dsûire. 

Pour éviter l'hiatus, on emploie Yn ou le t^ c'est 
l'oreille qui en décide. Exemple : Bé, bien, adv., 
prend un n devant un mot commençant par une voyelle : 
Bé-âïse, bien aise, content, satisfait, s'écrit Benaïse, 
Voun, où, adv._, prend un t : voun-ana, où allez- 
vous, s'écrit voua-t-ana. 

2 



- 10 - 

En terminant ces observations nous croyons intéres- 
sant de signaler les différem'yes entre le patois vellavien 
et ses congénères du midi de la France depuis et y 
compris le Gévaudan qui nous touche, mais dont nous 
sommes séparés par les montagnes de Seneuje et la 
vallée profonde de l'Allier, jusqu'aux Pyrénées et aux 
Alpes. 1^ La terminaison en a des substantifs et des 
verbes, règle générale dans le Velay, est en o dans le 
Gévaudan, le Rouergue, le Bas-Languedoc, la Provence. 
Exemple : âiga^ eau; âoura, venl; bouta, outre, 
du patois vellavien se prononcent : aigo, aoitro, 
boùto^ dans le Midi. 

2° La syllabe cha prononcée presque exclusivement 
tsa dans le patois vellavien est prononcé ca dans le 
Midi de la. France. Exemple : chabre, chèvre; 
ehamiy chemin; chabona, cabane, prononcés tsâ- 
bra, tsami^ tsabôna dans le Velay, sont prononcés 
cabra, cami, cabôna dans le Midi. A part ces diffé- 
rences les mots sont presque tous les mômes. 

Pour compléter le vocabulaire patois-français et en 
faciliter Tintelligence et l'usage on y a joint un vocabu- 
laire français-patois. 



il — 



DÉCLINAISONS 



De rarticle. 



Article simple. 

Singulier, 

Masc. le. lou, Ip chien, lou tsi. 
Fôm. la, la. la chienne, la tsma. 



Masc. les 



Fém. les 



Pluriel. 

loics. les porcs, lous pouor. 
loui^ les bœufs, loiii biôou. 
las, les brebis, las féda. 
lei, les vaches, léi vùtsa. 



Remarques. 

C'est rharmonie, donl le patois est plus jaloux qu'on 
ne pense, qui fait employer lous ou loûi^ las ou léi. 

Le patois pratique Télision comme le français et sup- 
prime ou et a dans l'article, quand le mot suivant com- 
mence par une voyelle. 

Exemple : l'arbre, Vabre^ pour lou abre. 

Article compose. 

Singulier. 

^ ( Au, éi, au cheval, éi tsava. 

Du, déi, du cheval, déi tsava. 



Pém.. 



Masc.. 



Fém.. 



- 12- 

A la, à la, à la chèvre, à la tsâbra. 
De la, de la, de la chèvre, de la tsâbr^a, 

Pluriel, 

Aux, ous, aux grottes, ous cabouo. 
doits,, des chemins, dous tsami. 
doùi, des bœufs, doûi biôou. 
à las, aux brebis, à las féda. 
à léU aux vaches, à léi vatsa, 
de las, des brebis, de las féda. 
de léU des vaches, de léi vâtsa. 



Des 



Aux 



Des 



Oes pronoms. 



Sing . . 



Pronoms personnels. 
pe personne. 

Je, iéou, je crois, iéou crèse. 
Moi, mê, donne-moi, bâila mé. 
Plur. Nous, nous, nous croyons, nous creseifi, 

2^ personne, 

ç,. C Tu, tiu,, tu crois, tiu crèses, 
^"^•' ( Toi, té, lève-toi, leva té, 
Plur. Vous, vous, vous croyez, vous cresé, 

5* personne, 

II, zéi, il fauche, ^^'z sédza. 
Le, Zoz^, on rappelle, lou crèidon. 
Sing.. ^ Elle, zéla, elle coud, ^éZa courdiura, 
La, Za, je la crois, iéou la crèse. 
Lui, û', donne-lui, baila ii, p. à lui, à elle. 



Pluriel 



Des 2 nombres 

et des 

1 genres. 



— 13 — 

/ Ils ou eux, 2élous, ils croient, zélous 

crèson. 
Les, lous^ il les trompe, lous aflina. 
Elles, sélas^ elles croient, zélas cré- 

son. 
Les, las, il les connaît, las counéi. 
Leur, iow% il leur donne, tour haila^ 
p. à eux, à elles. 

Se, se, ils se querellent, se garédson. 
Soi, se, chacun pour soi, tsascic perse. 

Remarque. 



On ne doit pas oublier que le patois, comme le lalin, 
pratique Tellipse du pronom personnel dans les verbes. 

Pronoms indéfinis. 

Quiconque, côouquechâi. 
Quelqu'un, côoiicu. 
Quelqu'une, côoucuna. 
Chacun, tsascic' 
Chacune, tsascUna. 
Autrui, lou mounde. 
Personne, dindiu. 
Autre, aoutre. 
L'un l'autre, iun lâoutre. 
L'une l'autre, iùna lâoutra, 
, L'un et l'autre, iun embé lâoutre. 
L'une et l'autre, iûna embé lâoutra. 
Tel, un tel, tâou^ ein tâou. 
Telle, une telle, éina tâou. 
Le pronom indéfini on n'existe pas dans le patois, il 



1 



— 14 - 

est remplacé par le pluriel ; On coupe trop de pain, 
côpon tro de po. On s'en va, s*ein von. 



i%djectlfs po8sessifift« 



Singulier. 

Mon, rnoitn^ mon père, moimpûïrc, 
Ton, toun, — — - 

^^^^" ] Son; soun y — — 

Notre, nostre, - — 

Votre, vostre, — — 

\ Leur, ioii7\ — — 

Ma, ma^ ma mère, 7na mùira. 

Ta, ta, — 

Sa, sa, — 

Notre, nostra, — — 

Votre, vostra^ — — 

Leur, iour. — — 

Piu?'ieL 

Mes. mous, mes frères, motis fraïre. 

Tes, tous, — — 



Fém... 



Masc. 



Ses, sous. 
Nos, nostrous, 
Vos, vostrouSy 
Leurs, lot/r. 



' Mes, niéi, 
\ Tes, téi. 
) Ses, Séi, 
\ Nos, nostréi 
\ Vos, cosfriy 
\ Leurs, tour. 



- IS - 

mes sœurs, mé.i .souor. 



Singulier. 

î Le mien, lou viione. 
l Le tien, lou tione. 
1 Le sien, lou chione. 

iLe nôtre, lou tiontre. 
Le votre, lou vostre. 
Le leur, lou iour. 
: La mienne, la niiona. 
I La tienne, la tiona. 
) La sienne, la chiona. 

iLa nôtre, la notitra. 
La vôtre, la vostra. 
La leur, la iotu: 



IHu 



cl. 



Les miens, Umi fuionc. 
1 Les liens. Ions tione. 
1 Les siens, loui chione. 
\ Les nôtres, loui aostrc. 
I Les vôtres, loni vostre. 
\ Les leurs, loui iour. 



— 16 — 

Les miennes, lei miùna, 
\ Les tiennes, las tiona. 
Fcin. ) ^^^ siennes, lei chiôna. 
i Les nôtres, lei nosfra, 
[ Les vôtres, lei vostra, 
\ Les leurs, lei lour. 

Ce que ) , r. ^.. 

^ . } aco, ce quon diL a co que diison. 
Ce qui ) 

Celui qui) aquci, ( celui, celle qui parle, aquci. 

Celle qui) aqtcéla,\ aquela que parla. 

Celui-ci ) ,. y, ^.. ( celui-ci a volé, a qui 

^ 1 . ,, \ a quel datii ,, ... _ , 

Celui-la ) ( clatiî o rooitba. 

Celle-ci ) , „ . . ( Celle-ci pleure, aquela 

Celle-là ""'^''^^'^ '^''^'' cVatiimna 

I aco, on dit ceci, di:,so/6 aco. 
Ceci 
Cela i ""' [ on a dit cela, 

\ von ] 

Ceux, a cous ) ceux, celles qui parlent, acoui. 
Celles, aquelas ) aquelas que pfirlon. 
Ceux-ci ( acotti d'atii^ ceux-ci sont bons, acous 
Ceux-là* \ d'atil son bouo. 
Celles-ci ( aquelas d'atii^ celles-ci sont mauvaioes, 
Celles-là ( aquelas d'atii sonpâoura. 



et vou on dii. 



i% djectir» pronominaux démonstratlfâ, 



Ce devant une consonne, aquci, ce cheval, aquci 
tsava. 



de que. 



- 17 - 

Cet devant uoe voyelle, aquel, cet âne, aqiiel. sse. 
Cet àevant l'une ou l'autre, aquéste. 
Cette, — aquéla, cette vache, a^îMe/a 

vatsa. 

kirous, ces agncauK, acous agné. 



A^Jectlh coqjonctlfk. 

Qui, c6oti. 

Que 

Quoi 

Lequel, Cahin. 

Laquelle, Caîma. 

Duquel, decainn. 

De laquelle, decaiûna. 

Dont, de que. 

Ou, ooii (avec le ( euphonique) (ou va-l-il, t.o» o»:, où 

(allez- vous, contana- 

I d'où vient-il, don 

\ vé , d'où arrivez- 

'^'^^ . \don (même obseiTation)/ vous, dont ariba, 

P^"" •*" I 1 par où ont-ils passé, 

I dont on passa. 

En, nein, l'amitië en l'ait le charme, Vamista nein 
faï l'ag'rionsa. 

y, a, \'j sais jouer, ii sahe dsoua, j'y vais, ii vôou. 



CONJUGAISONS 



OBSËRVATIUNS SUR LES VERBES 



Toutes les lettres devant 6tre prononcée» en pa- 
tois, l's finale, qui caractérise généralement la 3° per- 
sonne du singulier dans les temps des verbes, doit 
résonner et ne pas rester muette comme en français. 
Exemple : As, 2^ personne du singulier du présent 
de l'indicatif du verbe ave7' (avoir), doit se prononcer 
fasse), tandis qu'en français la môme personne du 
même temps, écrite aussi avec une s, tu as, se pro- 
nonce tu a. 

Ponr éviter l'hiatus, on emploi le t. Exemple : 
O, il a, 3' personne du présent de l'indicatif du verbe 
aver (avoir), on écrira : se, il a soif, mais on écrira : 
O-t-aguiu se, il a eu soif. 



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TABLE DES ABRÉVIATIONS 



Adj. 
Adj. m. 
Adj. f. 
Adj.des2g 
Adj. n. 
Adv. 
Gond. 
Ck)Dj. 
Expr. fig. 
Expr. nég. 
Fut. 

Indic. prés. 
Imp. 
In ter j. 
Loc. adv. 
Loc. fam. 
Part. pas. 



Adjectif. 

Adjectif masculin. 
Adjectif féminin. 
Adjectifdes 2 genres 
Adjectif numéral. 
Adverbe. 
Conditionnel. 
Conjonction. 
Expression figurée. 
Expression négative 
Futur. 

Indicatif présent. 
Imparfait. 
Interjection. 
Locution adverbiale 
Locution familière 
Participe passé. 



Pass. déf. 
Part. aff. 
Part, ex pi. 
Prép. 

Pron. pers. 
Pron. pos. 
Pron. iud. 
Pron. inler. 
Pron. rel. 
S. m. 
S. f. 
V. a. 
V. aux. 
V. imp. 
V. n. 
V. p. 



Passé défini. 
Particule affirmative 
Particule explétive. 
Préposition. 
Pronom personnel. 
Pronom possessif. 
Pronom indéfini. 
Pronom interrogatif 
Pronom relatif. 
Substantif masculin 
Substantif féminin. 
Verbe actif. 
Verbe auxiliaire. 
Verbe impersonnel. 
Verbe neutre. 
Verbe pronominal. 



DEUXIÈME PARTIE 



VOGABDLAIRE 

PATOIS VELLAVIEN-FRANÇAIS 



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Abâou, s. m., meule de blé allongée, généralement 

faite à la hâte. 
Abaslarchi, y. a. et p., abâtardir, dégénérer, en parlant 

des végétaux. 
Abatin, s. m., la tempe, partie de la tète. 
Abioura, v. a., abreuver, faire boire le bétail. 
Abouchi (s'), V. p., se boiser, en parlant d'un terrain 

inculte qui se garnit naturellement de bois. 
Abouchou (d'), aboutsou (d/\ la face contre terre. 
Abouii, V. a., abolir, détruire, ruiner, en parlant d'une 

construction abandonnée, d'un champ mal cultivé. 
Abouriou, abouriou^ adj. m., hâtif, précoce. 
Abouriva, abounva, adj. f., hâtive, précoce. 



- 28 - 



ABR 



Abranda, adj. m., inœndie dans tonte sa force. 

Abre. s. m., arbre. 

Abriâon, s. m., le mois d'ayril. 

Abriga, Y. a. el p , abriter^ s'abriter. 

Abro, s. m., le bord d*nn chemin, d'nne rivière. A 

l'abro de Lèdse, an bord de la Loire. 
Acala (s'), t. p., s'appaiser. en parlant dn renU 
Acampa, v. a., ramasser, relever de terre, réunir. Co 

vdou bé Uacampa. ça vant bien la peine de le 

ramasser. 
Acampa ^s*), y. p., mot à mot, se ramasser, en parlant 

des personnes, revenir à la maison, nmtrer chez soi. 
Acassa et acata, v. a., couvrir, cacher. 
Acha, âtsa^ s. f., hache. 

Achaou, atsâou^ s. t, chaux, mortier pour bâtir. 
Aché, atsé^ s. m., achats acquisition. 
Aco,pron. dém., ça, cela. 
Acouita (s*), V. p., se hâter. 
Aconrsa, v. a, poursuivre, courir après. 
Acourtiji, acoiirtidsi, v. a., raccourcir. 
Acousilla, acoussia, v. a., conseiller. 
Acnba, atiuba^ v. a., allumer, Atiuha loii fio. Ion 

lun^ allumer le feu, la lampe. 
Adhéra, s. f., application, fixité, patience. Xo dsi 

d'adhêra. Il n'a point de patience, on ne peut le 

fixer, il est toujours agité. 
Adhéra, v. n., s'appliquer. 
Adiouchas, interj., adieu, sois à Dieu. 
Adiure, v. a., amener, conduire, faire venir. 



- 29 — 



AD 

Adiaèse, indic. présent, j'amène. 

Adiugio, imparfait, j'amenais. 

Adiuguëre, passé défini, j'amenai. 

Adiarôi, futur, j'amènerai. 

Adiurio, condit. prés., j'amènerais. 

Adiu, adiûta^ part, passé, amené, amenée. 

Adjara (s*), adsara (s'), v. réfl., s'aliter. 

Adounda, y. a., dompter, rendre les animaux dociles, 

particulièrement les bœufs et les chevaux. 
Adraïa, v. a.^ tracer le chemin, ouvrir le passage. 
Adurgi, V. a. et p., durcir, rendre dur, devenir dur. 
Adrèi, s. m., le côté droit, le versant d'un coteau exposé 

au midi. 
Afena, v. a., donner du foin aux bestiaux. 
Afina, V. a., tromper, duper. 
Afoula, V. a., émousser, en parlant du tranchant d'un 

outil. 
Afoula (s'), V. p., avorter, en parlant d'une femelle pleine. 
Afouôra, adv., dehors. 
Afusta, Y. a., ajuster, viser au but. 
Aglèisa^ s. f., église. 
Aglon, s. m., gland, le fruit du chône. Pouor d*a- 

glon^ cochon élevé à la glandée. 
Agné, s. m., agneau. 
Agoura, v. a., vendre trop cher, tromper sur le prix 

ou sur la marchandise. 
Agourba, v. a., amonceler. 
Agrada, v. n., plaire, être agréable. 
Agrafa, v. a., accrocher, saisir avec un croc. 






-^ 30 - 



AGR 



Agrafa (s*), v. p., se cramponner. 

Agrava, v. a., grimper, gravir. 

Agrouma, v. a., faire fléchir, abaisser, terrasser. 

Agrouma (s'), v. p., s'affaisser, s'accroupir. 

Agulha, agûia^ s. f., aiguillie à coudre. 

Agulhada, aguïâda^ s. f., aiguillon du laboureur. 

Ai, «/, s. m., essieu. 

Aïâra, adv., maintenant. 

Aiga, âiga, s. f., eau. 

Aigardin, aïgardin^ s. m., eau-de-vie. 

Aiira, aiïra^ s. f., aire de grange. 

Aiiroou, aiîroou\ s. m., le rang de gerbe qui couvre 
Taire quand on bat le blé. 

Aise, aise., s. m., aise, bien-être. Esse benâise^ être 
bien aise, content, satisfait. Le mot henâise est 
composé de hé^ adv., bien, et de aise avec Tn eupho- 
nique, be-n-âise. 

Aise (d*), d'aise, adv., doucement. 

Ajuda, adsûda^ s. f., aide, assistance. 

Ajuda, adsuda, v. a., aider, donner du secours. 

Ala, flZa, s. f., l'expédition d'un acte public. 

Alâi, adv., de l'autre côté. 

Alaïin, adv., là-bas. 

Alassa, v. a., fatiguer. 

Amaï, adv., aussi, de plus, quand même, quoique. 

Amadiura, v. a., mûrir. 

Amaséda, s. f., fourmi, insecte. 

Aminla, aminla, s. f., amande, fruit de l'amandier, 

Amista, s. f., amitié, 



AM 

Amistons. adj. td., aimant, caressant. 

Amistoûsa, adj. 1., aimante, caressante. 

Amoun, adv., là-haut. 

AmouDdâou, adv., là -haut (d'uoe manière plus précise). 

Amoura, v. a., butter, être appujé contre. 

Amoûra, s. f., mûre, fruit du milrier. 

Amourié, s. m., mûrier, arbre fruitier. 

Amourta, v. a., éteindre. Ei leissa amourta lou 

fio, j'ai laissé le feu s'éteindre. 
Amoutii, (s'), v. p., se gazODuer, en parlant d'un teiTain 

qui se couvre d'herbes. 
Ana, T. a-, aller. 
Vôou, ind. présent, je vais. 
Anâve, imparfait, j'allais. 
Anëre, passé di^Iini, je fus. 
Anaréi, futur, j'irai. 
Anario, conditionnel, j'irais. 
Vaï, impératif, va. 
Ana, aDâda, part, passé, allé, allée. 
Ané, s. m., anneau d'une chaîne. 
Anëla, s. f., anneau unique. 
Anton, s. m., l'an passé. 
Aneiii, adv.. aujourd'hui. 
Aniuciu, adj. m., innocent, niais, sans défense. 
Aniucinta, adj. f., innocente, niaise, sans défense. 
Aoucha. fioutsa^ s. f., oie, oiseau de basse-cour. 
Aoura, âourn, s. f., le vent. 
Aoulre, âoutre. pro. indéf, m., autre. D'Aoutres co, 

autrefois. 



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— 32 — 



AOU 



Aoulra, aoutra, pron. ind. f., autre. 

Apara, v. a., défendre, protéger. 

Aparija, aparidsa,, appareiller, mettre en paire les 
animaux domestiques. 

Apastiura, y. a.^ donner la pâture aux bestiaux. 

Apastiuraïre, s. m., le valet chargé de donner la pâ- 
ture. 

Apeja, apedsa^ v. a., coller. 

Apesa, V. a., bâtir les fondements d'un mur. 

Apesasou, s. f., les fondements d'un mur. 

Apeùi, prép., après, ensuite. 

Apia, âpia, s. f., hache. 

Apradi, v. â., convertir une terre en pré. 

Aproupi, V. a., nettoyer. 

Aprivada, v. a., apprivoiser. 

Apura, V. a., appuyer. 

Aragnàda, s. f., araignée. 

Araïre, s. m., charrue simple et primitive. 

Aras, prép., tout près de, contre, touchant. Boiifaco 
aras^ mettre cela à côté. 

Archa, artsa^ v. a., atteindre un but avec un projec- 
tile, une pierre. 

Aréna, s. f., sable. 

Arèsta-biôou, s, m., aTréte-bœuf, ajonc, arbuste épi- 
neux. 

Arguèi, s. m., vigueur, embonpoint chez les animaux. 
Aquéi pouor prend d' arguèi^ ce cochon com- 
mence à s'engraisser. 

Ari, «rf, s. m., bélier- 



AR 

Ario, s. m., sillon. 

Arjai, ardsaî, s. f-, fossé couvert pour assaiuir les ter- 
rains humides. 

Arjiavd, ardsiuva, s. f., argile. 

Armaja, armadsa, s. f., armoire. 

Arpiou, s. m., ongle, onglon, griffe des animaux. 

Arrapa. v. a., saisir, attrapper. 

Artëi, s. m., orteil. 

Ardsôou, s. m., arc-en-ciel. 

Asaiïga, v. a., irrigner la prairie. 

Ascla, ascla,-s. f., éclat de bois, de pierre. 

Ase, Ose, s. m,, âne, bâte de somme, personne slupide. 

Ase-boubou, s. m., tôtard, petit de crapaud, 

Asèima, v. a., regarder. 

AsseîD, adv., ensemble. 

Asseta, v. a., asseoir, d'assetous, étant assis. 

Assou, s. m., loge à porc. 

Asté, s. m., mou de veau. 

Atava, T. a., atteler les bétes de trait. 

Aie, &te, s. m., acte public, contrat. 

Atéira, v. a., mettre eo rang, ranger. 

Atii, d'atii, adr., là, de là, voiià. Es aiii, il est là. 
Vènes d'atii, tu viens de là. Atii moun paire, 
voilà mon père. 

Atogne, V. a., atteindre. 

AuoumaiUa, auoumsia, s. f., la race bovine. 

Auoumouofna, s. t., aumône, 

Auoussûra, s. f., hauteur, élévation de terrain. 

^Qoutar, s. m., autel, table pour les sacriBces religieux, 



— 34 — 



AU 



Auotttou, s. m., automne. 

Ava, àva^ s. f., aile des oiseaux. 

Avâissa, s. m., noisetier, arbuste. 

Avâousa. s. f., alouette, oiseau. 

Avartii, v. a., expérimenter, connaître. Ou o-t-avar- 

tii^ il Ta expérimenté, il est au fait de cela, il le 

connaît. 
Aver, V. a., avoir. 
Avéra, v. a., arracher, extraire. 
Avesca, s. m., évôché, palais de l'évêque. 
Avesque, s. m., Tévôque. 
Avita, V. a., visser, fixer au moyen de vis, sorte de clou 

en spirale. 
Avoûra, adv., maintenant, à présent. 



Babâou, s. m., être imaginaire dont on fait peur aux 
enfants. 

Bâcha, batsa^ s. m., baquet, auge. 

Bachassa, batsâssa^ s. f., ornière profonde dans un 
chemin. 

Bachi, s. m., bassin, réservoir d'eau. 

Bada, v. a., ouvrir. 

Badaïa, v. n., bâiller, ouvrir involontairement la bou- 
che. 

Bagna, v. n., mouiller. 



— 35 - 



BA 



Bagnadiôra, s. f., mouillure, état de ce qui est mouillé. 

Bailla, v, a., donner. 

Bâile, ind. prés., je' donne. 

Belave, imparf., je donnais. 

Belère, passé défini, je donnai. 

Belarëi, futur, je donnerai. 

Beiario, cond., je donnerais. 

fiela, belada, pari, passé, donné, donnée. 

Baissa, s. f., lieu bas, dépression de terrain. 

Bâna, s. f., corne des bœufs, vaches, etc. 

Baoucha, bâoutsa, s. f., grosse boule pour jouer aux 

quilles. 
Bâri, s. m., rempart, forte maçonnerie. 
Barilla, baria, s. f., baratte, vase en bois où Ton bal 

le beurre. 
Barouôta, s. f., brouette. 
Basacle, s. m., grand local délabré. 
Basana, v. a., délaver, mouiller. Abasagni, pourri 

d'humidité, en parlant d'un tronc d'arbre ou d'une 

pièce de bois exposée à l'air depuis longtemps. 
Bâsta, interj., plaise à Dieu, Dieu veuille le cas. Basta 

lou co^ plaise à Dieu que ce soit ou plut à Dieu 

que ce fftt. 
Bastar, adj. m., de naissance illégitime. 
Bastârsa, adj. f., bâtarde, de naissance illégitime. 
Bastèira, s. f., barde, bât, selle des bétes de somme. 
Bastou, s. m., bâton, canne. 
Bâta, s. f., corne du pied des animaux. 
J3até, s. m., bateau. 



— 36 — 



BAT 



Bateja, batedsa^ y. a., baptiser^ donner le bapiôme. 

Batôsta^ s. f., rixe saivie de coups 

Bavai, s. m., balai. 

Bayaïa, v. a., balayer. 

Bavâire, s. m., bavard, sot, ennuyeux. 

Bavâsla, s. f., cornue, vase en bois à deux oreilles pour 
le porter. 

Bé, s. m., bien, propriété, fortune personnelle. 

Bé^ adv., bien, d'une manière satisfaisante. Co vdi bé, 
ça va bien, c'est sufSsant, c'est assez. 

Bé, adj. m., grand, de haute taille. 

Bêla, adj. f., grande, de haute taille. 

Bedaine, s. m., bec d'âne, ciseau de menuisier. 

Beïâou, adv., peut-être. 

Béico, adv., beaucoup. Bé-y-co^ bien au coup, bien à 
la fois. 

Beiidsa, s. f., bluette, étincelle de feu. 

Bêissa, s. f., bêche, outil des cultivateurs. 

Béissa, v. a., bêcher. 

Beléou, adv., peut-être. 

Beligas, s. m., barbouilleur, incapable de gérer ses 
affaires. 

Béna, s. f., corbeille d'osier, assez grande. 

Bené, s. m., corbeille d'osier moins grande. 

Benigi, adj. m., béni, qui a reçu la bénédiction reli- 
gieuse. cler^ cler benigi! estsompa Vaïga 
biôou lou viy ô clerc, clerc béni I il jette l'eau et 
boit le vin. Apostrophe satirique aux clercs qui 
servent la messe. 






î.'..- 



— 37 — 



BEN 



Benigida, benigida, adj. f., bénite, qui a reça la béné- 
diction religieuse. 

Berbegi, s. m., fourmi, insecte. 

Bercha, s. f., bèrtsa, brèche, échancrure. 

Berchu, bertsu, adj. m., échancré, auquel il manque 
une dent. 

Berchuda, bertsûda^ adj. f., échancrée, à laquelle il 
manque une dent. 

Bês, s. m., bouleau, arbre forestier. 

Besâou, s. m., béai, conduite d'eau. 

Besoûgna, s. f., chose quelconque. 

Besseuilla. besseûia^ s. f., copeau coupure de bois. 

Bessou, adj. m., jumea». 

Bessoûna, adj. f., jumelle. 

Bèstia, s. f., animal sans raison. 

Bestiâssa, $. f., personne stupide. 

Beuilla, beuia^ s. f., barbe de la. lisière d*une étoffe 
usée. 

Béva, V. n., bôler, cri de certains animaux. 

Biâssa, s. f., besace. 

Nota. — Ne s'emploie guère qu'au pluriel, en pa- 
tois, sans doute parce qu'elle a deux poches, léi 
biassa, les besaces. 

Biâta, s. f.. béate, fille dévote, qui consacre sa vie à 
l'instruction et à la direction morale et religieuse de 
la jeunesse dans les campagnes. 

Bicha, bitsa, s. f., grand pot de terre. 

Bichon, bitsou^ s. m., pot moyen de terre. 

Bigôra, s. f., tarrière, outil de charron. 



— 38 — 



BIL 



Billa, 6îa, s. f., bâton court, servant de levier pour 

serrer les cordages qui assujettissent les chargements 

sur les véhicules. 
Billa, Ma, v. a., serrer les cordages pour assujettir les 

chargements sur les véhicules. 
Biôou, s. m., bœuf. 
Bioridsa, biondsa, s. f., vessie. 
Bioure, v. a., boire. 
Birou, s. m., percerette. 
Bisa, bisa, s. f., vent du nord. 
Bla, s. m., blé. 

Bla^na, s. f., bruine, pluie fine et brumeuse. 
Blagina, v. n., se dit de la bruine qui tombe. 
Bléirôva, s. f., bleuet, fleur des champs. 
Blëou, adj. m.^ bleu. 
Bleûva, adj. f., bleue. 

Blôda, s. f., blouse, vêtement léger de dessus. 
Blon^ adj. m., blanc. 
Bloncha, blontsa, adj. f., blanche. 
Bon, s. m., banc pour s'asseoir. 
Bôoumi, V. a., vomir. 
Bou, s. m., bouc, animal domestique. 
Boubilla, boubia, bobine. 
Bouchi, s. m., console, corbeau, pierre de support. 
Boudîfla, s, f., enflure, ampoule. 
Boues, s. m., bois. 
Boufa,v. a., soufiBier. 
Boufé, V. et n., soufflet, instrument pour produire du 

vent. 



-39 — 



BOU 



Boufadou, s. m., soufflet pour aviver le feu. 

BouQja, boufidsa, bou£Sssure. 

Bouirâda, s. f., corvée avec attelage de bœufs ou va- 
ches. 

Bouleja, bouledsa, v. a., remuer, bouger. 

Bouo, adj. m., bon. 

Bouôna, adj. f., bonne. 

Bouôria, s. f., domaine rural, ferme. 

Bouorlhe, adj. des deux genres, borgne, privé d'un 
œil. 

Boûra, s. f., brouillard, vapeur de Tatmosphère. 

Boûra, s. f., gros marteau de carrier. 

Bourde, s. m., sabot, jeu d'enfants (le Cucullus d'Ho- 
race). 

Bouré, jeune taureau. 

Bourinjou, bourindsou, s. m., couverture extérieure 
de laine de l'enfant au maillot. 

Boûsa, s. f., boue, fange, crotte. 

Bousa (se), v. n.. se crotter. 

Boussa^ adj. m., bo^su. 

Boussâda, adj. f., bossue. 

Boûstia, s. f., boite. 

Bouteilla, boutéia, s. f., vessie. 

Boîita, s. f., outre, sac de peau à porter du vin à dos de 
mulet. 

Boutié, s. m., celui qai donne la pâture aux bes- 
tiaux. 

Boùva, s. f., borne, limite. 

Bouva, V. n., limiter, confronter, confiner. 



- 40 — 



BRA 



Braïa, s. t., culotte, pantalon. Ne s'emploie qu'au plu- 
riel. Séi by^aïa, son pantalon, sa culotte. 

Brama, v. a., braire, beugler. 

Brassâou, s. m., berceau d'enfant. 

Brava, s. f., génisse, jeune vache. 

Brave, adj. m., beau^ bien fait. 

Brava, adj. f., belle, bien faite. 

Brin, s. m., écorce du blé moulu. 

Brouilla, breûia^ s. f., germination de semences. 

Brouilla, breuîa, v. n., germer, en parlant de semen- 
ces. 

Brisa, brisa^ â. f., miette. 

Bru, s. m., bruit, renommée. 

Bru, s. m., essaim d'abeilles. 

Budé, s. m., boyau. 

Bujada, budsâda^ s. f., lessive. 

Bujar, budsar^ s. m., chicaneur, querelleur. 

Bûria, s. f., tourmente de neige. 



Nota. — Quand le c est suivi d*un h, on le prononce 

presque toujours is. 



Cabal, s. m., cheptel de bestiaux. 
Cabâssa, s. f., grande corbeille d'osier plate, servant à 
mesurer le grain et à le vanner. 



'^tmmifrmmmtrmm. - 



- 41 - 



CA 



Gâbôrna, s. f., caverne, excavalion dans un rocher, 
dans un tronc d'arbre. 

Cabouo, s. f., trou, souterrain, caverne. 

Gabouma, adj. m., caverneux, creux, se dit particuliè- 
ment de troncs d'arbres. 

Cacha, catsa^ y. a., écraser, presser, serrer particuliè- 
rement un doigt de la main ou du pied. 

Gachâda, s. f., meurtrissure par écrasement. 

Gachou, catsou, s. m., noyau. 

Gâia, s. f., truie, femelle du cochon. 

Gaïou, s. m., jeune cochon. 

Caire, cdire, s. m., coin, angle, lieu retiré. 

Cala, V. a., rester. CaVéilaï, reste là-bas. 

Calâda, s. f., pavé. 

Calada, v. a., faire un pavé. 

Gampôna, s. f., cloche. 

Canar, s. m., canal, fossé d'écoulement. 

Canlia, canïa, s. f., caille, oiseau. 

Capou, adj. m., poltron, peureux. 

Capoùna, adj. f., poltronne, peureuse. 

Capouna, v. n., avoir peur, céder, fuir. 

Caravèna, s. f., caravane, circulation. Se dit communé- 
ment de la circulation du garçon mejunier desservant 
les pratiques du moulin . 

Carcavé, s. m., grelot. 

Careja, caredaa, v. a., charrier, transporter avec un 
char. 

Garéma, s. f., le temps du Carême. 

Gastou, s. m.^ la bergerie. 



-^ 42 - 



CA 



Gâta, V. a., couvrir, cacher, au moyen d'une couver- 
ture. 

Gatari, s. m., nigaud, niais. 

Gavâla^ s. f., jument poulinière. 

Céin, adj. num., cent. 

Geléira, s. f., cerise. 

Celéirié, s. m., cerisier, arbre h fruit. 

Gha, tsa, s. m., chat, animal domestique. 

Gliabé, tsabé^ s. m., chevet, pièce de charpente en 
support. 

Ghabi, tsabi, adj. m., égaré, caché en parlant d'un 
objet. 

Ghabida, tsabida, adj. f., égarée, cachée. 

Ghabestre, tsabestre^ s. m., licou, dont on attache les 
chevaux au râtelier. 

Ghabona, tsabona, s. f., cabane, galetas. 

Ghabra, tsabra, s. f., chèvre, animal domestique. 

Ghabri, tsabri, s. m., chevreau. 

Ghadèira, tsadèira, s. f., chaise pour s'asseoir, chaire 
à prêcher. 

Ghadéna, tsadéna, s. f., chaîne. 

Ghaï, tsaï, adj. m., tachetée, en parlant de la peau des 
animaux. 

Ghaia, tsâia^ adj. f., tachetée. 

Chaine, tsàine, s. m., chêne, arbre. 

Ghavinda, tsavinda, s. f., la fête de Noël où Von loue 
généralement les domestiques de campagne, d'où il 
semble que ce mot vient de chavinda corruption de 
chalinda qui veut dire achalandage, marché. 



CH \ 

Ghambailla, tsainbaia, s. f., jarretière. 

Chami, tsatni, a. va., chemin. 

Champeira, tsampéira, v. a., suivre, marcher sur la 

irace d'aae personne. 
Chanabie, tsanabié, s. m., chenevier, terrain planté 

en chanvre. 
Chanabou, tsanabou, s. m., cbenevis, la graine du 

chanvre. 
Chanâou, tsanûou, s f., cheneau, celles des tuiles qui 

forment les canaux dans lesquels s'écoulent les eaux 

pluviales sur un toit. 
Chansè, tsansé, s. m., cercueil. 
Chanté, (santé, s. m., tourte de pain entamée. 
Ghantou, tsantou,&.^ m., rue étroite, ruelle. 
Gbaaa, tsaou, adj. m., chaud. 
Chaoïida, tsâouda, adj. f,. chaude. 
Chaou, tsûou, s. m., choux, plante potagère. 
Ghaoumegi, tsâoumegi. adj. m., moisi. 
Ghaoumegida, tsâoumegida, adj. f., moisie. 
Chape, tsapê, s. m., chapeau. 
Chapla, tsapla, v. a., briser, hacher, mettre en raor- 

ceani. 
Cbapusa, tsapiisa, v. a., charpenter. débiter le bois jt 

la hache. 
Char, tsar, s. m., la chair. 
Charda, tsarda, v. a., carder la laine. , 
Chardaire, tsardaire, s. m , cardeur de laine. 
Chardounié, tsardounié, s. m., chardonneret, oiseau. 
Chareira, tsarèira. s. f., rne. 



- 44 - 



GH 



Charcstio, tsarestio, s. f., cherté, disette. 

Charpaou, tsarpaou, s. ni., chardon, la fleur de la 
grande bardane. 

Charvein, s. m., sergent, huissier. 

Chasaou, tsasaou, s. m., maison délabrée, njasure. 

Ghascu, tsascu^ pron. indéf. m., chacun. 

Chascuna, tsascûna^ pron. indéf. f., chacune. 

Chaseira, tsasèira^ s. f., cage à faire sécher les fro- 
mages. 

Chaste, tsasté, s. m., château. 

Ghastra, tsastra, s. f., ruche à miel. 

Ghastogne, tsastonia, s. f., châtaigne, fruit du châtai- 
gnier. 

Ghatilia, tsatia, s. f., écharde, éclat de bois pointu et 
piquant. 

Ghatouneira, tsatounèira, s. f., chatière, trou dans 
une porte pour le passage des chats. 

Ghava, tsava, s. m., cheval. 

Ghava, tsava,Y, a., creuser, fouiller. 

Ghavé, tsavé^ s. m., lampe. 

Chavilla, tsavia, s. f., cheville. 

Ghavour, tsavour, s. f., chaleur. 

Ghein, adj. num., cinq. 

Gheinne, s. m., seing, signature. 

Gherba, tsèrba^ chanvre. 

Ghi, prép., si. 

Ghi, tsi^ s. m., un noyau de matière plus dure dans un 
bloc de pierre. 

Ghi, tsi^ s. m., chien, animal domestique. 



Ghioa, tsina, s. f., cbienite, femelle du chien. 

Chiâou, s. m., ciel. 

Gbibouota, tsibouota, s f., cabane. 

Ghier, tsièr, s. m., grand amas de pierre naturel ou 
artificiel. 

Ghiera, tsiéra, s. f., plaisir, satisfaction, chère-lie. On 
entend dire au paysan : bèissa, sedsa, atii 
ina tsièra. Bêcher, faucher, voilà mon plaisii-. 

Chimiatéri, s. m., cimetière, 

Ghinquaflta, adj. aum., cinquante. 

Ghivéta, s. f., chouette, oiseau nocturne. 

Ghané, tsa?ié, s. m., loquet. 

Ghâousa, tsâousa, s. t., chose, affaire. 

Ghiraple, adj. des 2 gen., fou, qui a perdu la raison. 

Ghioa, chiou, s. m., suif, graisse de mouton fondue. 

Chioupre, s. m., soufre. 

Chira, chira, s. f,, neige. 

Ghira, v. n., neiger, se dit de la neige qui tombe. 

Chom, tson, s. m., champ, pièce de terre. 

Ghomba, tsonba, s. f., jambe. 

Chombre, tsonbre, s. m., écrevisse. 

Ghooucha, tsooutsa , v. a., presser, fouler. 

Choougi, tsôougî, v. a., choisir. 

Ghoadre, tsoudre, v. impér., falloir. 

Choou, tsooti, ind. prés., il faut. 

Chouio, tsouïo, imparf., ii fallait. 

Ghougué, tsougué, passé déf., il fallut. 

Glioudro, tsoudro, futur, il faudra. 

Qhondrio, tsoudrio. condit., il faudrait. 



— 46 -- 



Π



Cfaoudio, tsoiuiïu, part, pa^âé, fallu. 

CiioogQa, tsougna^ v. a., manger saos appélit, en 
parlant da bétail. 

Cboamââsa, tsoumâssa^ s. f., chaleur étouffonte. 

Chope, adj. des 2 genres, miope. 

Cindria, v. a., cintrer, poser les cintres d'one maçon- 
nerie. 

Clas, s. m., glas funèbre, sonnerie pour un agonisant. 

Clâou, s. f., clef de serrure. 

Clâoure, v. a., clore, ramener le bétail du pacage à 
rétable. 

Clapas, s. m., grand amas de pierres. 

Classa, s. f., botte de paille. 

Clavé, s. m., clou. 

Cléda, s. f.^ claie, barrière en bois mobile pour fermer 
un passage. 

Cluclii, V. n., glousser, cri de la mère poule. 

Clûssa, s. f., couveuse, mère poule. 

Co, s. m., coup, fois. Eincar*ein co^ encore un coup ; 
Quâouque co, quelquefois. 

Côna, s. f., toise, mesure ancienne de longueur, en 
usage a Saugues; cette dénomination se retrouve 
aux extrémités de la Provence, à Fréjus. 

Confron, s. m., conGn, limite. 

Côoure, s. m., cuivre. 

Côoutié, étui, anciennement en bois, aujourd'hui le plus 
souvent en métal, rempli d'èau que le faucheur porte 
à sa ceinture et dans lequel baigne la pierre à aigui- 
ser sa faulx. 



— 47 - 



COU 



Coua, y. a., couver, se tenir sur ses œufs en parlant des 

oiseaux. 
Couâssa, s. f., grande cuiller en cuivre pour prendre de 

l'eau. 
Goucourèla, s. f., expression figurée pour désigner la 

tôte. O vira la Coucouréla^ la tête lui a tourné, 

il est devenu fou. 
Gottdéna, s. f., couenne, la peau du cochon. 
Couder, s. m., terrain communal inculte, servant ordi- 
nairement de place publique dans les villages. 
Goudoûi, s. m., coings fruit. 
Couëi, s. m., cou, partie du corps. 
Goaéina,s. f., queue des animaux, lorsqu'elle est longue. 
Gouôire, v. a., cuire, préparer au feu. 
Gouéia, s. f.^ queue des animaux lorsqu'elle est courte. 
Goufefsa, v. a., confesse (se). Es ana confessa, il est 

allé se confesser. 
Gonfla, V. a., gonfler. 
Goufle, adj. des 2 genres, gonflé, plein. 
Gougi, s. m., cousin. 
Gougina, cougma^ s. f., cousine. 
Gougôurla, s. f., citrouille, se prend familièrement pour 

la tête. 
Gouija, coitidsa, v. a. et réil., coucher, se coucher. 
Couita, couita^ s. f., hâte, presse. 
Coular, s. m., collier pour attacher un animal. 
Coûmba, s. t., vallon, terrain bas. 
Coumpanage coumpanadse, s. m., le lait, le beurre, le 

fromage, tous les produits de la laiterie de campagne. 



— 48 - 



COU 



Coumpés, s. m., contrepoids. 

Counéisse, v. a., connaître, savoir. 

Counichû, part. pas. m., connu. 

Counichûda, par^. pas. f., connue. 

Gounièira, s. f., congère, amas de neige. 

Couo, s. f., queue. 

Couoleva, v. n., basculer, mot à mot, lever la queue. 
Se dit d'un char dont le timon se lève quand on 
charge sans précaution sur le derrière. 

Couor, s. m., corps, le corps de Thomrae particulière- 
ment, se prend pour santé, vigueur. O bouon corps, 
il a bon corps, il est vigoureux, se porte bien. 

Coupé, s. m., nuque, la partie entre le derrière de la 
tête et la naissance du cou. 

Coûra, adv., quand, à quelle époque. 

Courâda, s. f., fressure, le poumon de veau. 

Couratié, s. m., courtier de commerce en vin. 

Coûrcha, s. f., coursière, chemin plus court. 

Courchun de pouos, s. m., planche courte. 

Courdiùra, s. f., couture. 

Courdiura, v. a., coudre. 

Couriâssa, s. f., le liseron, plante. 

Courija, couridsa^ s. f., courroie. 

Courniôla, s. f., le gosier. 

Courioôu, s. m., courlis, oiseau d'eau. 

Couroungla, s. f., navette en bois servant déboucle pour 
la corde du char. 

Cousséira, s. f., paillasse, garde-paille. 

Couva, V. n., couler, s'écouler en parlant des liquides. 



- 49 



COU 



Couvenin, s. m., gage de domestique. 

Cou vida, v. a., convier, inviter. 

Couvoûgna, s. f., quenouille. 

Couvour, s. f., couleur. 

Crapou, s. f., croupion, échine. 

Creba, v. n., crever, mourir en parlant des animaux. 

Créire, v. a., croire. 

Crèse, ind. prés., je crois. 

Cregio, imparf., je croyais. 

Creguère, passé déf., je crus. 

Crirèi, futur, je croirai. 

Cririo, conditionnel, je croirais. 

Creju, crejûda^ part, pas., crii, crue. 

Crépia, s. f., crèche, mangeoire des animaux. 

Cresinsa, cresinsa, s. f., orgueil, présomption. 

Crida, v. n., crier, appeler. Crida lou, appelle-le. 

Crèide, indic. prés., je crie. 

Cridave, imparf., je criais. 

Cridère, passé déf., je criai. 

Cridarèi, futur, je crierai. 

Cridario, cond., je crierais. 

Crida, cridâda, part, pas., crié, criée. 

Crisse, v. n , croître. 

Crogne, v. n., craindre. 

Crôita, s. f., crainte. 

Cros, s. m., trou, fosse mortuaire. 

Crôssa, s. f., béquille. 

Crôta, s. f., grotte, cave voûtée à fleur de terre. 

Crou, s. f., croix, la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ. 



— 50 - 



GROU 

Croomâi, s. m., crémaillères^ chaine à crochet de la 
cheminée de la cuisine. 

Crouca, v. a., croquer, manger vile, avec avidité. 

Cubarcela, tiubarcèla, s. f., celles des tuiles qui sont 
en recouvrement sur celles qui font cheneau. 

Cuber, tiuber^ s. m., toit, couverture d'un bâtiment. 

Cuberta, tiuberta, s. f., semaille, couvraille des se- 
mences. 

Cubri, tiubri^ v. a., faire les semailles. 

Cuer, tituèr, s. m., cuir, peau tannée. 

Cuié, tiiuïè, s. m., cuillère. 

Cura., tliura, s. m., curé, ministre de la religion, chef 
spirituel de la paroisse. 



D 



Dâi, s. m., faux, instrument pour faucher. 

Dalia, claïa. v. a., faucher, couper T herbe avec la 

faux. 
Damoura, v. n., demeurer, habiter, être lîxé quelque 

part, rester tranquille. 
Damouôra, locution familière, reste tranquille, cesse, 
Danmage, danmâdse, s. m., dommage. 
Dantële, s. f., pièce de bois découpée en feston sur 

laquelle reposent les tuiles-cheneau du bord du toit. 
Darbou, s. m., taupe, petit quadrupède qui vit sous 

terre. 



DAR 

Darbonnàire, s. f., taupinière, petit dme de terre fait 
par la taape au-dessas de son trou. 

Darié, prép., derrière. 

Dariè, adj. masc., dernier. 

Darèire, adj. I., dernière. 

Darinèla, s. f., fille libre dans ss conduite. 

Dârna, s. t., mite, teigne, insecte. 

Darna, adj. m., piqué des mites. 

Darnâda, adj. f., piquée des mites. 

Davala, V. n., descendre. 

Davalada, s. f., descente, partie déclive du terrain. 

Davanté, s. m., tablier,' vêtement de devant des femmes. 

Davans et de davaus, adv., avant, antérieurement, au- 
trefois. 

Dediin, adv., dedans. 

DefouÔra, adv., dehors. 

Déibala (se), v. n., tomber, dégringoler. 

Déibana (se), v. n.. s'écorner, en parlant d'un animal 
qui a perdu ses cornes. 

Déibouor, s. m., éruption d'humeurs. 

Déitâi, locut. adv., de 4à<bas, de l'autre cAté. 

Déimoura (se), v. n,, se défigurer, se déformer le vi- 
sage par un accident. 

Deindéon, prép., à partir de. 

Deindiu, adv,, personne. 

Déiraba, v. a., déraciner, arracher. 

Déirama, v. a„ déramer le foin, l'écarter ^ur le pré. 

Déïssâi, locut. adv., d'ici. 

Dés, adj. nnm., dix. 



— 32 — 



DES 



Désassé, adj. nam.^ dix-sept. 

Dèsaïëi, adj. num.^ dix-huit. 

Dèsanôou, adj. num., dix-neuf. 

Descassa et descata, v. a., découvrir, ôter la couver- 
ture. 

Desfortiuna, adj. m., malheureux, qui n'a pas de bon- 
heur, de chance. 

Desfortiunâda, adj. f., malheureuse, qui n*a pas de 
chance, de réussite. 

Desimpéita, v. a, débarrasser. 

Desparti, v. a., partager, diviser. 

Despeûi, prép., depuis. 

Dessoubre, prép., dessus. 

Destourba, v. a., déranger, troubler quelqu'un dans 
son occupation. 

Destria, v. a., sevrer, retirer de la mamelle un enfant, 
un jeune animal. 

Detcha, dètsa^ s. f., tare, défaut, chez un animal par- 
ticulièrement. ' 

Di, s. m., doigt, partie de la main. 

Difera, v. n., négliger, refuser de faire. 

Diin, prép., dans. 

Dièou, s. m., Dieu, TEtre suprême. 

Digache, s. m., éboulement de terrain détrempé par 
les eaux. 

Digâi, s. m., dégât, dérangement. 

Digaïa, v. a., gâter, déranger. 

Digôoule, s. m., éboulement de terrain. 

Digoulina, v. n., découler goutte à goutte, 




DU 

Diina, v. n., déjeuner, faire te repas du matin. 
Diinda, s. t., poule dinde, oiseau de basse-cour. 
Diindar, s. m., coq dinde. 
Dijiaon, didssou, s. m., le dégel. 
Dijiava, didsiava, v. n.. dégeler. 
Diliu, diiiu, s. m., lundi. 
Dimar, diiTnar. s. m., mardi. 
Dimecre, ditmècre, s. m., mercredi. 
Dîjoou, diidsôou, s. m., jeudi. 
Divindre, diivindre, s. m., vendredi. 
Disale, diisate, s. m., samedi. 
Diminche, diimintse, s. m., dimaûche. 

On supprime aussi le dii pour tous les jours, ex- 
cepté pour le dimanche, et l'on dit : 

Lou liu, lou in, s. m., lundi. 

Lou mar, lou mar, s. iq., mardi. 

Lou mecre, lou mécre, s. m , mercredi. 

Lou joou, lou dsôou, s. m., jeudi. 

Lou vindre, lou vindrc, s. m., vendredi. 

Lou sate, lou sate, s. m., samedi. 

Lou dimiotse, lou diimintse, s. m,, dimanche. 
IMndéou, prop-, à partir de. 
Dindiu, locut. négat., personne, aucun. !o diiidiu, il 

n'y a personne. 
Diniu, adj. m., nu, dépouillé de ses vêtements. 
Diniûda, adj. f.. nue, dépouillée de ses vêtements, 
Dioùre, v. a., devoir, être débiteur. 
Dioute, 3. m., dette, le montant de ce qu'on doit. 
Diraja, diradsa, v. a., déraciner, extirper, 



t 



— o4 — 



Dl 



Diranca, v. n., détraquer, dégringoler. 

Diroucha, diroutsa^ v. a., abattre. Diroutsa lei 

nous^ lous poun^ abattre les noix, les pommes, en 

pariant d'un enfant maraudeur. 
Diroucha (se), diroutsa (se), tomber du haut d'un 

rocher, d'un arbre. 
Diroucha, v. a., dépouiller un arbre de son écorce. 
Dirouii, dirouii, adj. m., détruit, en ruines. 
Dirouiida, diroùiida^ adj. f., détruite, en ruines. 
Diumèl, adj. m., demi, la moitié de. 
Diumèia, adj. f., demie, la moitié de. 
Diumëia, s. f., demi carton, la moitié de la mesure 

ancienne du grain. 
Diurmi, v. n., dormir, se livrer au sommeil. 
Divardia, v. a., cueilUr les fruits ou autres récoltes 

non mûres. 
Divilla, divia^y. a., réveiller, tirer du sommeil. 
Dôou, s. m., deuil, Fâi dôou, il est en deuil. 
Dôou, adj., difficile Ei dôou faire^ il est difficile 

à faire. 
Doudse, adj num., douze. 
Doui, adj. num. des 2 genres, deux devant un mot 

commençant par une consonne. Z)02^e biôoii, doui 

vatse^ deux bœufs, deux vaches. 
Doûi, s. m., cuvier, grand vase en bois en forme de 

demi-tonneau pour faire la lessive. 
Douilla,^ doûia^ s. f., douve, partie de tonneau. 
Doun, adv., d'où. Doun vénes, d'où viens-tu? 
Dounc, conj., donc. • 



— 53 — 



DOU 



Dounde, adj. m., dompté, en parlant des animaux. 

Dounda, adj. f., domptée. 

Dons, adj. n. m., deux devant un mot commençant par 

une voyelli3. Dous abres^ dous agné^ deux arbres, 

deux agneaux. 
Douas, adj. num. f., deux devant un mot commençant 

par une voyelle. Douas âtsa, deux haches. 
Doudse, adj. n., douze. 
Dracha, drâtsa^ s. f., marc de raisins ou de fruits 

pressurés. 
Drâia, s. f., trace, marque de passage, indication d'un 

chemin. 
Drôle, s. m., un jeune garçon de 7 à 12 ans. 
Drôla, s. f., une jeune fille de 7 à 12 ans. 
Droulas, s. m., un garçon de 12 à 16 ans. 
Droulé, s. m., petit garçon au-dessous de 7 ans. 
Dsi,parl., nég. pas, point. N'yo dsi, il n'y en a point. 



e: 



Efon, s. m., enfant. 

Egua, ègiia, s. f., jument. 

Ei, èi, s. m., œil. 

Eigonia, eigônia^ s. t., rosée. 

Eimâi, èimai^ s. m., étnoi, émotion, peine. 

Eime, èime^ s. m., courage, énergie. No dsi d*èime^ 

c'est un lâche. 
Eminda, èiminda, s. f., amende. 



— o6 - 



EiM 



Eimina, éimma, s. f., émine, ancienne mesure de vins 
(13 litres 1/4). 

Eimooure, êimooure, v. a., émouvoir. 

Ein, prép., en. Ein venii^ mot à mot en venir, en 
venant. 

Ein, adj. n. m., un. 

Eïna, adj. n. f., une. 

Eîsséta, èisséta, s. f., herminette, outil de sabotier. 

Eitapaou, êitapâou, adv., aussi bien. 

Eivaraja, èivaradsa^ v. a., effaroucher, disperser. 

Eviou, èiviou, éclair, étincelle électrique. 

Enneja (s*), einnedsa (s*), v. p., se noyer. 

Entre, eintro, adv., depuis, jusque. Entro la fi^ 
jusqu'à la fin. 

Erje, erdse^ s. m., orge, espèce de grain. 

Ermetas, s m., terre inculte. 

Escachina, v. a., écraser. 

Escaine, escaïne^ s. m., sobriquet, surnom. 

Escaire, escaïre^ s. m., éqiierre, mesure de l'angle 
droit. 

Escambarlia, escainbaria^ v. a., enjamber. 

Escampilla, escampia, v. a., éparpiller. 

Escarougna, v. a., égratigner, écorcher légèrement. 

Escarsou, s. m., caleçon. 

Escassouna, v. a., écobuer, émotter un labour. 

Escassounaïre, s. m., herse, instrument pour éco- 
buer. 

Escavarta, v. a., écarter, disperser. 

Eschampa, estsampa, v. a., jeter, jeter au vent. 



— 0/ 



ESC 



Eschampadou, estsanipadov ^ s. m., déversoir d'une 
conduite d'eau. 

Eschapi, estsapi, v. n., cracher. 

Escharassou, estsat^ssou^ s. m., échelle en arête de 
poisson. 

Eschas, estscLS^ adj. s., étroit. 

Eschassa, estsâssa^ adj. f., étroite. 

Eschava, estsâva^ s. f., échelle. 

Eschavié, estsavié^ s. m., escalier. 

Esclarta, s, f., clarté, lueur. 

Esclo, s. m., sabot, chaussure en bois. 

Escloupié, s. m.^ sabottier. 

Esconsou, s. m., écoinçon, faux équerre. 

Escoudin, s. m., première et dernière planclie d'un bil- 
lot scié. 

Escoudre, v. a., battre le blé. 

Escoundâia, s. f., cachette, lieu caché. 

Escondifida (à T), en cachette, à la dérobée. 

Escoundre, y. a., cacher, dissimuler. 

Escourja, escoiirdsa,, v. a., écorcher, enlever la 
peau. 

Escoussou, s. m., l'ouvrier qui bat le blé, le fléau, ins- 
trument pour battre le blé. 

Escouta, V. a., écouter. 

Escoùta, s. f., l'écoute. A V escouta, au guet. 

Escrafa, v. a., bifl'er, rayer, effacer. 

Escriin, s. m., grand coffre en bois servant à serrer le 
linge, les bardes avant l'usage des armoires. 

Escudèla, s. f., écuelle, ustensile de ménage. 



— 38 — 



ESF 



Efifata, T. a., déchirer uneétofie, défricber un pré. une 
terre Taine. 

Esfrâi, s. m., effroi, crainle Tire. 

Esfnda, r. a., effrayer. 

Esfregî, T. a., refroidir, rendre froid. 

EIspandîi. r. n.. briller, resplendir. 

Espaûla. s. f., épaole, partie du corps. 

Esparsoo, s. m., goopillon, aspersoir. 

Espartii, s. m., le repas de midi, le diner. 

Espartiina, t. a., faire le repas de midi. 

Espâsa, s. f., épée, arme de gnerre. 

Espeîi, Y. n., éclore, sortir de la coqoe. 

Espeirija, espéiridsa, v. a., épierrer, enlever les pier- 
res d'ane terre. 

Espéita, V. a., attendre. 

Ëspela, V. a., déchirer, écorcher. enlever la peau. 

Espépionda, v. a., éplucher. 

Espéra, v. a., attendre. 

Espéra, s. f., l'attente. A r espéra, à l'affût; la chasse 
à l'affût. 

Espessa. v. a., casser, mettre en pièces. 

Espeta, v. n., éclater, se crever. 

Espiincha. e^p/m^^a, v. a., épier, regarder furtive- 
ment. 

Espija, esp'tdsa, s. f., épi, tôte du blé. 

Espija. espidsa, v. n., épier, monter en épi, en par- 
lant du blé. 

Ëspioûna, s. f., épingle. 

Espinar, s. m., chardon, plante épineuse. 



Ëspiiâou, s. m., hôpital, 
Espli, s. m., exploit, acte d'huissier. 
Esponti, V. a., écraser. 
Espûtna, s. f., écume. 

Espuma, T. a-, éeumer, jeter de récnme, enlever l'é- 
cume. 
Espnmadou, s. m., écumoire. 

Esguèissa ($'}, v. a., mot â mot, écuisser, se dit d'un 
tronc ou d'une branche d'arbre qui se fend, qui 
éclate, 
E)squiëi, s. m., tranchée dans une terre qu'on béclie, 

qu'on pioche. 
Esquilla. esquUa, v. n., glisser, couler sur un corps uni, 
Esquiur, adj. m., obscur. 
Esquiûra, adj. f.. obscure. 
Esse, V. aux., être. 
Esta, V. n., être en repos. Laissa m'enta, laisse-mui 

tranquille. 
Ëstablada, s. T., la troupe de bestiaux d'une Terme. 
Ëstambon, s. m., aiguillon du bouvier. 
Estarajâda, s. f., raie, marque au trait. 
Estéla, s. f., bûche, éclal de bois. 
Esteia (s'), v, p., se fendre, en parlant du bois, 
Estenailla, estenaia^ s. fém. pi., tenailles. 
E^&liâva, s. f., étoile, astre. 
Estiisouire, s. f., ciseau à couper l'étolTe. 
Estiou, s. m., la saison d'été. 

E^livâda, s. m., la période de l'été, la juohére d'une 
lerre. 



1 



— M — 



EST 



Estompa, s. f., arrêt temporaire d*eaa dans la rigole 
d'irrigation des prairies, écluses volantes. 

£ston. s. m... étain. 

Estoofa. V. n.. étouffer, mourir en parlant des ani- 
maux. 

Estougi, s. m., avant-toit, bordure du toit, égoutdutoit. 

Estouilla. estoûia, s. f. , éteuUe. ce qui reste de chaume 
dans le champ après la moisson. 

Estra, s. m., trousseau. 

Estnlda. s. f.. vieux chemin, ancienne voie gauloise ou 
romaine. 

Estrema, v. a., serrer, enfermer, mettre en sûreté. 

Estri, acJj. ra., étroit, resserré. 

Estrïta, adj. f., étroite, l'esserrée. 

Kstriingouva. v. a., étrangler. 

Eveje, evédse, s. m., envie. 

Evejous, evedsous, adj. m., envieux, jaloux. 

Evejousa, rrcdsnfisa. adj. f., envieuse, jalouse. 



F 



Fâda, s. f., fée, divinité imaginaire. 
Faîne, s. 1., fouine, petit carnassier. 
Faire, v. a., faire. 
Fôou, ind. prés., je fais. 
Fagio, imparf., je faisais. 
Faguère, pas. déf.. je lis. 
Farèi, futur, je ferai. 



61 



FAR 



Fario, condit., je ferais. 

Fa, faïta, part, pas., fait, faite. 

Fâissa. s. f., planche de champ labourée. 

Fâita, s. f., tombe, place de sépulture au cimetière. 

Fâou, s. m., hêtre, espèce d'arbre. 

Fâouda, s. f., giron, de la ceinture aux genoux d'une 

personne assise. 
Fâoure, s. m,, forgeron. 
Fâouta, s. m., faute^ défaut, manque. Fai fâouta, il 

fait défaut, c'est une perte. 
Far, s. m., rougeur. 
Fara, s. m., sceau en cuivre à contenir l'eau et qu'on 

porte sur la tête. 
Farâssa, s. f., flambeau de paille ou de résine. 
Farchun, s. m., pommes et poires dans une terrine 

avec addition de farine et cuites au four. 
Farja, fârdsa^ s. f., forge, lieu où Ton travaille le ter. 
Farja, fardsa^ v. a., forger, travailler le fer. 
Farmailla, farmûia^ s. f., dragée. 
Farau, adj. m., fier, élégant. 
Faraûda, adj. f., flère, élégante. 
Faroùi, s. m., verrou pour fermer une porte. 
Fâta, s. f., chiffon, morceau de vieux linge. 
Fatâire, s. m., chiffonnier, marchand de chiffons. 
Fâva, s.f., fève, plante légumineuse. 
Fé, s. ra., foin, herbes desséchées. 
Fé, s. f., foi. croyance. Per ma fé, par ma toi. 
Féda, s. f., brebis. 
Fédario. s. f.. bergerie, 



- 62 - 



FE 



Fese, fédse^ s. m., foie, partie des viscères. 

Fèira, s. f., foire, concours de vendeurs et d'acheteurs. 

Féissèla, s. f., vase troué pour égouter le lait caillé et 
en faire du fromage. 

Fenàssa, s. f., graines et débris de foins mêlés ensemble. 

Fenèira, s. f., fenil, fenière, lieu où Ton serre le foin. 

Fenéira, v. a., faner, faire les foins. 

Feiina, s. f., femme. 

Fer, adj. m., sauvage, hideux, cruel. 

Fera, adj. f.. sauvage, hideuse, cruelle. 

Fés, s. t., fois. Ena fés que, une fois que. 

Feun, s. m., fumier. 

Fermija, fermidsa^ s. f., fourmi, insecte. 

Fessou, s. m., pioche à biner. 

Fiâou, s. m., fil à coudre. Fiâou de sèita^ expr. tig., 
un trait de scie. 

Fiâou d'aron, s. m., iil de 1er. 

Fiâoure, f. pi., les fièvres d'accès. 

Fiava, v. a., filer le chanvre ou la laine. 

Fiavaré, s. m., peuplier d'Italie à cause de sa ressem- 
blance à une quenouille. 

Fiavoûsa, s. f., quenouille. 

Filia, fiia, s, f., fille. 

Fillada, fîiâda^ s. f., belle-fiUe, bru. 

Filloou, fiiôou^ s. m., beau-fils, gendre, filleul. 

Fillova, fiiôva, s. f., filleule. 

Filou, s. m., filou, voleur, souris, petit animal rongeur. 

Fioula, V. n., s'enivrer. 

Fioula, V. a., silfler. 



Fr 



Fioule, adj. m., ivre. 

Fioùla, adj. f., ivre. 

Fioulou, s. m., sifflet. 

Fioulmre, s. m., ^iflleui'. 

Fio, s. m., feu. Faire fio a qaooacu, éclairer ;i i|uel- 

qu'un. 
FlaRsâda, s. f., couverture de Ut. 
FlougQar, adj. m., flagorneur, liypacrile. 
Flougnârda, adj. T., Oagorneiise, hypocrite. 
Flour, s. f., fleur. 

Fom, /on, s. f., faim, besoin de manger. 
Fôoure, s. m., les liardes, les vêtements estùiieur^. 

veste, pantalon, giiet. 
Foudiâou, s. m., tablier, pièce d'étoffe que les femmes 
mettent devant elles, vient de faoïida. giron, parce 
qu'elle couvre le giron. 
Foudiaou de tiiuer, tablier de cuir des ouvriers. 
Fouéi, adj. m., enragé. Tsi fouéi, chien enragé. 
Fougâou, s. m., fen de joie. 

Anlrefois, c'esi-ù-dire avaot la rêvoluliou ild 1831), 
qai a amena de si grands ciiaogemenls dans l'esprit 
et les DKBQrs de la province, à l'époque de la saiot 
Jean-Bapliste, les enfants couraient les rues du Puy 
en chantant : 

Estèla laa bêla 
Que da pi, que de Hou 
l'er atiuba lou Tougiou. 
et recevaient du bois pour faire le feu de la Saînt- 
Jean sur la place de leur quartier. 



--. 6i 



FOU 



Fougourna, v. a., fouiller avec un bâton. 

Fouire, v. a., piocher, biner. 

Foulas, adj. m., grand fou. évaporé. 

Foulâssa, adj. f., grande loUe, évaporée. 

Foumouras, s. m., le fumier dans la fosse à fumier. 

Foumaré, s. m., même signification. 

Fouon, s. f., fontaine. 

Foura, v. n., traverser, percer. Lou vein po pa 

foura^ le vent du midi ne peut pas percer. 
Fournel, s. m., partie de la gaine de la cheminée qui 

sort du toit. 
Fourtii, v. a., affirmer, assurer. 
Foutâisa, s. f., niaiserie, sornette. 
Foutrâou, s. m., un coup de bâton ou de pierre. 
Foutrâou, adj. m., imbécile, niais. 
Foutrâouda, ad. f , imbécile, niaise. 
Foutre, v. a., donner avec violence ou brutalité. 
Frâire, s. m., frère. 

Frâirastre, s. m., frère d'un côté seulement. 
Frâisse, s. m., frêne, arbre. 
Frechurous, adj. m., qui sent la fraîcheur de Tair. 
Fretâda, s. f., une volée de coups, une rossée. 
Fri, s. m., froid. 
Fridouvé, s. m., pinson, oiseau. 
Fririna, fririna^ s. f., les frères et les sœurs. 
Frirôgna, s. f., les frères et les sœurs. 
Froumentâda, s. f., méteil, mélange de froment et de* 

seigle. 
Frûta, s. f., les fruits en général. 



65 - 



FU 

Fun, s. m., la fumée. 
Furja, furdsa, v. a., fouiller. 
Fus, s. m., fuseau pour filer. 
Fustié, s. m., charpentier. 



G 



Nota. — Quanl G est suivi d'un i ou d'un e on le prononce 

presque toiyours ds. 

Gadouira, gadou'ira^ règle en bois pour raser la 

mesure des grains. 
Gaïmônda, s. f., femme de mauvaise vie. 
Gâire, adv., guère, peu. 

Gâirebé, prép., à peu près, peu s'en faut, presque. 
Galapian, s. m., batteur de pavé, vaurien. 
Gama, adj. m., goitreux, atteint d'une tumeur à la 

gorge. 
Gamâda, adj. f., goitreuse. 
Gambèi, adj. des 2 genres, cagneux, dont les genoux se 

touchent en marcliant. 

« 

Gandii (se) v. réll., s'esquiver, s'échapper, se dérober. 

Gara, s. f , ôter, enlever. 

Gara. s. f., mâchoire. 

Gargalé (à la) loc. fam., à plein gosier. Biéoicre à la 

gargalé, boire à plein gosier. 
Gargamèla, s. f., gosier. 
Garai, s. m., guéret, jachère. 



— m — 



GAK 



Garda-râouba, s. f., armoire. 

Gareja, garédsa^ s. f., querelle, dispute. 

Gareja (se) garedsa {se\ v. p., se quereller, se dis- 
puter. Garedsâire^ s. m., brouillon. 

Gârna, s. f., branche de pin ou de sapin. 

Gas, s. m., gué. 

Gasa, V. a., guéer, traverser l'eau et par analogie les 
récoltes quand elles sont élevées. Gasa loùi bla. 
traverser les blés. 

Gâta, s. f., gousse des plantes légumineuses. 

Gava (se), v, p., se divertir, s'ébattre, s'amuser. 

Gerla, dsërla^ s. f., petit sceau en bois, servant :i 
recevoir le lait des vaches qu'on trait. 

Gi, dsiy adv., point, peu. 

Giaou, dsiâou^ s. m., l'effet de la gelée. 

Giava, dsiava^ v. n., geler. 

Giavâda, dsiavâda^ s. f., la gelée. 

Giba, dsiba, v. n., s'appuyer sur le timou en parlaiU 
des animaux de trait. 

Gifla, dsifla, s. f., soufflet, coup de main sur la joue. 

Gifla, dsifla^ v. a , donner un soufflet. 

Gigoussa, dsigoussa^ v. a., tracasser. 

Girounda, dsiroûnda^ s. f., hirondelle, oiseau. 

Girouvèta, dsirouvéta^ s. f., girouette. 

Giscla, dsiscla^ v. n., éclabousser. 

Giscle, dsiscle^^. m., éclaboussure. 

Gléva, s. f., glaçon. 

Gobi, adj. des 2 g., esse gobi, avoir l'onglée, le froid 
aux doigts. 



r.oR 



Gorgue, s. m., pouzzolane, débris sableux de roche 

volcanique. 
Goudou, s. m , chardon, plante épineuse, 
(ioufou, s. m., gond, fer coudé qui supporte la fermente 

d'une porte. 
Goûia, s. f., une forte serpette. 
Goula, Y. a , manger gloutonnement. 
Goulaïre^ s. m., celui qui mange gloutonnement. 
Gouorja, gouordsa^ s. f., bouche. 
Gour. s. m., gouflre, eau profonde. 
Gouré, jeune cochon. 
Gourga, v. n., eau qui reflue et dort. 
Gourgoûi, s. m., charençon, insecte. 
Gourguèira, s. f., carrière de pouzzolane. 
Goûta, Y. n., tomber goutte à goutte. 
Gra, s. m., gré, de gré, bonne Yolonté. 
Grafigna, y. a., égratigner. 
Grâi, s. m., corbeau. 

Gramaci, interj., merci, je yous rends grâce. 
Gramous. adj. m., sale, qui a la ligure barbouillée, en 

parlant surtout des enfants. 
Gramoûsa, adj. f., sale, qui a la figure barbouillée. 
Granéta, s. f., pomme de rainette. 
Grioula, s. f., corneille, espèce de corbeau. 
Grasilla, grasia, v. a., griller, frire. 
Grasillada, grasiâda^ grillade, friture. 
Gratapâouta (à), loc. ailY., à quatre pattes, être placé 

sur les genoux et sur les mains. 
Grèca, s. f., chignon de femme très relevé, espèce de 



- 68 - 



GRÉ 

coifture des paysannes. Couifada à la grèca sem- 
blave ein babaou^ coiffée à la grecque elle ressem- 
blait à un diablotin. 

Gréme, s. m., chiendent, plante parasite, fléau du cul- 
tivateur. 

Grifou, s. m., le houx, arbuste épineux. 

Grisôla, s. f., lézard gris. 

Gro, s. m., graine, s'applique à toutes les céréales. 

Groùla, s. f., savate, soulier usé. 

Groupas, s. m., averse, pluie abondante et subite. 

Guèrlhe, s. m., louche, qui a les yeux de travers, gau- 
che. 

Guèrlha, s. f.. louche, qui a les yeux de travers, gau- 
che. 



H 



Nota. — Ainsi que nous l'avons dit dans la préface, bien que 
ce soit contraire à notre règle générale de n'écrire que les let- 
tres prononcées, nous conservons Vh dans les mots suivants 
parce que cette lettre leur cqnserve leur physionomie d'ori- 
gine. 

Hasarta, asarta^ v. a., hasarder, tenter, essayer. 

Hiuver, iuvei\ s. ni., la saison d*hiver. 

Higanâou, iganâoUy s, m., protestant, huguenot, de la 

religion prétendue réformée. 
Higanâouda, iganaouda, s. f., protestante, hqguenotie 

de la reji.uion prétendue réformée, 



m — 



HI 



Hiver (l*), Vicer^ s. m., le versant nordd*iiii coteau. 

Hor, or^ s. m., jardin. 

Hoùra, oûra^ s. f., heure. 

Hoostâou, oustâou^ s. m., maison, habitation, de- 
meure. 

Houstavou, oustavou^ s. m., maisonnette, petite mai- 
son. 



laou, iaou^ adv., tôt, promptement, vile. Beiaoti^ 
peut-être. 

Iclii, adv., ici. 

Ichina, ichma^ s. f., échine, dos, 

Ichinla, s. f., sonnette. 

Ichirôou, s. m., écureuil, animal rongeur. 

Ichu, s. m., la sécheresse. 

Ichu, adj. m., sec, séché. 

Ichûta, adj. f., sèche, séchée. 

Ichubla, V. a., oublier. 

Icoûba, s. f., balai. 

lei, ièi^ adj. num., huit. 

Ifla, V. n., enQer, se tuméfier. 

Ifle, adj. m., enfle. 

Ifla, ifla, adj., enflée. 

léou, iéou^ pron. pers. je, moi. 

Igiga, V. a., arranger, remettre un membre luxé, châ- 
trer un animal. 



- 70 - 



H 



li, pron. rel. et adv., à lui, ù elle, en cet endroit là. 
Bailâ iï, donne-lui. N'iiodsiy il n'y en a pas. 

liai, adv*, là-bas. 

Imâi, s. m., émoi, surprise, ennui, peine. 

Iraartsintsâda, s. f., tourmente de neige passagère, gi- 
boulée, fréquentes au mois de mars. 

Imbé, prép., avec. 

Iminda, Iminda^ s. f., amende, peine pécuniaire. 

Impéita, v. a., embarras. 

impéitâda, s. f., embarrassée, se dit d'une fille en- 
ceinte. 

Impéitous^ adj. m., embarrassant. 

Impéitoûsa, adj. f., embarrassante. 

Impoïsa, s. f., framboise, fruit. 

Impôousa, V. a., ensemencer la terre. 

Ina, ma, v. n., hennir, crier en parlant du cheval. 

Imbara, v. a., envoyer. 

Imbasta, v. a., mettre le bât sur une bête de somme. 

Inbé, prép., avec. 

Inbestia, v. a., ennuyer, fatiguer, ébôter. 

Inblada, v. a., enblaver, semer une terre en blé. 

Inbôia, s f., embrouillement, brouillerie. 

Imbouïa, v. a., embrouiller. 

Inbougni, s. m., le nombril. 

Inboussâire, s. m., entonnoir. 

Inbraïa, v. a., culotter. 

Incâra, adv., encore. 

Indaréira, v. a., arriérer, relarder. 

Indiicon, adv., quelque part. 



:i - 



Indouii, v. a., faire resserrer dans l'eau un tonneau et 

autre vase en bois. 
Intioula (s*), v. p., s'enivrer. 

inglena, v. a., glaner, ramasser les épis après la mois- 
son. 
Inglina, v. n.^ glisser volontairement et par plaisir sur 

la glace. 
Ingôouniâda, s. f., grimace. 
Ingouvin, s. m., églantier, rosier sauvage. 
Ingrougna, v. a., égratigner. 
Ingruna (s'X v. p., s'égrener, se dit figurément d'un 

vase cerclé dont les cercles tombent et les douves se 

disjoignent. 
Inguiâva, s. f., anguille, poisson. 
Ingusa, v. a., tromper, duper, mot à mot engueuser. 
Inilâi, adv., en là-bns, au-delà. 
Inioura, v. a., enivrer. 
Inneja, innedsa, v. a. et réfl., noyer, faire mourir ou 

mourir dans Teau. 
Inquiata, v. a. irriter, impatienter. Faire inqtiiata. 

faire mettre en colère. 
Inquiuja, inquiûdsa^ s. f., enclume. 
Inria, v. a., mettre en voie, en train. 
Inroumaiisa (s'), v. p., s'enrhumer. 
Insara, v. a., serrer, enfermer. 
Insavâda, .s. f., salade. 
Inta, V. a., enter, greffer. 
Intamena, v. a., entamer, couper une partie. 
intiinamonn, adv., en ici. là-hnnl. 



'^ 



— 72 - 



iNT 

Intre, prép., aussitôt que. Intra'aver fa, aussitôt 

après avoir fait. 
Intravâda, s. f., période, saison. 
Intravarsr, adj. m., qui a Fesprit de travers. Aquel 

efon es intravarsa^ cet enfant est indocile. 
Intravarsâda, adj. f., môme signification. 
Intro, prép., jusques. Intro la fl, jusqu'à la fin. 
Intron, adv., h l'entrée, au début de. La carémain- 

tron, à rentrée du Carême. 
Introuca, v. a., enfouir, enfoncer dans un trou. 
Invartouïa, v. a., envelopper, entortiller, 
louréta, ioxiréta^ gloriette. fournil, chauffoir d'une 

boulangerie, 
loou, ^ôo?^, s. m., œuf 
lousséja, ioussedsa, v. n., faire des éclairs, 
lousseje, ioussédse^ s. m., éclair, étincelle électrique^ 
Issài, adv., ici, einfeissâi^ en ici, par ici. 
Issar, s. m., terre inculte défrichée. 
Issamoun, adv., ici haut. 
Issava, adv., ici bas. 

Isso, adv.. ici. Qués isso^ quoi ici, qu'y a-t-il ? 
Issôoura, v. a , faire prendre l'air et le soleil à un obj«^ 

humide. 
Issoulinta, v. a., insulter. 
Issuja, issudsa, v. a., sécher. 
Issugna, V. a., essuyer, sécher, 
lun, adj. num. m., un. 
luna, adj. num. f., une. 
Ivarta, v. a., disperser. 



- 73 - 



IVA 



Ivarta (s'), v. p., se vautrer en parlant des porcs et des 

poules. 
Ivéje, ivédse, s. ni., envie. 
Ivilla, ivia^ v. a., réveiller, tirer du sommeil. 
Ivilla, ivia^ adj. f., éveillé, gai, entrain. 
Ivillada, iviada, adj. f., éveillée, gaie, entrain. 
Invintâire, s. m., inventaire, les bestiaux, fourrages et 

instruments aratoires d'une ferme. 



Nota. — ïl se prononce ds. 



Jabia, dsabia^ s. f., cage à mettre un oiseau. 

Jai, dsâi. s. m., coq. 

Jaia, dsâia^ s. f., pioche pour ouvrir des rigoles dans 

les prairies. 
Jamai, dsamâi, adv., jamais. 
Jaire, dsâire^ v. n,, être couché, être gisant. 
Janebre, dsanébre^ s. m., genièvre, fruit du genévrier. 
Janés, dsanés^ s. m., genêt, arbrisseau. 
Jaou, dsaouy s. t, joie. 

Jaouta, dsâouta, joue, côté de la face humaine. 
Jappa, dsapa, v. n., japper, aboyer. 
Jarbeira, dsarbéira^ v. a., mettre le blé coupé en 

gerbes. 
Jari, dsdri^ s. m., rat. 
Jarlou, dsarlou^ s, m., seau, vase pour contenir Teau. 

6 



- 74 - 



JAR 

Jâs, dsas^ s. m., litière des animaux domesliques. 
Jassineira, dsassi?ièira^ s. f., accouchée, femme qui a 

mis au monde un enfant. 
Javilla, dsav'xa^ s. f., ctieville du pied. 
Javoujio, dsavoujio^ s. f., jalousie. 
Jerla, dsèrla^ s. f., vase en bois pour traire les vaches. 
Jeuca, dseûca, le hocquet, mouvement convulsif de 

l'estomac. 
Jima, dsi7na^ s. f., crème du lait. 
Jinta, dsinta, adj. f., jolie. 
Jita, dsita^ v. a., faire paître le bétail. 
Jontii, dsontii^ adj. m., joli. 

Jou, dsou^ s. m. joug pour atteler les bêtes à cornes. 
Joua, dsoua, v. a,, jouer. Dsoua lou toui\ tromper, 

duper. 
Jouaire, dsouiiire^ s. m., joueur. 
Joueine, dsouéine, adj. des 21 genres, jeune. 
Jougne, dsoûgne, mettre au joug une paire de bêtes à 

cornes. 
Jour, dsour, s. m., jour. 
Juca(se), se dsuca, \. p., jucher, se percher pour 

dormir, en parlant des oiseaux. 
Jucadou, dsucadou, s. m., juchoir. 



La, art. fem., la. 

Labri, s. m., nom générique donné au chien de berger. 



kn 



LA 



l.âi, s. m., lait. 

Laadié, s. m., ctienet de cuUine. 
Lâousa, s. f., lames de roches volcaniques servant à 
couvrir les toitures. 
' Latii, s. m., lutin, esprit follet imaginaire. 
Lavadou, s. m., pierre inclinée sur le bord de l'eau, sur 
laquelle les femmes lavent, au figuré (terme de 
maçonnerie) pour désigner une pierre de l'assise trop 
inclinée : quela péira fai lavadou. 
L.a~vagna, v. a., cajoler, flaller. 
Lavoura, v. a., labourer. 
Lèbra, s. f., lièvre. 
I^egi, ledsi, v. a., lire. 
Lèi, s. m., lit pour se couclier. 
Lëga, s. f., lieue, mesure de distance. 
Lege, lèdse, s. m., la Loire, fleuve. 
Lèou, adv., tôt. Ta léou, siWt. Beliou, ])eut-èlre, 
Lepa, V. a., lécher. 
Lèse, s. m., loisir. 

Levâda, s. L, barrage sur un cours d'eau. 
Léitin, s. m., cochon de tail. 

Uaila, iada, s. f., temps pendant lequel les vaches ou 
les bœufs restent liés au travail. Prournidra iûda, 
première liée, la matinée. Darèire iiUla, dernière 
liée, la soirée. 
Liasse, iûsse, s. f., fagot de ra-née. 
Ubre, libre, s. m., livre de lecture. 
Liôoura, iéom'a, s. f., livre, poids. 
Ligné, s. m., fagoltier. 



^nf 



- 76 - 



LIN 



Liindra, s. m., lien qui entoure l'enfant au maillot. 
Liinge, iindse^ s. m., linge. En orne iindse^ exp. 

fig., un homme souple et leste. 
Linsoou, iinsoou^ s. m., drap de lit. 
Lio, zo, s. m., lieu. 
Lioundar, ioùndar^ s. m., linteau de porte ou de 

croisée. 
Listé, s. m., liteau. 
Litogne, s. plur., litanies. 
Liudsa, iûdsa^ v. a., louer, prendre en location ou à 

gages. Se iudsa, se placer à gages chez un maître. 
Liuna, iûna^ s. f., lune. 
Liuneira, iunèira^ s. f., clair de lune. 
Lôna, s. f., laine. 
Lou, art. m., le. 
Loûba, s. f., grande scie à deux, passe-partout pour 

scier les Ironcs d'arbre. 
Louba, V. a., scier les troncs ou les grosses branches 

d'un arbre. 
Louja, loudsa, v. a., prendre à gages un domestique. 
Lougié, loudsîé, adj. m., léger. 
Lougieira, loudsièira, adj. fém., légère. 
Lun, s. m., lumière, lampe. 



M 



Ma, pron. poss., ma. 
Ma, conj., mais. 



— 77 — 



MA 



Ma, adv. et conj., seulement. Te baïle ma sèi lou 

iu^ je te donne seulement jusqu'à lundi. 
Machada, matsâda^ écrasement, très forte pincée, pro- 
venant de la chute d'un corps lourd sur un doigt ou 

une autre partie du corps. 
Machara, matsara, v. a., charbonner, barbouiller de 

noir. 
Hadèira, s. f., adresse, habileté, savoir faire. 
Madiur, adj. m., mûr, qui a atteint sa maturité. 
Madiûra, adj. f., mûre. 
Hadsoûfla, s. (., fraise, fruit. 
Hagni, s. m., chaudronnier ambulant. 
Hâi, adv., plus, davantage. 

Mai, s. f., pétrin. 

Hâi, s. m., le mois de mai. 

Màira, s. m., mère, matrice, partie du corps humain. 

Màira, s. f., grand fossé, collecteur des eaux d'assainis- 
sement. 

Màira, s. f , sédiment du vinaigre. 

Manda, v. a., envoyer, députer, jeter; au figuré: 
manda afouora^ mettre à la porte. 

Hâma, s. f., maman. 

Manetta, manéta, s. f., petite main, main d'enfant. 

Manilla, mama^ s. f., anse, poignée d'un vase. 

Manôbra, s. f., manouvrier. 

Mante, s. m., manteau. 

Manténe, v. a.« maintenir, soutenir. 

Mâou, s. m., mal. 

Mâouvoulé, V. a., vouloir du mal à quelqu'un. 



-- 78 - 



MA 



Màouvoulinsa, ?. f., malveillance. 

Mapa, V. n., échapper des mains, glisser de son 

d'appui. 
Mar, s. m., le mois de mars. 
Margâva, s. f., buse, oiseau de proie. 
Marida (se), v. p., se marier. 
Marmoûla, s. f., excroissance, verrue. 
Marte, s. m., marteau. . 
Marun, s. m., débris de démolition. 
Mas, s. m., ferme, habitation rurale isolée. 
Mascle, s. m , mâle. 
Masclou, s. m., colique néphrétique. 
Masé, s. m., boucherie. 
Mastia, v. a., mâcher. 
Mastii, s. m., matin, chien de garde. 
Mastraïa, v. n., ruminer en parlant des bestiaux. 
Matai, s. m., battant de cloche. 
Matarâda, s. f., cépée, touffe de bois feuillu. 
Mavâoute, adj. m., malade. 
Mavâouta, adj. f., malade. 
Média, s. I., méridienne, repos de midi. 
Megi, adj. m., moisi. 
Megida, megida, adj. f., moisie. 
Mèi, s. m., le milieu. 
Méiréna, s. f., grand'mère, marraine. 
Méissou, s. f.* moisson, récolte des blés. 
Méissouna, v. a., moissonner. 
Meissounié, s. m., moissonneur. 
Méita, s. f., la moitié. 



- 79 - 



MEI 



Méitan^ s. m., le milieu. 

Mena, s. f., race, espèce De bouone ména^ de bonne 

race. 
Merâi, s. m., miroir. 
Méré, s. m., maladie contagieuse. 
Mesâda, s. f., durée d*un mois. 
Mescla, v. ^., mêler. 

Mesclâda, s. f., mélange de grains ou de fourrages. 
Mesoùla, s. f.. moelle. 
Mes que. conj., pourvu que. 
Message, niessadse, s. m., domestique, serviteur. 
Messounja, messofmdsa^ s. f., mensonge. 
Mi, s. m., mois. 
Miâou, s. m., miel. 
Miarou, s. m., milan, oiseau de proie. 
Miin, adv., moins. 
Meijour, méidsou7\ s. m., midi. 
Meijourna méidsourna^ v. a., dîner, faire le repas de 

midi. 
Miôla, s. f., mule, le mulet femelle. 
Miôou, s. m., le mulet mâle. 
Mioulatié, s. m., muletier qui conduit les mulets. 
Miôva, s. f., ampoule, verrue. 
Mo, s. f., main. 
Monleva, v. a., emprunter. 
Montadou, s. m., montoir, rampe d'accès à la grange 

placée généralement au-dessus de l'étable. 
Môouro, V. a., moudre le grain. 
Môounié, s. m., meunier qui exploite un moulin. 



— 80 - 



MO 



Môounéira, s. f., meanière, femme du meunier, hanne- 
ton, insecte. 

Môstra, s. f., montre, horloge portative. 

Môstra, s. f., échantillon, étalage. 

Mostre, s. m., monstre. 

MouchadoQ, moutsadou^ s. m., mouchoir de poche 
pour s'essuyer le nez, mouchoir de cou plus ou moins 
orné, que la femme portait autrefois autour du cou 
et sur la poitrine dont il voilait les formes avec 

. décence. 

Mouchou, moutsou, s. m., tison. 

Mouchu, s. m., monsieur. 

Mouine, moume, s. m., moine, religieux. 

Moulèira, s. f., fondrière, terrain aqueux et sans consis^ 
tance. 

Moun, pron. pos.,mon. 

Moûna, s. f., nom qu'on donne à la chatte. 

Moiinde, s. m., le public, les gens. 

Mounéda, s, f., monnaie. 

Mouniina, s. f ., singe. 

Mountôgna, s. f., la région montagneuse d'un pays. 

Mouquario, s. f., dérision. 

Mour, s. m., la face, le visage. 

Mourâi, s. m., muselière pour empêcher les animaux 
de mordre, de paître, de téter. 

Mourailla, mouraïa^ v. a., museler un animal. 

Mourâou, s. m., muselière. 

Mourdiûda, s. f., morsure. 

Mouri, V. a., mourir. 



^ 81 - 



MOU 

Mouse, y. a., traire, tirer le lait. 
Hoastiâla, s. f., belette. 
Moustra, x. a., montrer. 
Mouvadio, s. f., maladie. 
Mouvéi, s. m., moulin. 

Môva, s. f., meule à moudre le grain, à aiguiser les ou- 
tils. 
Mu, adj. m., muet, privé de l'usage de la parole. 
Mnda, adj. f., muette. 
Muda, y, a., changer de linge. 
Murmura, v. a., examiner, réfléchir. 



IV 



Na, s. m., nez. 
Nada, v. a., nager. 
Nadâire, s. m., nageur. 
Naisse, v. n., naître. 

Nâou, adj. m., haut, élevé. De naau, en haut. 
Tsôou venu de naou, il faut prendre par le haut. 
Nâouta, adj. î,, haute, élevée. 
Nèble, s. f., brume, brouillard. 
Nebou, s. m., neveu, fils du frère ou de la sœur. 
Nech, adj. des 2 g., niais, niaise, d'esprit borné. 
Nega, V. a., nier, affirmer qu'une chose n'est pas. 
Néichu, part. pas. m., né. 
Néichûda, part. pas. f., née. 
Nèira, s. f., puce, insecte. 



- 82 — 



NE 



Nèssa, s. f., nièce, fille du frère ou de la sœur. 

Neûi, s. f., la nuit. 

Nier, adj. m., noir. 

Nèira, adj. f., noire. 

Nii, s. m., nid d'oiseau. 

Niisa, V. n., nicher, faire son nid, en parlant des oi- 
seaux. 

Niisada, s. f., nichée, petite famille d'oiseaux dans le 
nid. 

Niisâou, s. m., œuf laissé dans le nid pour engager la 
poule à continuer d'y pondre. 

Nôou, adj. num., neuf. 

Nôou, adj. m., neuf, qui n'a pas servi. 

Nova, adj. f., neuve. 

Nou, s. f., noix, fruit du noyer. 

Noujai, noudsâi, s. m., noyau. 

Noujié, noudsié^ s. m., noyer, arbre. 

Nous, s. m., nœud. 

Nousa, V. a., nouer, faire un nœud. 

JSouvé, adj. m., nouveau, récent. 

Nouvèla, adj. f., nouvelle, récente. 

Nôvia, s. f., l'épousée, la nouvelle mariée. 



O 

Oh\ part, aff., oui-da. 

Obra, dbra, s. f., œuvre, travail. 

Oi, di, part, aff., oui. 



OLL 

Ollii, olii, huile. 

Od, s. m., an, l'année. 

Once, s. f., phalange, os des doigts. 

Onglie, onlîie, s. t, ongle, corne des doigts. 

Onta, ûnéa, s. f-, auvent de la porte d'entrée de la 

grange. 
Oougi, ôougi, v. a., ouïr, entendre. 
Ooume, ùoume, s. m., ormeau, arbre. 
Ooussé, ooussé, s. m., oiseau. 
Oouloa, ooutou, s. m., l'automne. 
Or, prép., au lieu de. Or d'ana sedsa anaras 

fouire, au lieu d'aller faucher tu iras piocher. 
Urtiju, ortidsa, s. f., ortie, plante piquante. 
Ou, adj. dém., le, cela; ou o fa, il l'a fait. 
Ougne, V. a., oindre, frotter d'huile. 
Oumbrin, s. m., lieu ombragé. 
Oun, adv., où. dans quel lieu Oun va'i, ou va-t-il ? 
Ouva. oiiva, s. f.. marmite. 



Pacha, prîf^a, s. f., marché, achat. 

Pachar, patsar, s. m., moineau, oiseau. 

Pache (las), s. f. plur., les Pâques, la fête de Pâques. 

O fa sas Pache, il a fait ses pâques, il a regn la 

communion pascale. 
Pachiâda, s. f., farinade, farine délayée avec des ceuls 

et frite à la poôle. 



- 84 — 



Padëla, s. f., poêle à frire. 

Padri, s. f., perdrix, oiseau. 

Pâga, s. f., pie, oiseau. . 

Paire, s. m., père, celui qui a engendré. 

Palafica, y. a., dissiper, détruire. 

Pailla, paijL, s. f., paille, tuyau de blé. 

Pailla^ paîa, s. m., corbeille ronde, évasée, peu pro- 
fonde, à porter sur la tète. 

Paillissa, paiissa, s. f., toiture à paille, en chaume. 

Pana, v. a., essuyer quelque malpropreté. 

Pâoo, adv., peu. 

Pâou, s. m., pieu, tige de bois pointu. 

Pâou-fer, s. m., levier en fer. 

Pâoure, adj. des 2 genres, pauvre, indigent. 

Pâouta, adj. fém., patte d'animal. 

Par, s. m., parc à moutons. 

Parjada, parrfsôda, s. f., troupeau de moutons d'une 
ferme. 

Pari, s. m., paire, couple, réunion de deux animaux ou 
de deux objets semblables. Einpari de bioou, ein 
pari d*esclo^ une paire de bœufs, une paire de 
sabots. 

Pari, s. I., mur, maçonnerie. 

Parié, adj. m., pareil, semblable, égal. 

Parèira, adj. f., pareille, semblable, égale. 

Parisse, v. a., paraître, se faire voir. 

Parocha, parôtsa^ s. f., paroisse, territoire sous la 
même direction spirituelle. 

Parpaïou, s. m., papillon, insecte volant, 



- 85 - 



PAR 



Parsija, parsidsa, s. f., pêche, fruit du pêcher. 

Parsijie, parsidsié, s. ra., pêcher, arbre à fruit. 

Partii, v. a., partager, diviser. 

Partiu, s. m., trou. 

Parun, s. f., planche de demi-épaisseur. 

Passathier, passatièr^ adv., avant-hier. 

Passera, passedsa^ v., passer souvent, fouler les 
récoltes. 

Pâsta, s. f., pâte, farine délayée et pétrie. 

Pasta, V. a., pétrir, manier et battre de la farine mouil- 
lée pour en faire de la pâte. 

Pastié^ s. m., terrain gazonné où les animaux paccagent. 

Pastou, s. m., espèce de houe large servant li pétrir le 
mortier. 

Pâstre, s. m., berger. 

Patii, V. n., souffrir. 

Pava, s. f., pelle, outil du terrassier pour travailler la 
terre. 

Paveja, pavedsa. v. a., se servir de la pelle. 

Pavour, s. f., peur, crainte. 

Pé, s. f., peau, enveloppe du corps. 

Pé, s. m., pied, partie du corps. 

Pé, s. m., mesure de longueur, pied-de-roi. 

Pébre, s. m., poivre, épice. 

Pèbrâda, s. f. serpolet, plante odoritérante. 

Pecâire, s. m., malheureux qui est à plaindre, terme 
de compassion. 

Pechâire, s. m., pêcheur de poisson. 

Peja, pédsa, poix, résine. 



- 86 — 



PEl 



Pèi, s. m., pis de la vache. 

Péicé, s. m., poinçon, pieu, tuteur d'un jeune arbre. 

Péilla, s. f., chiffon, étoffe usée. 

Peillaro, s. m., chiffonnier qui trafique des chiffons. 

Peille, adj. m., maladif, faible. 

PeïUa, adj. f., maladive, faible. 

Pèira, s. f., pierre. 

Péirastre, s. m.^ parâtre. 

Péiré, s. m., grand-père, parrain. 

Péirôou, s. m , chaudron de grande dimension. 

Péiroulâire, s. m., chaudronnier. 

Péirôva, s. f., chaudron moins grand. 

Péissou, s: m., poisson. 

Per, prép., par, à travers. Pes pra, pour per tous 
pra^ à travers les prés. 

Péra, s. m., poire, fruit. 

Perquè. conj., pourquoi. 

Persenâi, s. m., peuplier noir. 

Pés, s. m., poids à peser. 

Pèse (lous), plur. m., les pois, plante légumineuse. 

Pesoùi, s. m., pou, insecte parasite. 

Pèssa, s. f., pièce, partie d'un objet. 

Petas, s. m., morceau d'étoffe. 

Petassa, v. a., rapiécer, mettre une pièce à un vête- 
ment. 

Peu, adj. m., mauvais. 

Peùta, adj. f., mauvaise. 

Peutafma, v. a., gaspiller, détruire, faire une mauvaise 
fin. 



-87 - 



PI 



Pi, s. m., pin, arbre. 

Piâod, s. m., clieveu. 

Piar, s. m., pioche bident pour charger le fumier. 

Piala, s. f., pitié. 

Piava, V. a., peler, ôter la peau. 

Piava, adj. m., pelé, chauve, dénué de cheveux. 

Piavâda, adj. f., pelée, chauve. 

Piavâia, s. f., pelure, écorce. 

Pibou, s. m., peuplier, arbre. 

Picatas, s. m., pic-vert, oiseau. 

Pigna, pigna.s, f., cône qui renferme la graine des ré- 
sineux. 

Piinché, piintsé^ petit tas de pierres amoncelées en 
cône, pour fixer un point sur le terrain, à défaut de 
piquet. 

Pija, pidsa^ adj. m., tacheté, en parlant de la peau des 
animaux domestiques. 

Pijâda, pidsada^ adj. f , tachetée. 

Pinatèi, s. m., jeune arbre de pin. 

Pinatèla, s. !., jeune bois de pin. 

Pindar, s. m.., pie-grièche, oiseau de proie. Au figuré, 
querelleur et méchant. 

Pindouva, v. n., être suspendu. 

Pinja, pindsa^ v. a., pendre, suspendre, accrocher. 

Pinpigna, v. a., pincer, serrer fort avec les doigts. 

Pinpignâda, s. f., l'action de pincer, son effet. 

Pintsa, pintsa, s. f., peigne, pour démêler les che- 
veux. 

Pintsina, v. a., peigner. 



1 



- 88 - 



PI 



Piqua, V. a., Irapper, donner des coups violents. 
Pitre, s. m., poitrine, le devant du torse de rhomme. 
Piura, V. n., pleurer, verser des larmes. 
Planjou, plandsou, s. m., meule de blé en forme de 

cône. 
Plasé, s. m., plaisir, satisfaction. 
Plé, adj. m., plein, rempli. 
Pléna, adj. f., pleine, remplie. 
Pledeja, plededsa^ v. a., plaider, faire un procès. 
Pledejaire, plededsâire, s. m., plaideur, chicaneur. 
Pleja, pZedsa, v. a., plier un linge, une étoffe, etc. 
Pleûia, s. f., pluie. 
Pluïâssa, s. f., grosse pluie, averse. 
Plo, s. m., gros billot de bois pour hacher. 
Plogne, V. a., plaindre, avoir pitié de quelqu'un. 
Ploïta, s. f., plainte. 
Plôoure, V. n., pleuvoir. 
Po, s. m., pain. Po de toûrta^ pain bis. Po de 

7nitsa, pain blanc. 
Ponfroumin, s. m., mâche, plante potagère. 
PÔoussèira, s. f., il est pris au figuré, qui fait de la 

poussière, prétentieux, arrogant, orgueilleux. Es 

ein pâou pôoussèira^ il fait un peu l'important. 
Pou, s. m., balle de blé, enveloppe du grain battu. 
Pou, s. m., puits, trou profond pour avoir de Teau. 
Poudre, v. a. et n., pouvoir. 
Pode, ind. prés., je peux. 
Poudio, imp. je pouvais. 
Pouguère, pass. déf. je pus. 



wm 



- 89 -* 



POU 



Poudrèi, futur, je pourrai. 

Poudrio, condit., je pourrais. 

Poudiu, part, pas., pu. 

Poudiuda, poudiûda, part, pas., pue. 

Pougi, s. m., poussin, poulet jeune. 

Pougne, V. a., piquer, percer. 

Poui,s. m., poing, la main fermée. 

Pouïôou, s. m., tas, amoncellement. 

Pouisou, s. m., poison. 

Pouita, pouîta, dentelles, ouvrage de femme en fil, 

soie ou laine. 
Poula, V. a., émonder, couper les branches d'un arbre. 
Poulasou, s. f., action d'émonder; saison où. Ton fail 

cette opération. 
Pouli, pouii, s. m., poulain, jeune cheval ou mulet. 
Poûmpa, s. f., gâteau de pâte de pain pour les enfants. 
Poun, s. m., pomme, fruit. 
Pouor, s. m., porc, cochon. 
Pouocha, pouôtsa^ poche d*habit. 
Pourâda, s. f., poireau, plante maraicliôre. 
Pourtâou, s. m., portail, grande porte. 
Pourtsogna, powr^.sôg^na, s. m., terme de répugnance, 

saligaud, sale, dégoûtant. 
Pousa, V. a., tirer de Teau d'un puits, mettre les pieds 

chaussés dans Teau involontairement. 
Poustèrna, s. f., petite porte, porte de derrière. 
Poutou, s. m., baiser, action d'appliquer sa bouche bur 

la joue de quelqu'un. 
Poutouna, v. a., faire un baiser. 



— 90 — 



POU 



Pouvèia, s. f., poulie. 

Pra, s. m., pré, prairie. 

Prein, adj. f., femelle pleine, en parlant des animaux. 

Preja, predsa, v. a., prier, demander par grâce à Dieu, 

aux saints ou aux hommes. 
Préne, v. a., prendre, s'emparer de. 
Prepâou, s. m., propos, discours, parole. Vous cope 

vostre prepâou^ permettez, je vous arrête, -je 

vous coupe la parole. 
Prin, adj. m., mince, fluet. 
Prima, prima, adj. f., mince, fluette. 
Prima, prima, s. f., le printemps. 
Prou, ady., assez, suffisamment. 
Proufèi, s. m., profit, gain. 
Proufita, V. n., croître, s'augmenter. Au figuré, prendro 

de la taille, s'engraisser en parlant des enfants ou des 

animaux. 
Pu, adv., plus, pas davantage . 
Puléou, adv., plus tôt. 



Q 



Quâire, s. m., coin, recoin, encoignure. 
Quan, adv., combien, quelle quantité. 
Quâou, pron. rel., qui, quelle personne. 
Quâouque, adj. pron. m., quelque. Quâouque tsi, 
quelque chien. 



— 1)1 — 



OUA 



Quâouqua, adj. pron. f., quelque. Quâoqua tsina, 

quelque chienne. 
Quartou, s, m., quarton, ancienne mesure pour les 

grains. 
Quatouôtordse, adj. num., quator/e. 
Quatre, adj. num., quatre. 
Que, de que, pron. rel. quoi, que fâi^ de que fâi, 

que fait-il. 
Quèissa, s. f., cuisse, la partie supérieure de la jambe. 
Quère, v. a., quérir, aller chercher et faire venir. 
Quèsaco, interj., qu'est-ce. 
Quésisso, interj., qu'y a-t-il. 
Quicon, adj. pron., quelque chose. 
Quilla, V. n., glisser, fringaler en parlant d'un char. 

d'une voiture. 
Quiintâou, s. m., quintal, poids de cent livres, ancienne 

mesure. 
Quôoucu, adj. pron., quelqu'un. 
Quoûra, conra^ adv., quand, dans quel temps. 



R 



Râba,'S. f., rave, plante fourragère, sa racine. 
Rabîssa, s. f., les feuilles de la rave. 
Racona, v. n., hennir, crier, en parlant du cheval. 
Râi, s. m., jet d'une source, courant d'un ruisseau, 
d'une rivière. 



- 92 - 



RA 



Raïa, V. n., Tétat d'une source ou d'un cours d'esHi cou- 
lant avec rapidité. 

Râi, s. m., rayons d'une roue. 

Raja, râdsa^ s. f., racine d'un arbre, d'une plante. 

Raji, prép., contre, au ras de, touchant. 

Râle, adj. des 2 genres, rare, qu'on ne trouve pas sou- 
vent. 

Rama, s. m., rameau, branche d'arbre fouillée. 

Ramâda, s. f., ondée de pluie, douce et bienfaisante. 

Rambâi^ s. m., contestation, difficulté. 

Rambaïa, v. n., contester, faire des difficultés, apporter 
de l'embarras dans une affaire. 

Rancura (se), v. p., se plaindre. 

Ranfèi, s. m., rejeton, nouvelles pouces de la souche 
d'un arbre coupé. 

Ranfeilla, ranfeïa, v. n., pousser des rejetons. 

Rasa, V. a., ensevelir un mort. 

Rasa, s. f., petit fossé, rigole de pré où coulent les eaux 
d'irrigation. 

Rasas, s. m., ravin, excavation longitudinale formée et 
creusée par les eaux torrentielles. 

Rasou, s. m., rasoir pour couper la barbe. 

Rasté, s. m., râteau, instrument pour ratisser la terre. 

Rasté, s. m., la colonne vertébrale, le dos. 

Rastela, v. a., ratisser, gratter la superficie de la terre. 

Rastoûi, s. m., éteulle, paille restée après la moisson. 

Râtapenâda, s. f., chauve-souris. 

Ratiun, s. m., l'engeance des rats. 

Râouba, s. f., robe, vêtement de femme. 



« 93 - 



RA 



Ravour, s. f., brise douce et clarté, se dit particulière- 
ment de celles de Taube du jour naissant. 

Ré, s. m., rien, aucune chose. 

Reboûla, s. f., réjouissance des ouvriers à Taché vement 
de leur œuvre qui se traduit par de copieuses liba- 
tions. 

Redoun, adj. m., rond, de forme circulaire. 

Redoûnda, adj. f., ronde. 

Réje, rédse, adj. m., raide, tendu. 

Réja, rédsa, adj. f., raide, tendue. 

Rèi, s. m., le roi, celui qui gouverne un peuple. 

Réina, s. f., la reine, femme du roi. 

Relouoje, relouôdse, s. m., liorloge. 

Rena, v. n., grogner, en parlant des animaux, et au fi- 
guré en parlant des personnes. 

Ressoupre, v. a., recevoir, admettre. 

Ressoupu, part. pass. m., reçu, admis. 

Ressoupûda, part. pass. f., reçue, admise. 

Restrégne, v. a., restreindre, serrer, mettre à part, en 
sûreté. 

Retirâda, s. f., Thospitalité, Tabri pendant la nuit. 

Revioure, s. m., regain, seconde herbe des prés. 

Revira, v. a. et u., retourner, repousser, rembarrer. 

Riba, V. a., donner des coups de cornes, en parlant des 
animaux. 

Riba, riba, s. f., rive, le bord d'un cours d'eau. 

Ribèira, s. f., rivière. 

Ribôta, s. f., action de boire du vin abondamment et 
même avec excès. 



— 94 — 



RI 



Riboutâire, s. m., celui qui se livre habituellement à 

cette action. 
Ridé, s. m., rideau, étoffe placée pour voiler. 
Rima, nmay s. f., ride, gerçure. 
Rima, rma, v. n., rider. 
Rimour, s. f., rumeur, bruit confus, chaleur douce, an- 

nonc du vent du midi. La rimour dèi vein^ les 

effluves du vent. 
Rinar, s. m., renard, bête fauve. 
Riou, riou, ruisseau. 
Rispon, s. m., buis, arbuste. 
Rôda, s. f., roue. 
Rôma, s. f., feuilles des plantes terrestres, pommes de 

terre, raves, carottes, etc. 
Ron, s. m., rocher. 
Rôna, s. f., grenouille. 
Ronle, s. m., rotation, Tétat d'un corps roulant. O 

pri son ronle, il s*est mis à rouler. 
Rôouba, V. a., voler, dérober. 
Rôoure, s. m., rouvre, chêne, arbre forestier. 
Rose, fête des Rogations, 
Roubiâca, s. f., fille dévote. 
Roùcha, s. f., écorce des arbres. 
Rouda, V. a., faire le tour d'un objet, entourer^ con- 
tourner. 
Roufla, V. n., abonder en croissant. 
Roufle, s. m., vague des eaux débordées. 
Rougie, rougiey s. m., la rouille, action et effet de 

l'oxigène sur le fer. 



— 93 - 



ROU 



Rougilla (se), rougia, (se), v. réfl., prendre la rouille. 
Rougna, v. n., ruminer, en parlant des animaux. 
Rouillou, rouïou, s. m., rouleau, coupon de tronc 

d'arbre à scier en planches. 
Rouja, roudsa, v. a., ronger. 
Roulé, s. m., rotule, os du genou. 
Roumâs, s. m., catarrhe, rhume chronique. 
Roussailla, rotcssâia^ s. f., race chevaline. 
Rudèla, s. f., quartier, partie séparée d'un terrain, filon, 

veine de terrain. 



Sa, pron. pos., sa. 

Sa, ^ m., sapin, arbre résineux. 

Sa, s. m., sac. Sa de gro^ sac de grain. 

Sàba, s. f., sève des arbres et autres végétaux. 

Sabatas, s. m., crapaud. 

Saca, V. a., mettre dedans. Sacavou diein tapoiiotsa, 

mets-le dans ta poche. 
Saca (se), v. réfl., entrer, se mettre dedans. Saca vous, 

entrez. 
Saï, s. m., saindoux. 
Sâique, adv., certes, n'est guère en usage que dans le 

Gévaudan et s'étend dans tout le Languedoc. 
Saïu, s. m., sureau, arbuste. 
Sâgna, s. f., prairie humide. 
Samena, v. a., semer, répandre des graines sur la terre. 



96 — 



SAN 



San, adj. et s. m., saint, consacré à Dieu. 

Sanda, s. f., la santé du corps. 

Sandarous, adj. m., salubre. 

Sandaroûsa, adj. f., salubre. 

Santa, adj. et s. f., sainte, consacrée à Dieu. 

Sânna, v. a., saigner, tirer du sang. 

Sâou, s. f., sel pour assaisonner los mets. 

Sâou, s. m., saut, Taction de sauter. 

Sâouma, s. f., ânesse, la femelle de Tâne. 

Sâouse, s. m., saule, arbre. 

Sâoute, adj. des 2 genres, violent, emporté de caractère. 

Sara, v. a., fermer. 

Sarailla, sardia, s. f., serrure. 

Saraillié, saî^a'/c, s. m., serrurier. 

Sarassou, s. m., bas beurre. 

SarJoûna, s. f., grosse châtaigne. » 

Sarjie, sardsié, s. m., cerisier. 

Sâta, s. f., pierre plate propre à caler les moellons et 

les pierres de taille. 
Sata, V. a., caler les moellons et le> pierres de taille. 
Sauouvagina, Sauouvagina, s. f., toute l'espèce des 

animaux sauvages. 
Sava, V. a., saler, user de sel. 
Se, s. f., soif, le besoin de boire. 
Se, adj. n., sept. 

Séba, s. f., ognon, racine bulbeuse comestible. 
Séda, s. f., soie, fil du ver à soie. 
Sediur, adj, m., sûr, certain. 
Sediûra, adj. f., sûre, certaine. 



97 ^ 



SED 



Sedou, s. nL, soie du cochon, et spécialement la crinière 
dont on fait des brosses. 

Sedsa, v. a., faucher, couper l'herbe des prés. 

Sédse, adj. n., seize. 

Sègre, V. a., suivre, accompagner. 

Sègue, ind. prés., je suis. 

Seguio, imp., je suivais. 

Seguère, pas. déf., je suivis. 

Segréi, futur, je suivrai. 

Segrio, condit., je suivrais. 

Sediu, sediuda, part. p. suivi, suivie. 

Sèi, adj. n., six. 

Seilla, s. f., séia^ sceau, vase en bois dont une douve plus 
longue et percée sert à passer la main pour le porter. 

Sein, s. m., sens. No dsi de sein^ il n*a pas de bon 
sens, il est déraisonnable. 

Séissanla, adj, n., soixante. 

Sèita, s. f,, scie pour couper le bois. 

Séita, V. a., scier. 

Séitâire, s. m., scieur, ouvrier scieur de planches, 
appelé scieur de long. 

Séjiaou, sedsiaou^ s. m., seigle, espèce de blé. 

Sèla, s. f., siège rustique en bois. 

Semôna, s. f., semaine. 

Sèr, s. f., serpent. 

Sére, s. m., le soir. 

Serva, v. a., conserver, garder. 

Sestié, s. m., mesure de grains valant un certain nom- 
bre de cartons. 



- 98 -- 



SO 



So, adj. m., sain, sec. Ce mot ne s'applique guère, en 
patois, qu'au sol, au terrain, et signifie qu'il n'est pas 
sujet à l'humidité. 

Sôna, adj. f., saine, sèche. 

Son, s. m , sang. 

Son, prép., sans. Son crôita, sans crainte, hardi- 
ment. 

Sôou, s. m., le sol, la terre. 

Sôouvas, s. m., compagnie, causerie, entretien. 

Souvassa, v. n , faire compagnie à quelqu'un, l'entre- 
tenir, causer avec lui. 

Souvastrous, adj. m., solitaire, dangereux, se dit d'un 
chemin, d'un passage dangereux où on a besohi d'être 
accompagné. Tsami souvastrous, chemin soli- 
taire. 

Souan, s. m., sommeil. 

Soubra, v. n., abonder, être à profusion. 

Soubre, prép., sur, dessus. 

Soudar, s. m., soldat, homme grossier, brutal. 

Soulié, s. m., le sol de grange, l'aire à battre le blé. 

Soumillou, sourmou, s. m., ànon, petit de l'ânesse. 

Souna, V. a., appeler quelqu'un, le faire venir, 

Souor, s. f., sœur. 

Soupre, V. a., savoir. 

Sabe, ind. prés., je sais. 

Sabio, imparf.. je savais. 

Soupiguère, passé déf., je sus. 

Souprèi, futur, je saurai. 

Souprio, conditionnel, je saurais. 



- 99 - 



SOU 



Soupu, soupûda, part, passé, su, sue. Soupre maou, 
locution, mot à mot, savoir mal, regretter. Aco me 
sa mûou, ça me peine, je le regrette. Soupre bouo, 
savoir bon, être agréable. 
Souvé, adj. m., seul, isolé. 
Souvéta, adj. f., seule, isolée. 
Souv^re, s. m., vent d'est, vent solaire. 
Souvéi, s. m., soleil. 

Souvilla, souvia. v. a. et n., exposer au soleil, y être 
exposé. Au figuré (terme de maçonnerie) pour dési- 
une pierre de l'assise trop relevée : Quela pèira 
souvia. 
Staboutou, s. m., peloton de fil ou de laine. 
Sap, adj. des 3 genr., myope, qui a la vue basse. 
Suplëi, s. m., supplément, secours. 
Susa, V. n., suer, rendre de la sueur. 
Susour, s. f., sueur. 
Susta, V. a., soutenir, aider. 
Sustônsa, s. f., soutien, aide. 



abé, adv., aussi bien, aussi, 
^cha, tâtsa, clou, cheville de fer. 
ibusta, V. a., heurter, frapper à la porte. 

illa, tâia, s. f., impôt, contributions. 

illaire, taïàire, percepteur des impôts. 

labar, s. m., taon, mouche qui tourmente le bétail, 



"^ 



100 - 



TAL 



Talèou, adv., si loi, si vite. 

Tâou, s. m., tel. 

Tèla, s. f., telle. 

Tâoula, s. f., table. 

Tapouna, v. a., tamponner. 

Tarabusta, v. a., bousculer, brutaliser. 

Tarâire, s. m., tarière, outil pour percer. 

Tardîou, adj. m., tardif, peu précoce. 

Tardïva, adj. f., tardive. 

Tarina, v. a., traîner. 

Tartouira, tartouira, s. f., cuscute, plante parasite. 

Tâsta, s. f., échantillon de liquide à consommer, devin, 
d'huile. 

Tasta, V. a., goûter. 

Tavou, s. m., talon, derrière du pied. 

Teje, tédse, adj. m., raide, tendu. 

Teja, tédsa, adj. f., raide, tendue. 

Téichié, s. m., tisserand. 

Tèira, s. f , rangée. 

Téne, v. a., tenir. 

Téne, ind. prés., je tiens. 

Tenio, imparf., je tenais. 

Tinguère, passé défini, je tins. 

Tindrèi, futur, je tiendrai. 

Tindrio, conditionnel, je tiendrais. 

Tindiu, tindiuda, part, passé, tenu, tenue. 

Téru, adj. m., qui a une grande épaisseur de terre vé- 
gétale, en parlant d'un sol. 

Tes, s. m., tesson, morceau de poterie. 



mm 



lui — 



TÉS 



s. f., résine, sève des arbres résineux. 

S* I») l616* 

, adj. m.9 entêté, tenace, 
ia, adj. f., entêtée, tenace, 
ila, s. f., biberon, instrument pour faire boire les 
ints à la mamelle. 
, s. f., toile. 

, s. f., truelle, outil du maçon. 
s. f., cuve, vaisseau pour faire le vin. 
I, V. n., tinter, en parlant d'un métal qui rê- 
ne. 

sa véna, v. n., tirer sa veine, respirer, 
m, s. m., pinson, oiseau. 
5, adj. n., quinze, 
ou, s. m., tiroir d'une table, 
ïdv., tant, autant. 
)ulé, s. m., tourbillon de vent, 
réna, s. f., la table du labour qui confine le champ 
sin. 

, V. a., tordre, 
li, V. n., tousser. 

a, s. f., fromage mou qu'on fait en hivef . 
ba, V. a., abattre un arbre, un animal. 
;hu, adj. m., tors, tordu. 
;hûda, adj. f., torse, tordue, 
la, adv., de nouveau, encore, 
la, V. n, revenir, recommencer. Tornaras, tu 
iendras. li tsoou tourna^ il faut recommen- 



■^ 



— 10i2 — 



TOU 



Tourneja, tournedsa, v. a., toumer, façonner au 
tour. 

Toutâra, adv., tout à Theure, incessamment. 

Traîné, s. m., traîneau. 

Traire, v. a., jeter, lancer. 

Trâse, ind. prés., je jette. 

Tragio, imparf., je jetais. 

Traguère, pas. déf., je jetai. 

Traïrèi, fut., je jetterai. 

Traïrio, cond., je jetterais. 

Tra, traita, part, pas., jeté, jetée. 

Trâou, s. m., trou, excavation. 

Trasse, adj. des 2 g., faible, piètre, cliétif. Paoure 
trasse de bougre, t*abouiisse, misérable avor- 
ton, je t'écrase. 

Traversa, s. f., vent d'ouest. 

Trédse, adj. num., treize. 

Trèi, s. m., pressoir, machine pour presser. 

Treinta, adj. num., trente. 

Très, adj. num., trois. 

Trèva, s, f., revenant, esprits des trépassés qui revien- 
nent, le bruit étrange qu'ils font. 

Treva, v. n., errer, rôder autour, hanter, fréquenter 
un lieu. 

Trifôla, s. f., pomme de terre. 

Trifou, s. m., scorie volcanique, pierre ponce. 

Trigidou, s. m., le gosier. 

Trindina, trindiina^ s. f., bêche à deux dents. 

Trioulé, s. m., trèfle, plante fourragère. 



— loa — 



TRI 



Trioûva, s. f., large pierre plate de nature volcanique, 

pouvant servir de couverture, de pavé. 
Triouvâda, s. f., piège à oiseaux et particulièrement à 

grives, fait d'une pierre plate, en équilibre instable, 

au moyen de petites broches, au-dessus d'un trou 

creusé en terre où est placé l'appât. 
Tro, prép., trop. 

Tremble, s. m., frisson de la fièvre d'accès. 
Trooucha, trôoutsa^ v. a., percer, laireun trou. 
Trouba, v. a., trouver. 
Trouilla, trouïa, v. a., 'presser la vendange. 
Trouneje, trounédse^ s. m., le tonnerre. 
Tuchi, V. n., tousser* 
Tusta, V. n., heurter, frapper ùla porte. 



V 



Vabréna, s. f., lézard gris. 

Vacha, vatsa, s. f., vache. 

Vala, s. m., fossé. 

Yalanchié, s. m., peuplier d'Italie, à cause de son balan- 
cement. 

Valé, V. n., valoir, produire. Fâi valé sa boiiôria, 
il fait valoir, il exploite lui-même sa ferme. 

Yarâi, s. m., bruit, tapage. 

Varaïa, v. n., aller et venir. 

Varâira, s. m., rouleur de nuit, vagabond. 

Varcheira, vartsèira^ la dot d'une fille à marier. 



I 



1 



- 104 — 



YA 



Vaséna, s. f., âlône, poinçon du cordonnier . 

Vedé, s. m., veau, petit de la vache. 

Vedôla, s. f., velle, jeune vache. 

Vedii, s. m., osier, arbuste. 

Vegi, s. m., voisin, qui habite auprès. 

Yegîna, s. f., voisine. 

Yéire, s. m , verre à boire ou à autre usage. 

Yein, s. m., le vent du midi. 

Yeinta, v. a., vanner du grain. 

Veintadou, s. m., vannoir. 

Yenii, v. n., venir. 

Yène, ind. prés., je viens. 

Venio, imp., je venais. 

Yiuguère, pas. déf., je vins. 

Yindrôi, fut., je viendrai. 

Yindrio, coud., je viendrais. 

Yindiu, vindiûda, part, pas., venu, venue. 

Vèr, s. m., lézard vert. 

Yèr, s. m., venin. 

Yergoûgna, s. t., pudeur. 

Vergougnous, adj. m., pudique, timide. 

Yergougnoûsa, adj. f., pudique, timide. 

Yernous, adj. m., vénéneux, venimeux. 

Yernoûsa, adj. f., vénéneuse, venimeuse. 

Yère, s. m., vérat, porc qui n'a pas été châtré. 

Yersoûna, s. f., sole de champ, planche de terrain L -^' 

bourée séparément. 
Yertiurous, adj. m., croissant avec vigueur. 
Yertiuroûsa, adj. f., croissante avec vigueur. 



» ^ 



- lor; — 



VE 

Yesou, adj. m., ijui regarde furtivement et indirecte- 
ment. 

Vesoûna, adj. f., qui regarde furtivement. 

Vèspre, s. f. plur., les vêpres, roffice du soir. 

Vèsti, V. a. et p., vêtir, se vêtir, s'habiller. 

Veûi, adj. m., vieux, âgé. 

Veuilla, veûia^ s. f., vieille. 

Vi, s. m., vin. 

Yiadâse, loc. fam., sot, imbécile (ne s'emploie qu'au 
masculin.) 

Yiâou, adj. m., laid. 

Viâousa, adj. f., laide. 

Vida, vida, s. f., la^vie. 

Yiege, viédse, s. m., voyage. 

Viin, adj. num., vingt. 

Yindénia, s. f., vendange, la cueillette du raisin. 

Vindenia, v. a., vendanger. 

Vio, s. f., sentier, chemin étroit. 

Yïou, adv., vivement, promptement. 

Yioùre, v. n., vivre, exister. 

Vescu, part. pas. m., vécu. 

Yescûda, part. pas. f.. vécue. 

Yir, V. n., voir. 

Yediu, part. pas. m., vu. 

Yediûda, part. pas. f., vue. 

Vira, V. a. et n., tourner. Vi7'a la coucoiu^èla, per- 
dre la tête, devenir fou. 

Vista, vista, s. f., la vue. 

Vistou. s, m., la prunelle de l'œil. 



o 



— lor, — 



YOI 



Voira, voira, trouble. A'/ga voira, eau trouble. 

Vonze, adj. n., onze. 

Vôouva, V. n., voler, se soutenir en Tair. 

Vôouvâda, s. f., volée d'oiseaux, troupe d'oiseaux. 

Voudre, v. n., vouloir. 

Vole, ind. prés., je veux. 

Vouio, imparf., je voulais. 

Vouguère, pas, déf., je voulus. 

Voudrèi, futur, je voudrai. 

Voudrio, condit., je voudrais. 

Voudiu, voudiûda, part, pas., voulu, voulue. 

Voulon, s. m., faucille, instrument pour couper les 

blés. 
Voun, adv., où. Voun vâi, ou va-l-il. 
Yun, art. indéf. m., un. 
Yûna. art. indéf. f., une. 



Nonifi des diverses parties dont sont composés 
les instruments agricoles. 

Lie char à vache». 

Les roues : lèi rôda. 

L'essieu : l*âz. 

L'échelle qui constitue le corps du char sous lequel est 

fixé l'essieu : Uestsâva, 
Les traverses de l'échelle : tous croucintés. 



- 107 — 

Le timon formé par la pièce centrale de l'échelle plus 

longue. que les deux pièces latérales : lou tiùnou. • 
Le tour, placé à Tarrière de l'échelle pour recevoir et 

faire tendre la corde assujettissant le chargement : 

lou tour. 
Les deux claies à jour placées obliquement des deux 

côtés de Téchelle pour former la capacité du char et 

contenir le chargement d'objets volumineux : lou^ 

cledous. 
Les deux claies plaines en planches pour contenir le 

chargement de menus objets : tous esparas. 

L«ea roue» du char se com posent rie z 

Le moyeu : lou boutou. 
Les rayons : léi rûi. 
Les jantes : las tâouva, 

I^'attelagfe de» vache» ou bœiir» 
f»e compose de s 

Le joug, pièce de bois qui tient unis par la tête les 
deux animaux : lou jou, lou dsou. 

Les coussinets en paille tressée on en cuir rembourré 
qui se placent sur le front des animaux : Ions 
chassaou, lous tsassâou. 

Les courroies, entrelacées aux cornes en passant et re- 
passant sur les coussinets qui attachent fortement it* 
joug à la tôte des animaux : lei juscla, lei dsûscla. 

Les anneaux en fer suspendus au joug pour recevoir le 
bout du timon : lous courdés. 

La pièce de fer l\ double crochet qui attache les anneaux 
au joug : la midna. 



~ 108 - 

La tige de fer qui se place dans le trou qui est au boul 
du timon pour rattacher aux anneaux : la troui- 
t ouïra. 



ILi'araire ou charrue simple 
ae compose de s 

La tige en bois mobile et articulée qui est le timon de 
la charrue et qui s'attache au joug par son extrémité 
antérieure : lou pourdiâou. 

La pièce de bois recourbée qui fait corps avec Taraire 
et à laquelle le timon mobile est attaché par une 
chaînette : la chambija^ la tsambîdsa. 

Le corps de charrue, proprement dit,-en bois, dans le- 
quel s'enfonce le soc : loti diintâou, 

La tige de fer qui attache ensemble les deux pièces de 
bois précédentes : la tindil/a, la tindia. 

Le soc en fer de lance qui pénètre dans la terre pour 
creuser le sillon : la rilla, la r'ia. 

L'anneau et le coin en fer qui. fixent la tige de fer : 
Vanèla et lou soubrecoiii. 

Les deux chevilles en bois enfoncées à l'arrière des 
deux côtés du corps de charrue qui font fonction de 
versoirs : léi versa. 

La pièce de bois attachée à l'araire par derrière et lui 
servant de manche que le bouvier tient à la main : 
restèva. 

ILie fléau pour battre le blé se compose de s 

Le bâton court frappant, en bois le plus dur et le plus 
lourd possible : la varjada, la vardsada. 



-- 109 - 

L'anneau en bois fixé au bout du bâton : la chape- 
lada, la tsapelada. 

L'anneau en 1er fixant cet anneau de bois : l'anèla. 

Le bâton long et mince servant de mancbe tenu par 
Touvrier : l* outra. 

Le clou à tète ûxé au bout du manche : lou tourné. 

L'armure en fer consolidant le bout du manche : la 
mouôrla, 

La boucle ou anneau en nerf de bœuf qui attache, en 
le laissant libre de se mouvoir dans tous les sens, le 
bâton frappant au bâton plus long qui sert de man- 
che au fléau : lou bouton. 

La courroie attachant lou boutou à la tsapelade : 
la méjouna, la médsouna. 



ABRÉVIATIONS 



Adj. 


Adjectif. 


Part. pas. 


Participe passé. 


Adj. conj. 


Adjectif conjonclif. 


Partie, affir. 


Particule affiroaative 


\dj. dém. 


Adjectif démonstratif. 


Partie, nég. 


Particule négative. 


Adj. m. 


Adjectif masculin. 


Prép. 


Préposition. 


Adj. f. 


Adjectif féminin. 


Pron. pers. 


Pronom personnel. 


Adj. des 2 g. 


Adjectifdes 2 genres 


Pron. indéf. 


Pronom indéfini. 


Adj. num. 


Adjectif numéral. 


S. m. 


Substantif masculin 


Adj. pos. 


Adjectif possessif. 


S. f. 


Substantif féminin. 


Adv. 


Adverbe. 


V. a. 


Verbe actif. 


Conj. 


Conjonction. 


V. aux. 


Verbe auxiliaire. 


Kxp. nèg. 


expression négative 


V. imp. 


Verbe impersonnel. 


Kxp. fam. 


Expression familière 


V. n. 


Verbe neutre. 


Kxp. ppov. 


Expression proverbiale 


V. p. 


Verbe pronominal. 


InltM'j. 


Interjection. 


V. sul)St. 


Verbe substantif. 


l'art prés. 


Participe présent. 







VOCABULAIRE 

FRANÇAIS - PATOIS VELLAVIEN 



Abâtardir, en parlant des végétaux, v. act. et p. 

Abastarchi, 
Abolir, V. a., ruiner, détruire. Abouti. 
Abonder, v. n., être en grande quantité. Soitbra. 
Aboyer, v. n., crier, en parlant du chien. Jappa, 

dsapa. 
Abreuver les bestiaux, v. a. Abioura, 
Abriter, v. a. Abriga, 
Achat, acquisition, s. m. Atsé. 
Accompagner, v. a. Sôouvassa^ /aire sôoucas. 
Accouchée, s. f. Jassineii^a^ dsassinèïra. 
Accroupir (s'), v. p. Agrouma (s\). 
Acte public, s. m., contrat. Atc, 
Adieu, exp. fam. Adiouchas. 
Adresse, s. f., habileté, savoir faire. Madèira. 
Affirmer, v. n., assurer. Fourtii, 
Affût, s. m., attente du gibier., s. f. Espéra. 
Agneau, s. m. Agné. 
Aide. s. f., assistance. Ajada, adtmda. 



H2 — 



AI 



Aider, v. a., assister. Ajicda, adsuda. 

Aiguille à coudre, s. f. Agulha^ agûia. 

Aiguillon du laboureur, s. f. Agulhada^ aguï&da. 

Aiguillon du bouvier, s. m. Estambou. 

Aile des oiseaux et insectes, s. f. Ava, ava. 

Aimant, caressant, adj. m. Amisious. 

Aimante, caressante, adj. f. Amistoûsa. 

Air (exposer à l'air), v. a. Issooura. 

Aire, s. f., place où Ton bat le grain. Aiïr^a, 

Aise, bien aise, adj. des 2 genres, aise, Benaise. 

Ajonc, s. m., arbuste épineux. Aresta-biôou. 

Ajuster, V. a., viser. A fus ta. 

Alêne, s. f., poinçon pour coudre le cuir. Vaséna, 

Aliter (s'), v. p. Adsara (s"). 

Aller, V. n. Ana. 

Allumer, v. a., mettre le feu au bois, à la lamp^î^ 

Accuba^ atiûba. 
Alouette, s. f., oiseau. Avâousa. 
Amande, s. f., fruit. Aminla. 
Amende, s. f., peine pécuniaire. Iminda. 
Amener, v. a., faire venir. Adiûre. 
Amitié, s, f. Aînista. 

Amonceler, v. a., mettre en monceau. Agourba, 
Ampoule, s. f., tumeur à la peau. Miova. 
Amuser (s'), v. p. Se gava. 
An, s. m., Tannée. On, 
An passé (T), s. m. Anton 
Ane, s. m., béte de somme. Ase. 
Anesse, s. f., femelle de l'âne. Sâoiima. 



- 113 



AN 



Anon, s. m., petit de Tâne. Soumillou, soumiou. 

Anneau, s. m., partie d'ane chaîne. Anèla et ané. 

Anguille, s. f., poisson. Inguiava. 

Antérieurement, adv. De davosm 

Anse, s. f., partie d'un vase. Manilia^ mania, 

A partir de, depuis, prép. Dindéou. 

Apâtureur, s. m., celui qui donne la pâture aux bes- 
tiaux. Boutié. 

A peu près, adv., presque, peu s'en faut. Gâire bé. 

Apaiser (s*), v. p., en parlant du vent. Acala (s'). 

Appareiller, v. a., unir son pareil à un animal. Apa- 
ridsa. 

Applicfi^tion, s. f. Adhéra, adéra. 

Apprivoiser, v. a. Aprivada, 

Bppuyer, v. a., soutenir. Apura. 

Appuyer sur le timon (s*), en parlant des bœufs et va 
ches. Giba. 

Après, ensuite, prép., Apeûi. 

Araignée, s. f., insecte. Aragnâda. 

Arbre, s. m. Abre. 

Arc-en-ciel, s. m., Ardsoou. 

Argile, terre grasse. Ai^jiava^ ardsiâva. 

Armoire, s. f . Armage, armâdse et garda-râouba, 

-Arracher, v. a. Avéra, 

Arranger, v. ai/Igiga. 

Arriérer, v. a. Indaréira, 

Aspect du midi, s. m. Adréi, 
Aspect du nord, s. m. Hiver, 
Asseoir, v. a. Asseta, 



— m - 



AS 



Assez, adv. Prou. 

Etant assis. Uassetous, 

Attache, s. f., fixité, patience, application. Adhéra, 

adèra, ^ 

Atteindrez, v. a. Atogne, 
Atteindre d'un projectile, v. a. Archa. artsa. 
Atteler, v. a. Attava. 
Atteler les bœufs, v. a., les joindre. Jougne, dsou- 

gne. 
Attendre, v. a. Espéïta, espéra. 
Attente, s. f. Espéra. 
Auge, s. f., baquet. Bâcha, batsa. 
Aujourd'hui, adv. Aneùi. 
Aumône, s. f. Auoumouorna. 
Aussi, adv.. de plus. Amâi. 
Aussi bien, adv. Eitapâou. 
Aussitôt, adv., si tôt. Ta lèoit. 
Aussitôt après, prép., dès que. Intre, aussitôt après 

avoir fait, Intr*aver ta- 
Autel, s. m. Auoùtar. 
Automne, s. m. Auoûtou. 
Autre, adj. el pron. masc. Aouti^e, ûoutre. 
Autre, adj. et pron. fém. Aoutraûoutra. 
Autrefois, adv. naoutrescos. 
Avant-hier, adv. Passa-t-hier. 
Avant-toit, s. m , égout du toit. Estougi. 
Avec, prép. Inbé. 

Averse, s. f., pluie subite et abondante. Groupas, 
Avoir, v. a. Acer. 



Avorter, t. p. Afoula(s'j. 
Avril, s. m. Abri&ou. 



Balle du blé batlu, s. F. Pou. 

Baiser, s. m., caresse. Poutou. 

Baiser, v. a., caresser. Poutouna. 

Banc. s. ra., siàge, Iréteau. Bon. 

Balai, s. m. Bavdi. 

Balajer, v. a. Bavaï^. 

Baptiser, v. a. Batedsa. 

Baquet, s. m. Bavastou. 

Baratte, s. f., appareil pour battre le beurre. Barilla, 

baria. 
Barbe de lisière d'étoffe usée, s. f. lietiîa. 
Bardanne, s. f., plante. Tsa/pûou. 
Barrage d'un cours d'eau, s. f. Leriidu. 
Bas-beurre, s. tn. Sarassou. 
Basculer, v. n. Couoleva. 
BassiD. s. m. Baclii. 

Bal, s. m., selle des bêles de somme. Hastèini. 
Bateau, s va. Bâté. 
Bâtard, adj. ni., enfant illégitime, sujet qui n'est pas di; 

la véritable espèce. Bastar. 
Bâtarde, ailj. (., enfant illégitime, sujet qui n'est pas de 

l:i véritable espèce. Bastdr.'ia. 
Bâter, v. a., mettre le bât. Inbastu. 



H6 - 



BAT 



Bâton, s. m. Bastou, 

Bâton pour serrer les cordes, s. f. Billa, bia. 

Battant de cloche, s. m. Matai, 

Battre le blé, v. a. Escoudre. 

Batteur de blé, s. m. Escoussoii. 

Batteur de pavé, s. m. Galapian. 

Bavard, adj. m. Bavâire, 

Bayer, v. a., regarder longtemps la bouclie ouverte 

Badaïa. 
Béai, s. m. Besâou. 
Béate, s. f., fille dévote. Biata. 
Beaucoup, adv. Béico. 

Bec-d*âne, s. m., outil de menuisier. Bedaine, 
Bêche (ordinaire), s. f. Bèissa, 
Bêche (bident), s. f. Trindiina^ 
Bêcher, v. a. Béissa. 
Bêler, V n., en parlant de Tagneau. Bèva, 
Belette, s. f. Moustiala. 
Bélier, s. m. Ari, 
Bénir, v. a. Benigi, 
Béquille, s. f. Crôssa, 
Berceau, s. m. Brassâou. 
Berger, s. m. Pâstre, 
Bergerie^ s. f. Castou et fedario. 
Besace, s. f. Biâssa. 
Bête, s, f. Bèstia. 
Beurre, s. m. Btcre. 
Biberon, s. m. Tetarèla. 
Bien, adv. Bé, 



Bieo, s. m., propriété. Bé. 

Bienlftt, adv. Toutûra. 

Biffer, y. a. Escrafa. 

Billot, pour hacher, s. m. Plo. 

Biner, v. a., façonaer ta terre. Fouire. 

Blanc, adj. m. Blon. 

Blancïte, adj. fém. Blontsa. 

Blé, s. m. Bla. 

Bleu, adj. m. Bléou. 

Bleue, adj. t. Bleava. 

Bleuet, s. m. Bleirùva. 

Bleuette, s. f. Beiidm. 

Blouse, s. r. Bloda. 

Bobine, s. f., petit cylindre servant à iléviiler. Bouhvi. 

Boeuf, s. m. Biôou. ' 

Boire, v. a. Biofire. 

Bois, 3. m., le bois en général. Bouts. 

Boiser (se), v. p. Abouchi (s'). 

Boisson (excès de), s. m. Ribota. ■'■ 

Boite, s. f. Boûstia. 

Bon, adj. m. Bouo. 

Bonne, adj. f. Bouûna. 

Bon sens, s. m. Sein. 

Bord, extrémité d'une surface. Abro, au bord, à 

l'abro. 
Borgne, adj. m. Bouorlke. 
Borgne, adj. f. Boiiorlha. 
Borne, s. f., limite. Boûva. 
Bossu, adj, m. Boussa. 



— 118 — 



BOS 

Bossue, adj. f. Boussâda, 

Botto de paille, s. f. Classa. 

Bouc, s. m., le mâle de la chèvre. Bon. 

Boue, s. f., limon. Boûsa. 

Bouche, s. f. Gouôrdsa. 

Boucherie, s. f. Masé. 

Bouger, v. n. Bouledsa. 

Bouleau, s. m., arbre. Bès. 

Boule du jeu de quille, s. f. Bûoutsa. 

Braire, v. n., cri de la vache. Brawa. 

Bousculer, v. a. Tarabusta, 

Bovine (la race), s. f. AzcotiTnatUa^ affoujiffn'a. 

Boyau, s. m. Budé. 

Branche de pin ou ^apin, s. f. Crûrna. 

Brebis, s. f. Féda, 

Brèche-dent, adj . m., auquel il manque une dent de 

devant. Berchu. 
Brèche-dent, adj. f., môme signif. Berchffda. 
Briller, v. n. Espandii, 
Briser, v. a., bâcher. Tsapla, 
Brouetse, s. f. Barouota. 
Brouillard, s. m., Nèble et boïn-a. 
Brouillerie, s. î.Inboia. 
Brouillon, adj. m. Gaî^ejaire, garedsâire. 
Bru, s. f. Fillada, Fiada. 
Bruine, s. f. Blagma. 
Bruiner, v. n. Blagina. 
Bruit, s. m. Bru, 
Bruit lointain du vent, s. m. Rimour, 



r. 



- 119 



HU 



Bûche, s. f., gros morceau de bois de chanfTage. lis 

tèla. 
Buis, s. m., arbuste. Rispoii. 
Buse, s. f., oiseau de proie. Mai^gdve, 
Butter, V. n., toucher, être appuyé contre. Aniouru, 
Buveur à Texcès. Riboutaire. 



C 



Cabane, s. t. Chabonyia et chibouota, tsabfma et 
tsibotiôta. 

Cacher, v. a. Escondre. 

Caché, part. pas. m. Chabi, tsabi et escoundiu. 

Cachée, part. pas. f. C/iabida et tsabida, escoun- 
diûda. 

Cachette, s. f. Escondailla, escoundâia, en ca- 
chette, à l'escondiûda. 

Cage, s. f., pour enfermer un oiseau. Dsûbia, 

Cage à fromage, s. f. C/iaseira, tsasèz7^a. 

Cagneux, adj. m. Gambèi. 

Caille, s. f., oiseau. Canlia, cania. 

Caillou, s. m. Clas. 

Cajoler, v. a. Lavagna. 

Cale, s. f., pierre ou bois plat et mince pour mettre de 
niveau un objet. Sdta. 

Caler, v. a., mettre de niveau. Sata, 

Caleçon, s. m. Escarsou. 

Canal, s. m. Canar. 



- HO — 



CAR 

Carder, v. a., peigner la laine. Cliarda, tsarda. 

Gardeur, s. m. Chardaire, tsardâire. 

Carême, s. m. Caréma. 

Caresser, cajoler, v. a. Lavagna, 

Carton, s. m., ancienne mesure de capacité, un p^ 

plus de 20 lit. Cartou, . 
Casser, v. a. Espessa, 
Catarrhe, s. m. Roumas. 
Caverne, s. f. Cabôrna. 
Cave voûtée, s. f. Crota. 
Cela, adj. dém. Aco, qu'est-ce? Qu'es aco. 
Cenl, adj. num. Cein, 
Cent livres, le quintal, s. m. Quiintâou. 
Cépée, s. f.. touffe de branches repoussées. Mat'^i- 

râda. 
Cerise, s. f. Celèira, 
Cesser d'agir, de contrarier, v. n. Damovra i?i /)— — « 

chinsa. 
Chaîne, s. f. C/iadena^ tsadéna. 
Chair, s. f. Char^ tsar. 
Chaire à prêcher, s. f. Chadeira^ tsadêi7^a. 
Chaise, s. f, Chadeira^ tsadèira. 
Chaleur, s. f. Chavou?\ tsavour. 
Chaleur étouffante, s. f. C/ioumassa^ tsoumossa. 
Champ, s. m., Chon^ tson. 
Changer de linge, v. n. Mfida. 
Chanvre, s. m. Cherba^ tsèrba. 
Chapeau, s. m. C/iape^ tsapè. 
Chapeau à haute forme, s. m. Tsapé féissèla. 



- in - 



CHA 

Charançon, s. m. Gourgôui. 

Charbonner, v. a. Machara, matsara. 

Chardon, s. m. Espinar. 

Chardonneret, s. m., oiseau, Chardounié, tsardou- 

nié. 
Charrier, v. a. Caredsa. 
Charpentier, s. m. Fustiê. 
Charrue simple, s. f. Araïre. 
Chat, s. m., animal. Cha, tsa. 
Châtaigne, s. f. Chastogna, tsastogna. 
Château, s. m. Chaste, tsasté. 
Chatière, s. f., trou aux portes pour le passage des 

chats. Cliatotmei7^a, tsatounèii^a. 
Châtrer, v. a. Igiga. 

Chatte, s. f., femelle du chat. Chata, tsata. 
Chaud, adj. m. Chaou, tsâou. 
Chaude, adj. f. Chaouda^ tsâouda. 
Chaudron, s. m., grand. Péirôou. 
Chaudron, s. m., moyen. Péirdva. 
Cliaudronnier, s. m. Magni Qi péirouUire , 
Chauve, adj. m. Piava. 
Chauve, adj. f. Piavâda. 
Chauve-souris, s. f. Ratapenâda. 
Chaux, s. f., mortier pour bâtir. Atsâou. 
Chemin, s. m. Chami^ tsami. 
Cheminée, s. f. Chamineia^ tsaminèia. 
Cheminée, s. f., partie hors du toit. Foumel. 
Chêne, s. m. Chaîne^ tsâine. 
Chenet de cuisine, s. m. Landié. 






CHK 



Clienevier, s. f. Chanabîé^ tsanahiiK 

Clienevis, s. m. (J/ianabou^ tsanabov. 

Cheptel, s. m. Cabale cabaou. 

Chevaline (race), s. f. Roussailla, roassaia. 

Chevet, s. m. C/tabé, tsabé. 

Cheville, s. f. Chavilla, tsaina. 

Cheville du pied, s. f. Javilla, dsavia. 

Chèvre, s. f. Chabra, tsâbra. 

Chevreau, s. m. Chabri^ tsabri. 

Cheveu, s. m. Piaou. 

Chicaneur, s. m. Bujar. 

Chien, s. m. Chi. tsi. 

Chien, gros, s. m. Mastii, 

Chien de berger, s. m. LabiH, 

Chien dent, s. m. Gréme, 

Chiffon de linge, s. m. Fata, 

Chiffon d'étoffe, s. m. Peilla, 

Chiffonnier, s. m. Fataire eipeillaro. 

Choisir, v. a. Chooiisi, tsôougi. 

Ciel, s. m. Chiaou^ chiâou. 

Cimetière, s. m. Chiniintéri, 

Cinq, adj. num. Chin, 

Cinquante, adj. num. Chinquânta, 

Cintrer, v. a., poser des cintres. Cindria, 

Circulation du garçon meunier, s. f., pour servir les 

pratiques. Caravéna, 
Ciseaux à couper Tétoffe, m. pi. Estiisouire. 
Ciseau, s. m., k couper le bois ou la pierre. Chusé. 
Citrouille, s. f. Cougôurla. 



GLA 

Claie, s. f., assemblage Ue plancher el 'J'osier à claire 

voie, pour clore. Cléda. 
Clarté, s. f. Ravour, esctarta. 
Clef, s. f., pour ouvrir une serrure. Clâoa. 
Cloche, s. t. Campotia. 
Clochette, s. t., au cou des bestiaui. Sounailla. sou- 

naia. 
Clou, s. f. Tacha, tatsa, clavê. 
Cochon de lait, s. m. Léitin. 
Cochon, petit, s m. Gouré. 
Cochon, jeune, s. m. Caïou. 
Cochon, adulte, s, m. Pouor. 
Coffre, s. m. Escriin. 
Coin, s. TH., angle, lieu retiré. Caire. 
Coing, s. in,, fruit. Coudoîn. 
Colle, s. f. Pédsa. 
Coller, V. a. Apedsa. 
CoUier, s. m. Coular. 
Combien, a,dv. Quan. 
Compagnie, faire, tenir compagnie. Faire sdouvas, 

soouvassa. 
Cpne de pin. Pigjia. 
Confronter, v. n-, limiter, Houva. 
Coafesser, v. a. Coiifeam. 
Congère, s. f , ama.^ de neige, Couniéira. 
Connaître, v, a. Counéisse. 
Connu, part. pas. Counidiu. 
Connue, part. pas. Cotinic.hiida. 
Conseiller, v. a. Acoiisilla, acv.ousia. 



- Iâ4 - 



CON 



Conserver, v. a. Serva. 

Console, s. f ., corbeau, pierre de support. Bouchi, 

Consolider, v. a. Soulida, 

Contestation, s. m. Rambâi, 

Contester, v. a. Bambam, 

Contrariant, s. m. Intravarsa, 

Contre, touchant, prép. Aras. 

Contourner, v. a. Bouda, 

Contre-poids, s. m. Counpés. 

Convertir en pré, v. a. Apradi, 

Convier, v. a. Couvida. 

Copeau, s. f. Besseuilla, bessefna. 

Coq, s. m. Jai^ dsâi 

Corbeau, s. m. Grâi, 

Corbeille, s. f., corbeille à porter sur sa tète. Pailla 

païa. 
Corbeille, s. f., à porter du fruit à dos du mulet. Béna 
Corbeille (petite), s. m. Bené, 
Corbeille, s. f., pour mesurer le grain. Cabâ^sa. 
Corne, s. f. Bana. 

Corne du pied des animaux, s. f. Bâta. 
Cornes (donner des coups de corne), v. a. JRibà, 
Corneille, s. f., espèce de corbeau. Graoulfx. 
Cornue, s. f. Bavâsta. 
Corpsn s. m. Coûo7\ 

Corvée (avec attelage de bœufs), s. f. Bouirûda, 
Cou, s. m. Couèi. 
Coucher, v. act. et réfl. Cotiidsa, Etre couché, gisant. 

Jaire, dsdirc. 



cou 

Coudre, T. a. Couse, Cotirdtura. 

Couenne, s. f., peau du cochon. Coudéna. 

Couler, V. n. Couva. 

Couler à SI, en parlant d'une fontaine. Haïa. 

Couleur, s. f. Couvour. 

Coup, s. m., voie de fait. Co, Foutroou. 

Coijp, s. m., fois. Co. Cette fois. Aqueste co. 

Couple, s. m. Pari. 

Courage, s. m., énergie. Eime, èime. 

Courlis, s. m., oiseau. Couriôou. 

Courroie, s. f. Courrija, coundsa. 

Coursière, s, f., chemin plus court, Courcha^ coùrtsa. 

Courtier, s. m., entremetteur pour la vente. Couratié. 

Cousin, s, m., fils de l'oncle ou de la tante. Cougi. 

Cousine, s. f., fllle de l'oncle ou de la tante. Cougma. 

Couture, s. f. Courdiûra. 

Couver, V. a., faire éclore des œufs. Coua. 

Couverture de lit, s. f. Flassada. 

Couverture de laine de l'enfant au maillot, s. f. Bou- 

rindsou. 
Couverture de bâtiment à paille, s. f. Paiissa. 
Couveuse, s. f. Classa. 
Couvraille, s. f., couvrir la semence jetée sur le champ. 

Tiubérta. Faire la couvraille, v. a. Tiubri. 
Couvrir, v. i.Acassa. 
Cracher, v. a. Eschapi, etsapi. 
Craindre, v. a. Crogne. 
Crainte, s. f. Crôita. 
■ Cramponner (se), v. p. Agrafa (.s'\ 



li(> - 



CRÈ 



Crèche, où mangent les bestiaux, s. f. Crépia, 
Crémaillère, s. f., chaîne à crochet où Ton suspend la 

marmite et chaudron dans la cheminée de la cuisine. 

Croumâi, 
Crème, s. f. Djima. 
Creux, en parlant d'un tronc d'arbre, adj, m. Ca- 

bourna. 
Creuse, adj. fém. Cabournada, 
Creuser, v. a. Chava, tsava. 
Crever, mourir en parlant des animaux, v. n. Creba, 

Se crever, v. p. S'espeta. 
Crier, v, n, Crida. 
Croire, v. a. Crire, 

Croissant vigoureusement, adj. m, Vertiurous. 
Croissant vigoureusement, adj. f. VertiuroUsa. 
Croître, v. n. Crisse, 
Croix, s. f. Crou. 
Crotter(se), v. p. Se bousa. 
Croupion, s. m. Crapou, 
Crû, part, passsé, m., croire. Creju. 
Crue, part, passé, f. Crejûda. 
Crû, part, passé, de croître. Ci^ichn. 
Crue, part, passé, f. Crichûda, 
Cruel, adj. m. Fèr, 
Cruelle, adj. f. Fera, 

Cueillir du fruit et récoltes non mûrs, v. a. Divardia. 
Cuillère ordinaire, s. m. Cuié, tiûié. 
Cuillère, s. f., pour prendre de l'eau dans le seau. 

Coudssa. 



GUI 

Cuir, s. m. Tiiuèr. 

Gnire, v. a. Couéù-e. 

Cuisse, s. f. Quèissa. 

Cuivre, s. m. Cooure. 

Culotte, s. f. Braia. 

Culotter, V. a. Inbraîa. 

Curé, s. m. Cura^ dura. 

CuTier, s. m. Doût. 

Cuscute, s. f. Tarto'dra. tartouira. 



Dans, prép. Diin. 

Davantage, adv. Mai. 

Débari'asser, v. a, Desùipéita. 

Débris de démolition, s. m. Maritn. 

Déchirer, v. a. Espela. 

Découler goutte à goutte, v. n. Dîgoulinn. 

Découvrir, v, a. Descassa. 

Dedans, prép. Dediin. 

Défaut, s. r., privation. Fmuta. 

Défendre, v. a. Apara. 

Défricher UQ pré, v. a. Esfata. 

Dégât, s. m. Digsî. 

Dégel, s. m. Dtjiûou, didsimu. 

Dégeler, v, n. Didsiava. 

Dégringoler, v. n. Se déibala. 

Déjeuber,s. m. Diina. 



- Ii8 - 



DE 



Dehors, s. m. Afouôra^ defouôra. 
Délavé, adj. m. Basana, 
Demeurer, v. a. Damoura, 
Demi, adj. m. Diumèi. 
Demie, adj. f. Diumèia, 
Demi-carton, s. f. Diumèia. 
Dentelle, s. f. Pointa. 
Depuis, à partir de..., prép. Intro, 
Depuis, prép. Despeûi, 
Députer, v. a. Manda, 
Déraciner, v. a. Déirabay diradsa. 
Déramer le foin, v. a. Déirama. 
Déranger, v. a. Digaïa, destourba. 
Dernier, adj. m. Darié. 
Dernière, adj. f. Darèira. 
Dérober, v. a. Rôuba. 
Derrière, prép. Z)ari^. 
Descendre, v. n Davala. 
Descente, s. f. Davalada. 
Dessus, prép. Dessoubre. 
Dette, s. f. Dioiite. 
Détraquer, v. a. Diranca. 
Deuil, s. m. Dôou, 
Deux, Dous. 

Détruire, v. a. Dirouiiy petaflna. 
Détruit, part. pas. m. Dirouii. 
Détruite, part. pas. f. Dirouiida. 
Déversoir, m. décharge des eaux trop abondantes 
Estsanpadou. 



DE 

Devoir, v. a. Dioure. 

Dieu, s. m. Dièou. 

Dimaocbe, s. m. Diimintse. 

Dime, s. f. Quème. 

Diode, s. t. Dîinda. 

Dindon, s. m. Diindar. 

Diner, s. m. Espartii. 

Dîner, v, n. Meijourna, nieidsouma, espar- 

tiina. 
Discours, s. m., propos, Prepaou. 
Disette, s. f. Cherté. Charestio, taarestio. 
Disperser, v. a. Ivarta, se rouler dans la poussière 

comme les poules, se vautrer dans la fange comme 

les porcs, ^ivarta. 
Dissiper, v. a. Palaftca. 
Divertir (se), v. pr. Se gava. 
Diviser, v. a. Desparti. 
Dix, adj. num. Dès. 
Dix-huit, adj. num. Désaïèi. 
Dix-neuf, adj. num. Désanoou. 
Dix-sept, adj. num. Désossé. 
Doigt, s. m. Di. 
Domaine rural, s. f. Bouùria. 
Domestique de ferme, s. m. Messadse. 
Dommage, s. m. Danmadse. 
Dompter, v. a. Adounda. 
Dompté, part. pas. m. Dounde. 
Domptée, part. pas. f. Doûnda. 
Donner, v. a. Bêila. 



1 



— IM) — 



DON 



Donner brutalement, v. a. Foutre. Donner un souf- 
flet, foutre n'implâstra. 

Donner du foin au bétail, v. a. Afena. 

Donner la pâture au bétail, v. a. Apastiura. 

Dormir, v. n. Diiurmi. Il dort, se dihièr. 

Dos, s. f. et m. Ichma^ crapou. 

Dosse, s. m. l**^ et dernière planctie d'un billot scié. 
Escoudin. 

Dot, s. f. Vartsèira, 

Doucement, adv. D'aise, 

Douve, s. f. Douilla^ douta. 

Douze, adj. num. Doudse. 

Dragée, s. f. Farniâia, Dsadixna. 

Drap de lit, s. m. Linsôou^ iinsoou. 

Duper, V. a Aflna, ingusa. 

Durcir, v. a. Adurgi, 



E 



Eau, s. f. Aiga, âiga. 

Eau qui fait l'effet de refluer et dormir. Gourga. 

Eau-de-vie, s. m. âigardin. 

Ebattre (s*), v. p. Se gava, 

Eboulemenl de terrain par l'action des eaux, s. m. 

Eigôoule, digache. 
Ecarter, v. a. Escavarta. 
Echantillon de vin, s. f. Tâsta, 
Echantillon de grain, s. f. Môstra. 



- 131 ^ 



ECH 



Echapper des mains, v. n. Mapa. 
Echapper, s'esquiver, v. n. el p. Se gandii. 
Echelle orJiaaire à 2 montants, s. f. EscMva, es- 

tsâva. 
Échelle à un seul montant, en arête de poisson, s. m. 

Escharassou, estsarassou. 
Eclabousser, v, a. Giscla, 
Eclaboussure, s. m. Gisèle, 
Eclair, s. m, Eiviou^ éiviou, iouasédse. Faire de^ 

éclairs, v, n,, ioussedsa. 
Eclat de pierre, s. f. Ascla. 
Eclat de bois, s. f Estèla. 
Eclater, v. n. un corps gonQé qui éclate. Espeta, 
Eclore, v. n. Espeii. 
Ecluse volante pour Tirrigation des prés, s. f. /i\s- 

tômpa. 
Ecoinçon, faux équerre, s. m. Esconsou. 
Ecorce d'arbre, lorsqu'elle est épaisse, s. f. Kofi- 

cha. 
Ecorcer un arbre, v. a. Diroucha, 
Ecorcher, v. a. ôter la peau. Espela, escourdsa. 
Ecouter, v. a. Esrouta, 

Ecraser, v. a. Cacha,, catsa, escachina, esponti. 
Ecrevisse, s. f. Tsombre, 
Ecuelle, s. f. Escudèla, 
Ecuisser (s'), en parlant du tronc d'un arbre, v. réfl. 

Esquéissa, 
Ecume, s. f. EspUma, 
Ecumer, v..n. Espuma. 



ECU 

Ecamoir^, s. m. Espumadoii. 

Ecureuil, s. m. Ichiroou. 

Effacer, ?. a. Escrafa. 

EHaroucher, v. a, Eivaraja, éivaradsa. 

Effroi, s. m. Esfrûi. 

Effrayer, v. a. Esfraia. 

Eglaotier, s. m. Ingouvin. 

Eglise, s. [. Aglèisa. 

Egrainer, v. a. Ingruna. 

Egratigner, v. a. Ingrounia, escarougna. gra' 

flgna. 
Elégant, fier, adj. m. Farau. 
Elégante, flore, adj. f. Faraûda. 
Elévation de terrain, f. Auouss&ra. 
Embarras, s. m. Inpaita. 
Embarrasser, v, a, Inpéita. 
Embarrassé, part. pass. m, Inpéita. 
Embarras.'iée, part. pass. f. Inpéitûda. 
Emblaver, v. a. Imblada. 
Embrouiller, v. a. Imbouïa. 
Emine (mesure de 12 litres 1/4). s. f. Eirmna. 
Emoi, s. m. Imai. 
Emondage, s. m. Poulasou. 
Emonder, v. a. Poula. 
Emolter, v. a. Escassouna. 
Emoosser, v. a. Afouta. 
Emouvoir, v. a. Bimôoure. 
Emporté, adj. des 2 g, Saoute. 
, Emprunter, v. a, Monieva. 



- 133 -- 



EN 



îri, prép. in, en venant, In venii, 

Jnclume, s. f. Inquiûdsa, 

encore, adv. Incâra^ tourna. 

Inergie, s. f. Eime, èime. 

Infant, s. m. Efon. 

Infler, v. n. Ifla, 

ittHé, part. pas. m. IfLe, 

Inflée, part. pas. f. Ifla, ifla 

infoncer dans un trou, v. a. enfouir. Introuca, 

Infermer, v. a. Insara, 

\n ici, adv. Inissâi, 

In ici, là-haut, adv. Intiinamoiin. 

înjamber, v. a. Escœtnbaria. 

înivrer (s'), v. p. Fioula, 

ennuyer, v. a. et p. Imbestia, 

enragé, adj. m. Fouet. 

enrayer, v. a. Imbara. 

enrhumer, v. a. Inroumassa. 

ensemble, adv. Assein. 

ensemencer, v. a. Inpoousa. 

ensevelir un mort, v. a. Basa 

Hntamer, v. a. Intamena. 

2nter, v. a. Inta. 

întété, adj. m. Tes tu. 

îintêtée, adj. f. Testùda. 

entonnoir, s. m. Inboussâire. 

Sntrée, à rentrée de. Intron, à rentrée du carême. 

La carém'intron. 
Entrer, v. a. Se saca. 



{-a 



- i.Vk - 



EN 

Entretien, s. m., conversation. Soouvas. 

Entretenir, v. a., converser. Sôouvassa. 

Envelopper, v. a., entortiller. Invartoiiïa, 

Envie, s. f. Iveje, ivédse. 

Envieux, adj. m. Ivejous, ivedsous. 

Envieuse, adj. f. Ivejousa, iveclsoùsa. 

Envoyer, v. a. Manda. 

Eparpiller, v. a. Escampilla, escampia. 

Epaule, s. f. Espanla. 

Epée, s. f. Espâsa, 

Epi, s. m. Esp'idsa, 

Epier, v. n., monter en épi. Espija^ espidsa. 

Epier, v. a., regarder furtivement. Espiincha, es- 

piintsa. 
Epierrer, v. a. Espeirija, espéiridsa. 
Epingle, s. f. Espioûna. 
Eplucher, v. a. Espepiouda. 
Epousée, s. f. Novia, 
Equerre, s. m. Escâire, 
Error, v. n. Treva. 
Eruption d^humeur, s. m. Déibouor. 
Escalier, s. m. Eschavié^ estsavié. 
Espace de temps, circonstance, s. m. Sachi. 
Espèce, race, s. f. Mena 
Espion, s. m Vesou. 
Espionne, s. f. Vesoûna. 
Esprit follet, s. m., lutin. Latii. 
Esquille, s. f. Chatilla, tsatia. 
Essaim d'abeilles, s. m. Bru. 



i:];i - 



ES 



Essieu s. m. Ai^ ai. 

Essuyer, v. a. Issudsa. 

Essuyer quelque malpropreté, v. a. Pana, 

Etain, s. m. Esto7i. 

Eté, s. m. Estioxt. 

Eté (saison d'), f. Estivâda. 

Eteindre, v. a. Amour ta. 

Etoile, s. f. Estiâva. 

Eteule, paille restée après la moisson, s. f. Restoûi, 

Etrangler, v. a. Estriingouva. 

Etre, V. subst. Esse. 

Etre en repos, v. n. Esta. Laisse-moi tranquille, 

laissa m'esta. 
Etre imaginaire dont on fait peur aux enfants, s. m. Ba- 

baou. 
Etoufler, mourir en parlant des animaux, v. n. Es- 

toufa. 
Etroit, adj. m. Estri, estsas. 
Evôché, Si m. Avesca. 
Eveillé, gai, entrain, adj. m. Ivilla, ivîa. 
Eveillée, gaie, entrain, adj. f. Ivillada., iviâda. 
Evéque, s. m. Avésque. 
Examiner, v. a. Murmura. 
Excavations dans les clapiers, s. f Cabouos. 
Excroissance, s. f. Mariiioûla. 
Expérimenter, connaître, savoir, v. a. Avartii. Il le 

sait, le connaît, l'o-t-avartii. 
Exploit, acte d'huissier, s. m. Espli. 



— 138 - 



FON 



Fontaine, s. f. Fouon, 

Forge, s. f. Fardja, fardsa. 

Forger, v. a. Farja^ fardsa. 

Forgeron, s. m. Fâoure. 

Fossé, s. m. Yala. 

Fossé collecteur, s. f. Mâira. 

Fossé couvert, s. m. Arjai, ardsâi. 

Fosse h fumier, s. m. Foumaré. 

Fosse mortuaire, s. m. Cros. 

Fou, adj. m. Chimple, 

Fouine, s. f. Fama. 

Fouiller, v. a. Furdsa, 

Fouiller avec un bâton, v. a. Fougowma, 

Fouler, v. a. Chooucha^ tsooutsa. 

Fourche, coudée en forme de pioche pour charger le fu- 
mier, s. m. Piar, 

Fourmi, s. f. Amaséda, berbegi. 

Frais, adj. m., en parlant du temps. Frechurous. 

Fraise, s. f., fruit du fraisier. Madsoûfla, 

Frambroise, s. f. Impoisa. 

Frapper, v. a. Piqua, 

Frêne, s. m. Fâisse. 

Fréquenter, v. a., hanter un lieu. Treva. 

Frère, s. m. Frâire, 

Frère, m., iFun côté seulement, s. m. Frairastre, 

Frères et sœurs, plur. Frirogyia, frirlna. 

Fressure, s. f., le poumon et la rate des animaux. Cou- 
râda, 

Fringaler, v. n. Quilla^ quia. 



FRI 

Frire, v. a. Grasilla, grasia. 
FrissoD de la fièvre, s. m. Tromble. 
Friture, s. f. GrasiUada, grasiada. 
Froid, s. m. Fri. 
Promage mou, s. f. Tourna. 
Fruit, s. f. Fruta. 
Fumée, s. m. Fun. 
Fumier, s. m. Fun. 
Fuseau, s. m. Ftis. 



Gage de domestique, s. m. Couvenin. 

Galetas, s. f. Tsabona. 

GarçoD, fort, s. m. Droulas. 

Garçon, jeune, s. m. Drôle. 

Garçon, petit, s. m. Drouté. 

Gaspiller, v. a. Petaflna. 

Gâteau de pâte de pain, s. f. Poûnpa. 

Gâter, V. a. Digaïa. 

Gauche, adj. m. Guerlhe. 

Gauche, adj. f. Guèrlha. 

Gazonner (se), v. n. S'amoutii. 

Gelée, s. f. et m. Giavada, gîaou, dsiavûda, dsiaou. 

Geler, t. n. Giava., dsiava. 

Gencive, s. f. Gingiva. 

Genêt, s. m. Janes, dsanès. 

Genièvre, s. m. Janebre, dsanébre. 



lio 



GÉ 



Génisse, s. f. Brava. 

Gens (les), le monde, plur. Lou mounde. 

Gerbes rangées sur Taire. Aiïroou. 

Gerbes (mettre en). Jarbeiî^a, dsarbéhm. 

Gercer, v. n. Rima, 

Gerçure, s. f. Rima, 

Germer, v. n. Breuilla, breiiïa. 

Germination des graines, s. f. Breuilla, breûia. 

Giboulée, s. f. Imarsintsada, 

Giron, de la ceinture au genou d'une personne assise, 

s. f. Fâouda. 
Girouette, s. f. Girouveta^ dsirouvéta. 
Gisant (être), v. n. Jaire, dsaire. 
Gîte du lièvre, s. m. Jas, dsas. 
Goitreux, adj. m. Gama. 
Goitreuse, adj. f. Gamâda. 
Gond, s. m. Goufou. 
Gonfler, v. a. Confia. 
Gonflé, part. pas. Confie. 

Gosier, s. f. et m. Courniôla, gargamèla, trigidou. 
Gouffre, eau profonde, s. m. Gour. 
Goupillon, s. m. Esparsou. 
Gousse, s. f., enveloppe des graines de légumineuses. 

Gâta. 
Goûter, V. a. Tas ta. 

Goûter, s. m., le repas d'après midi. Gousfa. 
Glaçon, s. m. Gléva. 
Gland, s. m. Aglon, 
Glaner, v. a. Inglena. 



- 141 -. 



GLA 



Glas funèbre, pi. m. Lous cla. 

Glisser, inopinément, v. n. Quitta, esquilta, ras- 

te ta. 
Glisser, volontairement, v. n. Ingtina, 
Gloriette, s. f., petit réduit derrière le four. loiiréta. 
Glousser, v. n., crier comme la poule-mère. Ctuchi. 
Glouton, s. m. Goiitâire. 
Gloutonnement manger, v. n. Goûta. 
Gré, s. m. Gra, 
Grain, s. m. Gro, 
Grand, adj. m. £é. 
Grande, adj. f. Bêla, 
Grand-père, s. m. Pêiré. 
Grand-mére, s. f. Méiréna. 
Grange, s. m., sol de la grange. Soutié. 
Grelot, s. m. Car cave. 
Grenouille, s. f. Royia. 
Griffe, s. m. Arpiou. 
Grimace, s. f. Ingùouniâda. 
Grimper, v. n. Agrava, 
Grogner, v. n. Rena, 
Gué, s. m. Gas. 
Guéer, v. n. Gasa. 
Guères.^ adv. Gaire, 
Guéret, s. m. Garai, 
Guet, s. f., surveillance attentive. Escoûta. 



i 



^ 142 - 



H 



Habitation rurale isolée, s. m. Mas. 

Habiter, y. n. Damoura, 

Hache, s. f. Hacha, atsa. 

Hacher, v. a. Chapla, tsapla. 

Hanneton, s. m. Moounèira, 

Hanter, fréquenter, v. a. Treva. 

Hardes, plur. m. Fooure, 

Hasarder, v. a. Asarta, 

Hâte, s. f, Couita, 

Hâter, v. a. et p., se hâter, Acouita^ s'acouita. 

Hâtif, adj. m. A^ounou. 

Hâtive, adj. f. Abouriva, 

Haut, adj. m. Nâoii. 

Haute, adj. f. Ndouta. 

Hauteur, s. f. AuoussUra, 

Hennir, v. n. Ina. 

Herse, s. m. Escassounaire, 

Herminette, s. f. Eisséta. 

Hêtre, s. m. Faou, 

Heure, s. f. Houra, 

Heurter, v. a. Tabusta. 

Hideux, adj. m. Fer. 

Hideuse, adj. f. Fera, 

Hirondelle, s. f. Girounda. 

Hiver, s. m. lûver. 

Hocquet, s. m. Jeiica^ dseuca. 

Homme, s. m. Home, orne. 

Hôpital, s. m. Espitâou. 



-- 143 -^ 



HOR 

, s. m. Relouôdse, 

té, s. f., abri pendant la nuit, Retirûda, 

m'. Grifou. 

f. Ollii. 

, s. m. Charvein. 
i. num. lèi. 
e, adj. m. Flougnar, 
e, adj. f. Flougnûrda. 



Ichi, issâi, isso. Qu*y a*t-il, qu*es isso. 
idv. Issava» 
idv. Uissâi. 
adv. Issamoun. 
e, adj. m. Bastar, 
e, adj. f. Bastârsa. 
, adj. m. Foutrâoit, 
, adj. f. Foutrâouda. 
. f. Tailla, tâia. 

îans toute sa force, s. m. Feo abranda, 
i, adj. m. Ve^ow. 
e, adj. f. Vesoûna, 
;, adj. m. Aniucin, 
e, adj. f. Aniucinta. 

3nts de travail, outils de l'ouvrier, pi. m. Espli, 
V. a, Issoulinta, 
re, s. m. Ivintâri, 



- lu - 



IR 



Irrigaer les prés, v. a. Asauga, 
Ivre, adj. m. Fioule. 
Ivre, adj. f. Fiofda. 



Jachère, s. m. et f. Garai, estivCida. 

Jalousie, s. f. Javougio, dsavougio. 

Jamais, adv. Jamai, dsamâi. 

Jambe, s. f. Chomba, tsomba. 

Jardin, s. m. Hor, 

Jarretière, s f. Chambailla^ tsambâia. 

Jeté, part. pas. m. Tra. 

Jetée, part. pas. f. Traita, 

Jeter, v. a. Eschampa, estsampa, traire. 

Jeu, s. m. Jouo, dsouo. 

Jeudi, s. m. Diijouo, dit dsùou^ lou dsùou 

Jeune, adj. m. Jouéino, dsoiièine. 

Jeune, adj. f. Joueina^ dsouèina. 

Joie, s. f. Dsâou. 

Joindre, v. a. Dsougne. 

Joli, adj. m. Jontie, dsontie. 

Jolie, adj. f. Jinta, dsinta. 

Joue, s. f. Jaouta, dsâouta. 

Jouer, V. n. Joua, dsoua. 

Joueur, s. m. Jouaire, dsouâv^e. 

Jour, s. m. Jour., dsour. 

Jucher, v. n. Juca, dsuca. 



— 146 — 



.11 



Juchoir, s. m. Jucadou, dsucadou. 

Jumeau, s. m. Bessou. 

Jumelle, s. f. Bessoûna, 

Jument, s. f. Ëgua, èga. 

Jument poulinière, s. f. Cavdla. 

Jusque, prép. Intro, Jusqu'à la fin, intro la fi, 



La, art. sing., s. t*. La 
Là, adv. Atii, 
De là, adv. D'atii. 
Là-bas, ad. Alaiin^ alili. 
Là-bas (en), au-delà, adv. In-ilâi, 
Là-haut. Amoundâou, 
Labourer, v. a. Lavoura. 
Laid, adj. m. Viâou. 
Laide, adj. f. Viaousa, 
Laine, s. f. Lôna, 
Lait, s. m. Lui, 

Lame de rocher volcanique-trachytique servant à cou- 
vrir les habitations, s. f. Lûousa, 
Lampe, s. m. Lun^ tsavé. 
Le, art. sing. m. Lou, 
Lécher, v. a. Lepa. 
Léger, adj. m. Loudsié. 
Légère, adj. f. Loudsiét^a 
Lessive, s. f. Budsûda, 



- 146 - 



LE 



Levier en fer, s. m. Pâou 1er 

Levreau, s. m. Lebrûou. 

Lézard gris, s. f. Vahréna, 

Lézard vert, s. m. Ver, 

Licou, s. in. Chabestre, tsabestre. 

Liée, temps pendant lequel les bœufs et vaches restent 

sous le joug, s. f. Liada, iada. 
Liée (première), du malin à midi, la matinée, s. f . 

Proumèira iada. 
Liée (dernière), de midi au soir, la soirée, s. f. Darèira 

iâda. 
Lien entourant Tenfant au maillot, s. m. Liindra. 
Lieu, s. m. Lio, io. Je ne Tai trouvé nulle part, en 

aucun lieu. Z'ée pa ti^ouba ein io. 
Lieu (au), prép. Or, au lieu de dormir, va travailler. 

Or de diurmi, vâi trabaîa. 
Lieu bas, s. f. Baissa. 
Lieue, s f. Lèga. 
Lièvre, s. f. Lèbra. 
Limiter, v. n., confiner à. Boùva. 
Linge, s. m. Liinge, iindse. 
Linteau, dessus de porte ou de croisée, s. m. Lioundar^ 

ioundar. 
Lire, v. a. Legi^ ledsi. 
Liseron, s. I. Couriâssa. 
Lit, s. m. Lèi. 
Litanies, f. pi. Littogne. 
Liteau, s. m. Listé. 
Litière, s. m. Jas^ dsas. 



Ll 

Livre, s. m. Liibre, iibre. 

Livre, poids, s. f. Lieoura, iéoura. 

Local grand et délabré, s. m. Basacle. 

Lcge à porcs, s. m. Assou. 

Loquet, s. m., chané. Tsané. 

Loire (la), fleuve, s. m, Loge, lèdse. 

Loisir, s. m. Lèse. 

Louche, adj. m. Guérlhe. 

Louche, adj. f. Guèrlha 

Louer, v. a. Liuga, iûdsa. 

Lumière, s. m. Lun. 

Lune. s. f. Liuna, iûna. 

Lune clair de. s. m. Liuneira, iunéira. 

Lundi, s. m. DU liu, l'on liu, lou iu. 

Lutin, esprit follet, s. m. Latii. 



M 

Ha, ad. pos. f. Ma. 
Mâche, s, f, Pon froumin. 
Mâcher, v. a. Mastia. 
Mâchoire, s. f. Gara. 
Maçonnerie forte, s. m. Bari. 
Mai, mois de, s. m. Mai. 
Main, s. f. Mo. 

MaintenaDt, adv. Aiara, avoûra. 
Maintenir, v. a. Mantène. 
Maison, s. m. Houstaou. 



-. 148 -- 



MAI 

Maisonnette, s. m. Houstavou, 

Maison isolée, s. m. Mas, 

Mal, s. m. Mâou. 

Malade, adj. m. Mavaoute. 

Malade, adj. f. Mavâotita. 

Maladie, s. f. Mouvadio, 

Maladie contagieuse, s. m. Méré. 

Maladif, souffreteux, adj. m. Peille, 

Maladive, souffreteuse, adj. f. Peilla. 

Malheureux, terme de compassion, adj . des 2 g. Pecâire, 

Malheureux, infortuné, adj. m. Desfourtiana. 

Malheureuse, infortunée, adj. f. Desfoiirtiwnâda. 

Maman, s. f. Marna, 

Manger sans appétit, en parlant des bestiaux, v. a. 

Chougna, tsounia. 
Manœuvre, s. f. Manobra, 
Manque, s. f. Fâouta. Il me manque beaucoup, me 

fâi fâouta béico. 
Manteau, s. m. Mante, 
Marc de fruit pressuré, s. f. Dracha^ drâtsa. 
Marché, s. f. Pacha, patsa. 
Mardi, s. m. DU mar,, lou mar. 
Marier, v. a. Marida. 
Marmite, s. f. Oûva. 
Marraine, s. f. MétYéna, 
Marron," s. f., fruit du châtaigner. Sardoûna, 
Marteau, s. m. Marte. 
Marteau des carriers, s. f. Boûra. 
Mars, mois de, s. m. Mar. 



MA 

Masure, s. m, Chasou, tsasaou. 

Matin, s. m. Matii.' 

Mâtin, gros chien, s. m. Mastii. 

Matinée, s. f. Prouméira iada. 

Matrice, s. f, Mâira. 

Mauvais, acij. m. Peu. 

Mauvaise, adj. f. Pe&ta. Faire maiivai:^» lin. faï7 

peuta fi. 
Mélange de grains, s. f. nuKHclûda. 
Mêler, V. a. Mescla. 
Mensonge, s, m. Messoûiidsa. 
Mentir, v. n, Baiila na meaw'mtlsa. 
Mère, s. f. Mâira. 
Merci, s. m, Gramnci. 
Mercredi, s, m. Du mècre, lou inévre. 
Méridienne, repos de midi, s. f. Média- 
Méteil, s, f. Fj-ouniintsda. 
Mettre, v. a. Bouta. 

Mettre en sûreté, v. a. Restréfina, estrema. 
Meule, s. f. Môva. 
Meule de blé allongée, s. m. Abtiou . 
Meunier, s. m. Moounié. 
Meunière, s. f. Moounèira. 
Midi, s. m. Méidsour. 
Miel, s m. Miaou. 
Miette, s. f. Brisa. 

Milan, s. m., uiseau de proie. MîOrou. 
Milieu, S; m. Mèi. 
Milieu le, s. m. Lou méitan. 



HIN 

Mince, adj. m. Priin. 

Mince, adj. f. Prima. 

Miope, adj. des 3 genres. Chupe. 

Miroir, s. m. Mirai. 

Mite, s. f., insecte. Dama. 

Moi, pron. pers. léou. 

Moine, s. m. Mouine. 

Moineau, s. m. Patsar. 

Moins, adv. Miin. 

Mois, s. m. Mi. 

Mois, durée d'un, s. f. Mesada. 

Moisi, adj. m. Chaotunegi, tsdoumegi. 

Moisie, adj. f. Chaoumegida, tsaoumegida. 

Moisson, s. f. Méissou. 

Moissonner, v a. Méissouna. 

Moissonneur, s. m. Mêissounié. 

Moitié, s. f. Méita. 

Mon, pron. pos. m. Moun. 

Monnaie, s. f. Mounêda. 

Monsieur, s. m. Mouchu. 

Montoir de grange, s. m. Montadou. 

MonstD), s. m. Mostre. 

Montre, s. f. Mostra. 

Montrer, v. a. Moustra. 

Moquerie, s. f. Mouquario. 

Morceau d'étoffe, s. m. Petas. 

Morsure, s. f. Mourdiûda. 

Mouchoir, s. m. Mouchadou, moutsadou. 

Mou de veau, s. m. Astê. 



MOU 

Moudre, v. a. Môoure. 

Houlin, s, ni. Mouvi. 

Mouiller, v. a. Bagna. 

Mouillure, s. f. Bagnadiûra. 

Mourir, v. n. Mouri. 

Mourir, en parlant des aaimnus, v. n. Estoufa. 

Mael, adj. m. Mu. 

Muette, adj. f. Mûda. 

Mule, s. f. Miola. 

Mulet, s. m. Mioou. 

Mur, .s. m. Pari. 

Mur, adj. m. Madiur. 

Mure, adj. f. Madiura. 

Mure, s. f. Amoûra. 

Mûrier, s, m. Amourié. 

Mûrir, V. a. Amadiura. 

Murmurer, v. n. Rena. 

Museler, v. a. Mourailla, mouraïa. 

Muselière des bœufs, etc., s. f. Mourût, moursou. 



Nager, v. n. Nada. 

Naître, v. n. Naisse. 

Navette de la corde d'un char â vaches, 

gla. 
Né, adj. m. Nêichu. 
Née, adj. f. Néichûda. 



-- 152 •- 



NEi 



Neige, s. f. Chira, 

Neiger, v. n. Chira. 

Nettoyer, v. a. Netedsa. 

Neuf, adj. nura. Noou. 

Neuf, nouveau, adj. m. Nôou, 

Neuve, adj. f. Nôva, 

Neveu, s. m. Nebou. 

Nez, s. m. Nas. 

Niais, adj. m. Nèche, foutrâoic. 

Niaise, adj. f. Nècha^ foutraouda. 

Niaiserie, s. f. Foutâisa, 

Nichée, s. f. Niisada. 

Nicher, v. n. Niisa. 

Nid, s. m. Nil, 

Nièce, s. f. Nèssa. 

Nier, v. a. Nega. 

Nigaud, adj. m. Nèche, catari. 

Nigaude, adj. f. Nècha, catarma, 

Noël, s. m. Chavinda, tsavmda. 

Nœud, s. m. Nous. 

Noir, adj. m. Nier. 

Noire, adj. ï.Nèira. 

Noisetier, s. f. Avâissa. 

Noix, s. f. Nou. 

Nombril, m. Inbougni. 

Nouer, v. a. No usa. 

Nouveau, adj. m. Nouvé, De nouveau, encore une fois^, 

tourna. 
Nouvelle, adj. f. Nouvèla. 



- 153 — 



NO 

>foyau, s. m. Noujai, noudsai, 
Voyer, s. m. Nougié, noudsié. 
^oyer (se), v. n. S'mnedsa. 
>Iu, adj. m. Diniu. 
SmQs adj. f. Diniùda, 

>Iuque, s. m. Coupé. 



O 



Dbscur, adj. m. Esquiur. 

Dbscure, adj. f. Esquiùra. 

Slil, s. m. Èi, 

[Euf, s. m. lôou. 

lËuf laissé daas le nid pour engager les poules h pon- 
dre. Niisâou. 

Sîuvre, s. f. Obra. 

Dgnon, s. f. Séba, 

3ie, s. f. Aoutsa, ûoutsa. 

Oindre, v. a. Ougne. 

Diseau, s. m. Ooiissé, ôoussé. 

Dmbragé, adj. m. Oumbrin, 

3ngle, s. m. Onglie, onliie, (Se prononce comme le 
gli en italien.) 

3nglée, froid au doigt, Esse gobi. 

3nze, adj. num. Vonse. 

3rge, s. m. Erdse. 

orgueil, s. m. et f. Arguèi, cresinssa. 

11 



- 454 - 



OR 

Ormeau, s. m. Ooume, ooume. 
Ornière profonde, s. f. Batsdssa. 
Orteil, s. m. Artèi, 
Osier, s. m. Vedii. 
Oter, V. a. Gara. 
Où, d'où, adv. Oun^ d'oun. ' 
Oublier, v. a. Ichubla. 
Oui, part. aff. Oï, diavo. 
Oui-da, part, atfir. Obé. 
Ouïn V. a. Oougi^ oougi. 
Outils d'ouvrier, pi. m, Espli. 
Outre, s. f., à porter du vin. Bouta. 
Ouvrir, v. a. Bada. 



Pacage, s. m. Pastié. 

Paillasse, s. f. Coussèira. 

Pain, s. m. Po. 

Paire, couple, s. m. Pari. 

Paître, mener paître le bétail, v. a. Jita, dsita. 

Papillon, s. m. Parpaïou. 

Pâques, s. f. Pache. 

Par, au travers, prép. Per. A travers les prés, pèspras, 

pour : per tous pras. 
Parâtre, s. m. Pèirastre. 
Parrain, s. m. Pèiré. 
Paraître, v. n. Parisse, 



PA 

Parc à moutODs, s. m. Par. 

Pareil, semblable, adj. m. Parié. 

Pareille, semblable. a(ij. f. Parèira. 

Paroisse, s f. Parotsa. 

Part (quelque), adv. Indiicon. 

Partager, v. a, Partii. 

Partie séparée, s. f., quartier, filon. Rudèla. 

Pas, poiot, plus, part. nég. Dsi,piu. 

Passage solitaire, dangereux, adj. m. Souvastrous. 

Passe-partout (scie), s. 1. Loûba. 

Passer fréquemment, v. a. Passedsa. 

Pâte, s. f., de farine. Posta. 

Patience, s, f. Adhéj-a. 

Patte, s. f., d'animal. PSouta. A quatre pâtes, a grata 
paouta. 

Pauvre, adj. m, Pûoare. 

Pauvre, adj. f. Pâoura. 

Pavé, s. f. Oalada. 

Paver, v. a. Calada. 

Peau, s. f. Pè. 

Pèche, s. f. fruit. Paraulsa. 

Pécher, s, m., arbre. Parsidsié. 

Pécheur de poisson, s. m. Pechûîre. 

Peigne, s. m. Pintsa. 

Peigner, v. a. Pintsina. 

Peine, s. f. Eimûi, éimôi. 

Pelé, adj. m. Piava. 

Pelée, adj. f. Piavttda. 

Pelle, s. f. pava. 



— 156 — 



PEL 

Peller, se servir de sa pelle, v. a. Pavedsa. 

Peloton, s. m. Staboutoti. 

Pelure, s. f. Piavdia, 

Percepteur, s. m. Taillaire, taîûire. 

Percer, v. a. Trôoucha^ trôoutsa. 

Percerette, s. m. Birou. 

Perdre la tôte, v. n. Vira la coucotirèla. 

Perdrix, s. f. Padrt. 

Père, s. m., celui qui a engendré. Paire. 

Père (grand), s. m. Péiré, 

Période, saison, s. f. Mtravâda, 

Personne, s. f. Dindiu, 

Personne stupide, s. f. Bestiûssa. 

Pétrin, s. m. Mai. 

Pétrin, s. m. (pioche large pour pétrir la chaux). 

Pastou. 
Pétrir, v. a. Pasta. 

Peu, s. m. Pûou, gâire. A peu près, gaire bé. 
Peuplier d'Italie, s. m, Fiavaré. 
Peuplier commun, s. m. Pibou. 
Peuplier noir, s. m. Persenai. 
Peur, s. f. Pavour. 

Peur (avoir peur, céder, fuir), v. n. Capouna. 
Peut-être, adv. Belèou. 
Phalange des doigts, s. f. Once. 
Pic-vert, s. m. Picatas. 
Pie, s. f. Pâga. 
Pièce, s. f. Pèssa. 
Pied (partie du corps), s. m. Pé. 



- 137 -^ 



PIE 



Pied (mesure de longueur), s. m. Pé. 

Piège pour les grives (une pierre en équilibre sur un 
quatre de chiflres). Trioûva, 

Pie-grièche, s. f. Pindar. 

Pierre, s. f. Pèira, 

Pierre (un morceau plus dur, d'un aspect différent et 
enchâssé dans Tintérieur de la pierre), s. ra . Tai. 

Pierres (amas de), s. m. C/tièr. 

Pierres (grand tas de), s. m. C lapas. 

Pierre ponce, s. m. Tri fou, 

Pierre plate et épaisse sur laquelle les femmes savon- 
nent le linge, s. f. Trioûva. 

Piètre, faible, adj. des 2 genres. Trasse. 

Pieu, s. m. Paou, péicé. 

Pignon, s. m. (meule de blé circulaire). Plandsou. 

Pignon d'un bâtiment, s. f. Aguilla, aguia. 

Pioche forte pour ouvrir la terre, s. f. Piontsa. 

Pioche pour biner, s. m. Fessou. 

Pioche pour faire les rigoles des prés, s. f. Dsâia. 

Piocher, biner, v. a. Pioutsa, fourre. 

Piquer, v. a. Pougne.- 

Piqué dos mites, adj. m. Dama. 

Piquée des mites, adj. f. Darnâda. 

Pin, s. m., arbre. Pi, 

Pin, s. m., jeune. Pinatéi. 

Pin, s. f. (jeune bois de pin). Pinatèla. 

Pincer, v. a. Pimpigna. 

Pincée, s. t. Pinpignâda. 

Pinson, s. m., oiseau. FîHdouvé, 



188 - 



PIS 



Pis de vache, s. m. Pèi. 

Pitance, s. f. Conpanadse. 

Pitié, s. f. Piata. 

Plaider, v. n. Plededsa. 

Plaideur, s. m. Plededsâire. 

Plaindre, v. a. Plogne. 

Plaindre (se), v. p. Se plogne, se rancura. 

Plainte, s. f. Ploïta. 

Plaise à Dieu, interj. Basta. Plaise à Dieu que ce soi t., 

ba^ta lou co. 
Plaisir, s. m, Plasé. 
Plaisir (chère-lie), Tsièra, Bêcher, faucher, voilà mon 

plaisir (c'est-à-dire, voilà le travail que j'aiiao"). 

Bèissa^ sedsa, atii ma tsièra. 
Planche courte, s. m. Courtsu7i. 
Planche de champ, labourée h part, s. f. Fâissa, 
Planche mince, s. m. Parun, 
Plein, rempli, adj. m. Plé, 
Pleine, adj. f. Pléna, 
Pleine (en parlant des femelles des animaux), femel i« 

portière, adj. f. Priin. 
Pleurer, v. n. Piûra. 
Pleuvoir, v. n. Plôoure, 
Plier, V. a. Pleja, pledsa. 
Pluie, s. f. Pleûia. 
Pluie à verse, s. f. Pluiâssa. 
Pluie (ondée de), s. f. Ramada, 
Plus, de plus, davantage, prép. Mai, demai. 
Plus, point, part. nég. Piti, dsi. 



m 



- 159 - 



PLU 



Plus tôt (avant), adv. Pu léou. 

Plutôt, de préférence, adv. De davos. 

Poêle à frire, s. f. Padèla. 

Poire, s. î. Péra, 

Poids (à peser), s. m. Pés. 

Poireau, s. f. Pourada, 

Pois, s. m., légume. Pèse, 

Poison, s. m. Pouisou. 

Poisson, s. m. Pézssou. 

Poitrail, s. m. Pitre, 

Poivre, s. m. Pébre, 

Poix, matière résineuse. Pédsa, 

Poltron, adj. m. Capou. 

Poltron, adj. f. Capoûna. 

Pommes et poires cuites au (our avec de la farine. 

Farchun, 
Pomme, s. m. Poxm, 
Pomme de terre, s. f. Trifola, 
Porc, s. m. Pouor, 
Portail, s. m. Pourtâou, 
Porte ou croisée de derrière d'une grange, s. f. Pous- 

terna. 
Pot (grand), s. m. Bitsa, 
Pot (moyen), s. m. Bitsoit, 
Pou, s. m., insecte. Pesoùi. 
Poulet, s. m. Gourou, 
Poulette, s. f. Gouroûna. 
Poulie, s. f. Pouvéïa. 
Pourquoi, conj. Perqué, 



- 160 — 



POU 



Pourri d'humidité en parlant du bois, adj. m. Abasa- 

gni. 
Poursuivre à la course, v. a. Acoursa, 
Pourvu que, conj. Mes que. 
Pousser des rejetons, v. n. Banfeilla, ranfeïa^ 
Poussin, s. m., petit de la poule. Pougi. 
Pouvoir, v. a. Poudre, 
Pu, part. pas. Poudiu, 
Pouzzolane, s. m. Gorgue, 
Carrière de pouzzolane, s. f. Gourgiiéira, 
Prairie humide, s. f. Sâgnoi, 
Pré, s. m. Pra, 
Précoce, adj. m. Abounou, 
Préc<>ce, adj. f. Abouriva, 
Prendre, v. a. Préne. 
Prendre à gages, v. a. Loudsa, 
Presser fortement, écraser, v. a. Cacha, catsa. 
Presser, v. a. Choôucha^ tsôoutsa. 
Presser la vendange, v. a. Trouïa, 
Pressoir, s. m. Trèi, 
Prier, v. a. Preja, predaa. 
Printemps, s. f. Prima, 
Prix, s. m. Près, 
Profit, s. m. Proufei. 
Propos, discours, s. m. Prepûou, 
Propriété (bien fonds), s. m. Bé. 
Protestant, s. m. Iganaou, 
Protestante, s. f. Iganaouda, 
Prunelle de Toeil, s. m. Vistou. 



- 161 ~ 



PU 



Public (le), s. m., les gens, Iç monde. Mounde. 

Puce, s. f. Nèira. 

Pudeur, s. f. Vergougna, 

Pudique, adj. m. Vergougnous. 

Pudique, adj. f. Vergougnoùsa. 

Puiser, v. a. Pousa. 

Puits, s. m. Pou, 



Quand, ndv. Qu*oûra, 

Quartier, s. f. Rudèla, 

Quatorze, adj. num. Quatouôrdse. 

Quatre, adj. nura. Quatre. 

Quatre-vingt, adj. nura. Quatre viin. 

Quelque, adj. m. Qudouque. Quelque homme que ce 

soit, quaouqu' homme q'aco diatse. 
Quelque, adj. f. Quaouqua, Quelque femme que ce 

soit, qudouqua ferma q'aco diatse. 
Quelque chose, adj. Quicon. 
Quelque part, adv. Indiicon. 
Quelqu'un, s. m. Quôoucu. 
Quenouille, s. f. Fiavoûsa. 
Querelle, s. f. Garédsa. 
Quereller, v. a. Garedsa. 
Querelleur, s. m. Bujar, budsar. 
Quérir, v. a. Quère. 
Queue, s. f. Couo, couèina, cçuèta^ 



- 162 - 



QUI 

Qui, pron. relat. Quâou. 
Quinze, adj. num. Tiinze, 
Quoi, que, pron. relat. De que. 



R 



Race, s. f., espèce. Mena, 

Racine, s. f. Raja, radsa. 

Raccourcir, v. a. Acourtidst, 

Raide^ adj. m. Beje, teje, rédse, tédse. 

Raide, adj. f. Reja^ teja^ rédsa, tédsa. 

Raie, marque de rayure en terre, s. f. Estarajada. 

Rainette (pomme de), s. f. Granéta, 

Ramasser, v. a. Acampa. 

Rameau, s. m., branche feuillée. Rama, 

Rampe d'accès, s. m. Montadou, 

Rangée, s. f. Tèira. 

Ranger, v. a. Atéira, 

Rapiécer, v. a. Peta^sa, 

Rare, adj. des 2 genres. Raie, 

Ras, tout contre, prép. Aras, raji. 

Rasoir, s. m. Rasou, 

Rat, s. m. animal rongeur. Jâri, dsdyn. 

Rais (engeance des rats), f. Rattun, 

Râteau, s. m. Rasté. 

Ratisser, v. a. Rastela, 

Rave, s. f. Râba, 

Rave (feuille "de la), s. f. Rabissa, 



- 163 - 



RA 



Ravin, s. m. Rasas, 

Rayer, v. a. Escrafa. 

Rayon d'une zone, s. m. Rai. 

Recevoir, v. a. Ressoupre, 

Reçu, part. pas. m. Ressoupu. 

Reçue, part. pas. f. Ressoupûda, 

Réfléchir, v. a. Murmura. 

Refroidir, v. a. Esfregi. 

Regain, s. m. seconde herbe des près. Revioure. 

Regarder, v. a. Aséima. 

Règle, pour raser la mesure des grains, s. f. Gadouira. 

Reine, s. f., réponse du roi. Réina. 

Rejeton, s. m. Ranféi, 

Réjouissance des ouvriers à la fin de l'œuvre, s. f. Re- 

boula. 
Rempart, s. m. Bari, 
Renard, s. m. Rinar, 
Résine, s. f., sève des conifères. Tésa, 
Respirer, v. n. Tira sa véna. 
Resserrer dans l'eau un tonneau ou autre vase en bois, 

V. a. Indotiii, 
Rester, v. n., ne pas quitter un lieu. Cala, 
Rester tranquille, v. n. Damoura. Reste tranquille, 

damouôra. 
Retarder, v. a. Indaréira, 
Retour (de), de nouveau, adv. Tourna, 
Retourner, v. a. Revira, 
Réveiller, v. a. Ivilla, divilla,, ivîa^ divîa. 
Revenant, s. m., défunt revenant sur terre. Trèva, 



- 16i 



Revenir à la maison, v. n. S'amassa, s'acampa. 

Ride, s. f., pli de la peau du visage. Rima, 

Rideau, s. m. Ridé. 

Rien, s. m. Ré. 

Rigole pour Tirrigation des prés, s. f. Rusa. 

Rive, s. f., bord J'un cours d'eau, Riba. 

Rivière, s. f. Ribèira. 

Rixe suivie de coups, s. f. Batôsta. 

Robe, s. f. Râotiba. 

Rocher, s. m. Ron. 

Rôder autour du môme lieu, v. n. Treva. 

Rogations (fête des), s. f. Rose. 

Rond, adj. m. Redoun. 

Ronde, adj. f. Redofmda. 

Roi, s. m. Rei. 

Ronger, v. a. Rouja^ roudsa. 

Rosée, s. f. Eigônia., éigonia. 

Rotule, s. m. Roulé. 

Roue, s. f. Roda. 

Rougeur, s. m. Far. 

Rouille, s. m., résidu du fer rongé par Toxigène 

Rougie. 
Rouiller, v. a. Rougilla, 7*ougia. 
Rouleau, s. m., bois arrondi en fongueur. Roicïou. 
Rouler (état d'un corps roulant), m. Lou ronle. 
Rouleur de nuit, s. m. Varâire. 
Ruche, s. f. Chastra, tsdstra. 
Rue, s. f. Chareira, tsaréira. 
Ruelle, s, f. Chantou., tsantou. 



-- 165 — 



R13I 

Ruiner, v. a., mettre en ruine. Dirouii. 
Ruisseau, s. m. Itîou. 



Sa, pron. poss. f. Sa, 

Sable, s. f. Aréna, 

Sabot, s. m., jeu d'enfant (cucullus d'Horace). Bourde. 

Sabot, s. m., chaussure en bois. Esclo. 

Sabotier, s. m. Escloupié. 

Sac, s. m., poche en toile ou en cuir. Sa. 

Sac (grand), s. f. Sacha, sâtsa. 

Saigner, v. a., tirer du sang. Sanna. 

Sain, adj. m. So. 

Saine, adj.f. Sôna. 

Saindoux, s. m., graisse de porc. Saï. 

Saint, adj. m. San. 

Sainte, adj. f. Santa. 

Saisir, v a., prendre vivement. Arrapa» 

Salade, s. f. Insavâda. 

Sale de la ligure (en parlant d'un enfant), adj« m. 

Gramous, 
Sale de la figure (en parlant d'une enfant), acy. f. Gra- 

moûsa. 
Saler, v. a., assaisonner de sel. Sava. 
Saligot, s. m., qui se plait aux saletés. Pourtsogna. 
Salubre, adj. m. Sandarou$., 
Salubre, adj. f. Sandaroûsa. 



— 16ff -- 



SA 

Samedi, s m. DU sate, lou sate. 

Sang, s. m. Son. 

Santé, s. f. Sanda. 

Sapin, s. m. Sa. 

Satisfaction, s. f., joie. Jaou, dsâou. 

Saule, s. m., arbre. Sâouse, 

Sauvage (les animaux), s. f. Soouvagina. 

Scie, s. f. Sèita. 

Scie (grande), s. f. Louba. 

Scier, v. a. Séita. 

Scieur, s. m. Séitdire. 

Seau en bois pour traire les vaches, s. m. Seilla. 

dserla. 
Seau en cuivre à porter sur la tôte, s. m. Fara. 
Seau ordinaire, s. m, Dsarlou. 
Sec, adj. m. Ichu. 
Sèche, adj. f. Ichûta, 
Sécher^ v. a. Issugna^ issuja, issudsa. 
Secours, s. m. Suppléi. 
Seigle, s. m. Sedsiâou. 
Seize, adj. num. Sédse. 
Sel, s. f; Sâou. 
Semaine, s. f. Semùna. 
Semblable, adj. m. Parié. 
Semblable, adj. f. Parèira. 
Semer les céréales, v. a. Tiiubri. 
Semer, v. a. Samena. 
Semailles, s. f. Tituber ta. 
Sens (bon), s. m. Sein. 



~ 167 - 



SEN 



Sentier, s. m. Vio, 
Sept. adj. num. Se. 
Serpent, s. f. Ser. 
Serpette forte, s. f. GotUa. 
Serpolet, s. f. Pebrada. 

Serrer, mettre en sûreté, v. a. Restreigne, estrema. 
Serrer fortement une corde, v. a. Billa, bia. 
Serrure, s, f. Saraia, 
Serrurier, s. m. Saraïé, 
Setier, s. m. Sestié, 
Seul, adj. m. Souvé, 
Seule, adj. f. Souvéta. 
Seulement, adv. Ma, 
Sève, s. f. Sâba. 

Sevrer, v. a., ôter un enfant de la mamelle. Destina, 
Si, prép. Chi, 
Siège, s. f. Sèla, 
Siffler, V. n. Fioula, 
Sifflet, s. m. Fioulou, 
Siffleur, s. m. FiouUire. 
Signature, s. m. Cheinne, 
Signer, v. a. Cheinna, 
Sillon dans les champs labourés, s. m. Ario. 
Singe, s. f., animal quadrumane. Mouniina, 
Six, adj. num. Sèi, ' . 

Sobriquet, s. m. Escaïne. 
Soie, s. f. Séda. 

Soie de cochon, sa crinière, dont on fait des brosses^ 
s. ni. Sedou, 



\ 



>«s 



— 168 — 



SOI 



Soif, s. 1. Se. 

Soir, s. m. Sére. 

Soixante, adj. num. Séissanta. 

Solaire (vent), s. m., vent d'est. Souvédre. 

Sol, s. m., superficie de terrain. Sùou, 

Sol, aire de grange, s. m. Souliè. 

Soldat, s. m. Soudar, 

Sole de champ, bande de terre labourée séparément. 

Versoûna, 
Soleil, s. m. Souvéi. 

Soleil (être exposé au), v. n. Souvilla, souvia. 
Solitaire (lieu), s. m. Souvastrous. 
Sommeil, s. m. Souan, 
Son de farine, s. m. Brin. 
Sonnette, s. f. Ichinla. 
Sornette, s. f. Foutâisa. 
Sot, adj. m. Nech. 
Sotte, adj. f. Nècha. 
Souci, s. m. Èimaï. 
Soufre, s. m. Chioupre. 
Souffle léger, précurseur du vent du midi, s. f. Ri- 

mour. 
Souffler, V. a. Boufa. 
Soufflet, s. m. Boufadou. 
Soufflet bien appliqué, s. f. Inplastra, gifla. 
Souffrir, v. a, Patii. 
Soulier usé, s. m. Groûla. 
Souris, s. m. Filou, 
Soutenir, v. a. Sus ta. 



- 169 - 



SOU 



Soutien, s. f. Sustonsa. 

Suer, V. n. Susa. 

Suif, s. m., graisse du bœuf et du mouton. Chiou. 

Suivre, v. a. Sègre. 

Suivre pas à pas, v. a. Champéira^ tsampéira. 

Suivi, part, passé m. Sediii, 

Suivie, pari, passé f. Sediûda, 

Sûr, certain, assuré, adj. m. Sediur, 

Sur, dessus, prép. Soubre. 

Sûre, certaine, assurée, adj. f. Sediûra, 

Sureau, s. m. Salu. 

Suspendre, v. a. Pindouva, pindsa. 



Table, s. f. Tâouva, tàoiila. 

Tablier, s. m. Foudiaou, davanté. 

Tacheté, adj. m. Cliaï, tsaï. 

Tachetée, adj. f. Châia, tsâia. 

Tailler du bois h la hache, v. a. Tsapusa. 

Talon, s. m. Tavou. 

Tamponner, v. a. Tapoima. 

Tant, adv. Ton. 

Taon, grosse mouche qui pique le bétail. Talabar, 

Tapage, s. m. Varâi, 

Tardif, adj. m. Tardiou, 

Tardive, adj. f. Tardiva. 

Tare, s. f., défaut. Détsa, 



- lîo - 



TAR 



Tarrière, s. ni. Tarûire, 

Tas, s. na., amoncellement. Pouiôou, 

Taupe, s. m. Darbou. 

Taupinière, s. f. DarbouJièira, 

Taureau, s. m. (jeune). Bouré. 

Teigne, s. f., insecte. Dârna, 

Tel, adj. m., un tel. Tûou^ ein tâou. 

Telle, adj. f. Tèla, 

Tempe, s. m. Abatin. 

Tenailles, s. f. Estenailla^ estenâia. 

Tenir, v. a. Téne, 

Tenu, part. pas. m. Tt?idiu, 

Tenue, part. pas. f. Tindiûda. 

Terrain inculte, commun dans un village, s. m. Cou- 
der. 

Terrain creux, ondulé, s. f. Coûmba. 

Terre inculte, s. m. Ermetas, 

Terre inculte, nouvellement défrichée, s. m. Issar, 

Tôte, s. f. Testa, 

Tesson, s. m. Tes. 

Têtard, s. m. Ase boubou. 

Tinter, v. n. Tiinda. 

Tison, s. m. Mouchou, moutsou. 

Tisserand, s. m. Téichié. 

Toile, s. f. Tiâla. 

Toise, s. f., usité à Saugues et dans tout le midi jusqu'à 
Fréjus. Cdna. 

Toit, s. m. Tiuber. 

Tombe, s. f. Faita. 



- i?i- 



TOM 



Tomber de haut, v. n. Se diroucha, se diroutsa. 

Tonnerre, s. m. Trounédse, 

Torche, s. f. Farâssa. 

Tordre, v. a. Torse, 

Tordu, part. pas. m. Tourchu, 

Tordue, part. pas. f. Tourchûda, 

Tôt, adv. Léou, iâou,, si tôt, ta léou. 

Tourbillon de vent, s. m. Ton foule. 

Touchant, adv. Aras, 

Tourmente de neige, s f. Bûrla. 

Tourner, v. a. Vi7^a. 

Tourner, façonner au tour, v. a. Tourneja^ tour- 

nedsa. 
Tousser, v. n. Tuchi. 
Tout h rheure, adv. Toutâra, 
Tourte, s. m., pain de ménage. Po de toûrta. 
Tourte de pain entamée, s. m. Chanté,, tsa^ité. 
Tracasser, v. a. Gigoussa. 
Tracasserie, s. m. Rambai, 
Trace, s. f., passagç, voie ouverte sur un terrain. 

Drâia, 
Tracer, v. a., ouvrir un passage, une voie. Adraïa, 
Traineau, s. m. Traîné, 
Traire, v. a. Mouse. 

Tranchée dans le terrain en bêchant, s. m. Esqûièi, 
Tranquillité, s. f., repos. Adhéra,, adera. 
Traverser de part en part, v. n. Foura, 
Trèfle, s. m. Trioulé. 
Treize, adj. num. Trédse, 



-- 172 - 



TRE 



Trente, adj. num. Treinta. 

Trois, adj. num. Très. 

Tromper, v. a. Afina, 

Trou, s. m. Trâou, partiû. 

Trouble, eau trouble, s. f. Mga voira. 

Troubler, déranger, v. a. Destourba, 

Troupe de bestiaux d'une ferme, s. f. Establâda, 

Troupeau de moutons, s. f. Pardsâda. 

Trousseau d'une mariée, s. m. Estra. 

Trouver, v. a. Trouba. 

Truelle, s. f., oulil du maçon. Tiibla. 

Truie, s. f., femelle du porc. Caia. 

Tuile, s. f., Trioûva. On distingue la tuile qui fait 

cheneau, chanaou., tsaiiâou, et la tuile qui la 

couvre, cubarcella^ tiubarcèla. 
Tuteur d'arbres nouvellement plantés, s. m. Péicé. 



U 



Un, adj. num. m. Ein, iun. 

Une, adj. num. f. Eina, iùna. J'en ai trouvé un, 
n*èi trouba iun. Il y avait un cheval, y aio-t-ein 
tsava. J'en ai trouvé une, n'èi trouba iûna. Il y 
avait une femme, y aïo-t'eina fenna. 



173 -- 



V 



Vache, s. f. Vacha, vâtsa. 

Vague des eaux débordées, s. m. Roufle, 

Valet chargé de la nourriture des bestiaux, s. m. 

Apastiurâire, 
Valoir (faire), cultiver son bien soi-raôme, v. a. Faire 

valé. 
Vaniteux, glorieux, adj. m. Poiissèire. 
Vaniteuse, glorieuse, adj. f. Poussèira, 
Vanner, v. a. Vinta. 
Vannoir, s. m. Vintadou. 
Vase pour égoutter le lait caillé, s. f. Féissèla, 
Vaurien, s. m. Pindar^ galapian. 
Veau, s. m., le petit de la vache. Vedé» 
Velle, s. f., jeune vache. Vedèla, 
Vendange, s. f. Vindénia. 
Vendanger, v. a. Vindénia. 
Vendre trop cher, v. a. Agoura. 
Vendredi, s. m, DU vindi^e, lou vindre. 
Vénéneux, adj. m. Vernous, 
Vénéneuse, adj. f. Vernoùsa, 
Venimeux, adj. m. Vernous. 
Venimeuse, adj. f. Vernoùsa, 
Venin, s. m. Ver, 
Venir, v. n. Venii. 
Vent, s. f. âoura. 
Vent du nord, s. f. Bisa, 
Vent du midi, s. m. Vein. 
Vent d'est, s. m. Souvédre. 



- 174 - 



VE 



Vent d'ouest, s. f. Traversa, 

Vêpres, pi. f. Vèspra, 

Verrat, s. m., porc non châtré. Vère. 

Verre, s. m., verre à vitre, verre à boire. Véire. 

Verrou, s. m. Faroûi, 

Verrue, s. f. Marmoûla. 

Vessie, s. f. Bouteilla, boutéia, biorija, bio- 

ridsa. 
Vêtir, V. a. Vesti, 
Vie, s. f. Vida, 
Vieux, adj. m. Veûu. 
Vieille, adj. f. Veûia. 

Vigoureux, adj. m. Viigourous, vertiurous. 
Vigoureuse, adj. f. Viigourousa, vertiuroicsa. 
Vigueur, embonpoint d'une bête à l'engrais, s. m. Ar 

guéù 
Vin, s. m. Vi. 
Vingt, adj. num. Viin, 
Vis, s. m. Avis, 
Visage, s. m. Mour, 
Visser, v. a. Avita, 
Vivement, adv. Viou, 
Vivre, v. n. Vioûre, 

Voie ancienne (voie romaine), s. f. Estrâda, 
Voie (mettre en), v. a. Inria. 
Voilà, excl. Atii, 
Voir, V. a. Vir, 
Voisin, adj. subst. Vegi, 
Voisine, adj. et subst. Vegma, 



I . - 



175 - 



VOL 



Voler^ V. n., se soutenir et mouvoir en Tair. Voouva. 

Volée, s. f., compagnie d'oiseaux volants. Vôouvâda, 

Voler, V. a., dérober le bien d'autrui. Roôuba, 

Volée de coups, s. f. Fretada. 

Vomir, v. a. Booumi. 

Vouloir, V. a. Voudre. 

Vouloir du mal, v. a. Môou voulé. 

Voyage (course pour transport), <;e qu'on transporte, 

s. m. Viédse, 
Voyage (action de voyager), s. m. Vouïadse. 
Vu, part. pas. m. Vis^ vediu. 
Vue, part. pas. f. Vis ta, vediûda. 
Vue, s. f. Vïsta. 
Vue (point de), s. m. Vïsta. A Marseille, le point de 

la route d'Aix d'où l'on découvre la ville, le port 

et la haute mer s'appelle la Vïsta. 



SUPPLÉMENT AU VOCABULAffiE 



Apounga (s'), v. n., s'enfoncer, pénétrer, en parlant 
d'un outil bien aiguisé. AquèV atsa s'apoungu' y 
boiiès, cette hache pénètre bien dans le bois, le 
coupe bien. 

Ava, adv., là-bas, dans la vallée. 

Avisa (s'), s'apercevoir, reconnaître. M*in avisère 
bé, je m'en aperçus bien. 

Chervînta, s. f., servante, fille ou femme en service, 
domestique. 

Couèire, v. n., cuire; au figuré, bouillonner; se dit 
du remous des eaux débordées, profondes et rapides. 

Doubla,, s. f., passage étroit, mitoyen, pour l'écoule- 
ment des eaux pluviales entre deux héritages. 

Force, adv., beaucoup, en abondance. N'y o force, 
il y en a beaucoup. 

Majou, s. m., loge pastorale pour le berger ou pour 
un veilleur de nuit dans les vergers, les vignes. 
Niche à chien de garde. 

Jarbeira, dsarbéira, v. a., transporter les gerbes 
du champ à la ferme. 

Pa, part, nég., pas, point. 

Per, prép., pour. 

Piu, part, nég., plus. N'y o piu, il n'y en a plus. 



- 177 — 



Pouos, s. f., planche. 

Poussa, V. û., couvrir de planches les pièces de char- 
pente d'une toiture, d'un appartement. 
Ramounta, v. a., mot à mot, remonter, au flguré : 

enrichir, donner de l'accroissement, des ressources. 
Sein, prép., sans. Damouora sein re faire, il reste 

sans rien faire, il est oisif. 
Tein, s. m., temps, période, température. Quart y o 

de tein, combien y a-t-il de temps. Fâi einpâoure 

tein, il fait un mauvais temps. 
Tro, exp. fam., petit, chétif, mauvais. Ein tro de 

tsi, un mauvais petit chien. Ein tro d'estâoii, 

une pauvre maisonnette. 
Trouissa,'V. a., couvrir de tuiles le plancher d'une 

toiture. 
Y, adv. relat. F, là, dans cet endroit là, Y vâi, il 

y va. 



POÉSIES PATOISES 



Il a paru convenable de compléter le vocabulaire par 
quelques échantillons de poésie patoise. 

Grâce à Tobligeance de MM. les Desservants des 
paroisses de la circonscription vellavienne, nous avons 
pu nous procurer six chansons populaires dont tout le 
mérite est dans leur simplicité et leur rusticité. 

On nous avait aussi communiqué quelques Noôls, 
mais nous n'avons pas crû devoir les publier après 
ceux de Tabbô Cordât auxquels ils sont tout à fait 
inférieurs. 

La septième pièce est dans le domaine public au 
Puy, depuis les premières années de la révolution 
de 1830. Ce fut une satyre burlesque de la lésinerie 
d'un personnage, alors heureux, trop heureux, peut- 
être, dans le partage des dépouilles du régime déchu. 

On y trouve l'empreinte de l'esprit caustique des 
enfants du Puy d'autrefois. 



- 180 -- 



LA POULET A INBE LOU PITSOU 



La poalét ' inbé loa pitsou 
Vouguèron fair ' ein mariadsoiL, 
Quan se vinguèron d'espoasa 
Ne Iroubèron ré per mandsa. 
Fanfarinéta, fanfariaou. 

Lou boulindsié vingué d'ilâl 
Inbé ' na iourét ' a soun bra : 
€ per de po n'avein be prou, 
f Ma per de vi que farein-nou? i 
Fanfarinéta, fanfarinou. 

Lou mioulatié vingué d'ilâi 
Inbé ' ein carte dessou soun bra: 
« per de vi n'avein be prou, 
« Per de viônda que farein-nou? » 
Fanfariftéta, fanfarinou. 

Lou boutsié se vingué d'ilâi 
Inbé n'espanlét ' a soun bra : 
t per de viônda n'avein prou, 
t Ma per dansa que farein-nou ? » 
Fanfarinéta, fanfarinou. 



^ 181 -• 



LA POULETTE ET LE PIGEON 

La poulette et le pigeon 
Voulurent faire un petit mariage. 
Quand ils revinrent de s'épouser 
Ils ne trouvèrent rien pour manger, 
Fanfarinète, l'anfarinou. 

Le boulanger vint de là-bas 
Avec une petite livre (de pain) à son bras; 
« pour du pain nous en avons bien assez, 
« Mais pour du vin que ferons-nous ? 
Fanfarinèle, fanfarinou. 

Le muletier vint de là-bas 
Avec un quart (1) dessous le bras; 
« pour du vin nous en avons bien assez, 
« Mais pour de la viande, que ferons-nous ? » 
Fanfarinète, fanfarinou. 

Le boucher vint de là-bas 

Avec une petite épaule (de mouton) sous le bras; 
« pour de la viande nous en avons assez, 
« Mais pour danser que ferons-nous? » 
Fanfarinète, fanfarinon. 

(l) Un quart d'émine, environ quatre litres. 



^ 182 - 

La nèira sourie déi linsôou 
Faguel eiû sàou éi mèi di sôou, 
Lou pesoui sourté déi petas 
Pringué la nèira sou lou bra. 
Fanfarinéta, fanfarinou. 

« Per de dansàire n'avein prou, 
« Ma per tsanta que farein-nou ? 
Lou ra sourté dessou la mai 
Inb ' ein petii tambour i couèi. 
Fanfarinéta, fanfarinou. 

« Chi mapares de toun minou^ 
c léou n'ein toutsarèi be-n-ein pâou. • 
Lou minou souor déi ceindrié 
Crouca lou petii tambournié, 
Fanfarinéta, fanfarinou. 



II 



LA LAVANDEIRA 



Margarîta Goutou lavâva sa budsâda. 
Quan fugué diin lou riou Tâiga l'ot inmenâda 
Vinguèron a passa très cavaïé d'armâda 
Ce diigué lou proumié : « atii na dsïnta dama. » 

Chantez rossignolet. 



^ 183 - 

La puce sortit du drap de lit, 

Elle fit un saut au milieu du sol (de Vapparte'tneni); 
Le pou sortit de la guenille. 
Il prit la puce sous son bras. 
Fanfarinète, fanfarinou. 

€ Pour des danseurs nous en avons assez, 
« Mais pour chanter que ferons-nous ? * 
Le rat sortit de dessous le pétrin, 
Avec un petit tambour au cou. 
Fanfarinète, fanfarinou. 

« Si tu me défends contre ton chat, 
« J'en battrai bien un peu. » 
Le chat sort du cendrier 
Et croque le petit tambourineur. 
Fanfarinète, fanfarinou. 



II 



LA LAVANDIERE 



Marguerite Couton lavait sa lessive. 
Quand elle fut dans le ruisseau Teau l'a entraînée. 
Il vint à passer trois cavaliers de Tarmée, 
Le premier dit : Voilà une jolie dame. 
Chantez rossignolet. 



- 184 - 

Ce dugiié lou segoun : • beléou séi maridâda. • 
Ce diigué lou darié : « couèi iéou que Tai ûançâda. » 
Sa mâira sèr ' i four, i four que vou ' scoutâva : 
« A Pierre moun ami, parloun mâou de ta fenna. * 
« Que Youlé que y fatse, voulé que iéou la tiuèse f 
« te la tsôou pa tiua, mè te la tsôou bien batre... » 

Chantez rossignolet. 

t Mai ton gni nèi foutiu que per la ft Tèi tiuâda. 
« Margarîta Coutou testaniin te tsôou faire. » 

Chantez rossignolet. 



« 



Testamin que farèi te ramountaro gâire ; 
' Donne moun anè d'or à ma souor la cadèta 
« Et mon tsava grisou à mon frâire Chimou, 
« Moun coutii de mari très pan de corda fina 
« E chi n'y o pa prou, lou bouor de ma tsamïsa. » 

Cliantez rossignolet. 



III 

LOU PAOURE 

Moun paire inbé ma mâira 
Cou ' èra loui ri d'où gueu, 
Iéou sèi vindiu i mounde 
Per esse ein âoutre gueu. 

Petii mandrin 
Vôou couminsa moun trin. 



Le second dit : t Peut-être elle e«t mariée ? » 
Le troisième dit : c C'est moi qm Tai fiancée. * 
Sa mère était au four, au four qui écoutait œla, 
« Ah Pierre, mon ami, on parle mal de ta femme, t 
« Que voulez-vous que j'yfasse, voulez-vwisqueje la tue ! » 
€ Oh il ne faut pas la tuer, mais il te laiattt bien battre ! ... » 
Chantez rossignolet. 

« Aussi je lui en ai tant donné qu'à la lin je l'ai tuée. » 
« Marguerite Gouton il faut faire testament. » 
Chantez rossignolet. 

Le testament que je ferai ne t'enrichira guère, » 
« Je donne mes anneaux d'or à ma sœur la cadette, » 
« Et mon cheval Grisou à mon frère Simon, » 
« A mon coquin de mari trois brasses de corde fine » 
« Et s'il n'y en a pas assez le bord de ma chemise. » 
Chantez rossignolet. 



iii 



LE PAUVRE 

Mon père avec ma mère 
C'étaient les rois des gueux. 
Je suis venu au monde 
Pour être un autre gueux. 

Petit Mandrin, 
Je vais commencer mon train. 

13 



vV 



— 186 — 

Nëi pa nii bé, nii vâtsa, 
Nii tèra, ni méisou, 
Nèi ré que ma biâssa 
E moun tro de bastou. 

Vesé Mandrin 
Esoun petiitrin. 

Nèi pa dsi de véissèla, 
Nii mai de petrissoir, 
Nèi ré ma ma gamèla, 
Aco es tou moun avoir. 

Alii Mandrin 
E soun petii trin. 

Lou sa soubre l'espanla, 

Lou bastou a la mo 

M'ein vôou de pouort ' oin pouôrta 

Per (lamanda mon po. 

Vesé Mandrin 
E soun pelii trin. 

Vesein moun esquipâdse 
E mou liabillamin, 
Tou lou tsi dou viiiâdse 
Me vènon y davon. 
E ièou Mandrin 
Que lous escarte bien. 

In tour de iour matsouâra 
Vouiâdsa moun bastou ; 
Quant êi pri moun auoumouôrna 
Iour vire lou tavou 



- 187 — 

f 

Je n'ai ni bien, ni vaclie. 
Ni terre, ni maisori, 
Je n'ai rien que ma besace 
Et mon mauvais bâton.. 
Voyez Mandrin 
Et son petit train. 

Je n'ai point de vaisselle, 
Ni non plus de pétrin, 
Je n'ai rien que ma gamelle, 
C'est là tout mon avoir. 
Voyez Mandrin 
Et son petit train. 

Le sac sur l'épaule. 
Le bâton à la main. 
Je vais de porte en porte 
Pour demander mon pain. 
Voyez Mandrin 
Et son petit train. 

Voyant mon équipage 
Et mon habillement, 
Tous les chiens du village 
Me viennent au-devant. 
Et moi Mandrin 
Qui les écarte bien. 

Autour de leurs mâchoires 
Voyage mon bâton, 
Quand j'ai pris mon aumône, 
Je leur tourne le talon. 



A peûi Mandrin 
heprin soun trin. 

Lou vein, la néou, la pleùia 
Dsamâi m*arestoun pa, 
In quéi triste vouiâdse 
léou sèi accoastiuma. 
Malgré tou tein, 
Vôou toudsour moun trin. 

El (|uan lou sèr ' arïba, 
Dsasqu'a lous ou os bagna, 
I Caire de la pouôrta, 
Espèite lou repa. 

Pâoure Mandrin. 
Atii mon triste trin. 

Per lèi, ein pâou de pâia. 
Ou doun ein paon de fé, 
Quan lou matii arîba, 
Tsôou tourna repartii. 
Pâoure Mandrin. 
Vâi toudsour toun trin. 

Per darié na murâia, 
léou pâouse moun abi, 
Per desclara la guèra 
A tou mous énemi. 

Apeûi Mandrin, 
Heprein soun trin. 



- 189 ^ 

Et puis Mandrin 
Reprend son train. 

Le vent, la neige, la pluie 
Ne m'arrêtent jamais, 
A ce triste voyage 
Je suis accoutumé. 

Malgré tout temps 
Je vais toujours mon train. 

Et quand le soir arrive, 
Mouillé jusqu'aux os, 
Au coin de la porte, 
J'attends le repas. 

Pauvre Mandrin, 
Voilà mon triste train. 



Pour lit un peu de paille, 
Ou donc un peu de foin. 
Quand le matin arrive. 
Il faut de nouveau partir. 

Pauvre Mandrin, 
Va toujours ton train. 

Derrière une muraille, 

Je pose mes habits, 
{ Pour déclarer la guerre 

A tous mes ennemis, {ï) 
Et puis Mandrin, 
Reprend son train. 

(1) Les insectes parasites ordinaires du pauvre. 



— 190 — 

Dediin la maladîa. 
Sein faire testamin. 
Doonarèî méi ganîa 
A mous pâoure parin. 

Pâoure Mandrin 
Lous enritsirèi bien!... 

Coaidsa dediin na grôndsa. 
Priva de tou secour, 
Diéoa que n'es pas eslrondse 
Vâi termina mon tour. 

Et de Mandrin. 
Ichi ûnii lou trin. 



IV 



LA BARDSEIRA ET LOUS TSASSAIRE 

Se n'èron très tsassâire. 
Tsassâvon diin qu'ein bouos. 
Tou lou dsour v Isassèron 
Sein dsaraâi ré trouba. (bis,) 

Troubèron na bardsèira, 
Gardava soui moutou. 



> '• 



Dans la maladie, 
Sans faire de testament, 
Je donnerai mes guenilles 
A mes pauvres parents. 

Pauvre Mandrin, 
Je les enrichirai bien. 

Couché dans une grange. 
Privé de tout secours. 
Dieu "qui n'est pas étranger (1) 
Va terminer mon cours, 

Et de Mandrin, 

Ici finit le train. 



IV 

LA BERGÈRE ET LES CHASSEURS 

Il y avait trois chasseurs, 
Ils chassaient dans un bois, 
Tout le jour ils y chassèrent 
Sans jamais rien trouver, {bis.) 

Ils trouvèrent une bergère, 
Elle gardait ses moutons. . 

(1) Qui me connaît et qui est connu de moi. 



f Xou voaJria pas loud^a ? • * 6!«. » 

« U noun moan dsintiiôme. 
* Nêi ré per vous fa fa. » 

L0C3 TSASSAlbE 

< Nous farin la ravira. 

« Toudsour vous lialaré : » ybis,^ 

LA. BA.BDSÊIRA 

< noun moun dsintiiôme, 
1 yèi ré per vous païa; i 

LOCS TSASSAIRS 

c Nous aoutre sein tsassâire. 

» Nous païin de la Isar: » \bis.) 



LA BARDSFJRA 



C Ava lou Ion de l'âiga. 

€ Mon paire y o-t ein pra. 

t Que y o-l en ' èga mouôrta, 

€ Moussu * na l'escourdsa. » ( bis.) 

€ Quan l'ôouré-t escourdsâda 

€ Paia vou de la tsar!... • 



— 193 — 



LES GHASSBORS 



« Dites donc, petite bergère, 

« Voudriez-vous nous louer. » (6^6^) (1) 



LA BBRGERB 



« non mon beau monsieur, 
« Je n'ai rien à vous faire faire, » 



LES CHASSEURS 



< Nous ferons la retourne {i) 

« Et vous filerez toujours, {bisi,) 

LA BBEGÈRB 

« non mon beau monsieur, 
« Je n*ai rien pour vous payer, » 

LES CHASSBCRS 

c Nous autres sommes chasseurs, 

« Nous nous payons de la chair. » {bis\ 

LA BBRGÈRB 

< Là-bas le long de Teau, 
« Mon père y a un pré, 

« Où il y a un cheval crevé, 

« Monsieur allez Técorcher. {bis.) 

« Quand vous l'aurez écorché, 

« Payez-vous de la chair. • 

(t) Nous prendre à gages pour vous servir. 

(2) Nous ferons^ revenir vos moutons quand Us s'écarteront. 



LOUS TSikSaAIRB 



I Petiita mouricâouda, 

[ Nous ai bé-n-alina. > {bis.) 



LE! HODNTÔGMA 

Viiva lèi mountôgna 
Yo debonos efon. 

Pecâïre. 
Anin souvin, diin l'on, 
Diin lèi moantôgna, 
Per nou y diivartii 
Imbé noustous ami. 

Pèr de charvètéi blofitsa 
N'âoutre n'iii gastin pa, 

Pecâïre, 
Matidsin so que-s-avin 
Soubre na plontsa, 
Seta soiibre de bon, 
Couma poudin. 



- i96 — 



LBS CHASSEURS 



« Ah petite brunette, 

« Tu nous a bien attrapés. » (i) 



VIVE LES MONTAGNES 



Vive les montagnes^, 
Il y a de bons enfants ; 

Pecaïre. (2) 
Nous allons souvent, pendant Tanaée, 
Dans les montagnes, 
Pour nous y recréer. 
Avec nos amis. 

Pour des serviettes blanches, 
Nous autres n'en usons pas. 

Pecaïre. 
Nous mangeons ce que nous avons. 
Sur une planche, 
Assis sur des bancs 
Comme nous pouvons. 

(1) Tu as bien su nous répondre. 

(2) Pauvre ami, terme d'intérêt, de sympathie. 



— 1!I6 - 

Nostras Tonitsëta 

Ne souii que iiostrout di. 

Pecâïre. 
Virin so ifiie savin 
Diin noslas-ctiètas, 
E per n'ifi miij mnndsa 
San noiKlsëinn. 

Atii sein ctôïu. 
Sein péiiH iiii traua. 

Pediïi-e, 
Biuvin liostra boutéia, 

Toiita pléna 
Et passin aostre lin ffaïai'dami». 

Y lio (le véire, 
Nou aarvin de bitsou, 
Per nin mai bioure, 
Pecâïre, 

Acos-in gron plasé 
Que do U0I1 véii'o 
Estante nostra s6 
A la f^argalé. 

La tsar de viita 
Ne nou fatiiga pa, 

Pecâïre. 
Usainâi n'aviii lu'îila 
Ein clou, n'espioûna 
D'argueia villanio 
De boutsario. 



Nos fourchettes 

Ne soat que nos doigts, 

Pecaïre. 
Nous tournons ce que nous avons, 
Dans nos assiettes, 
Et pour en manger davantage 
Sans nous gêner. 

Là. sans crainte, 
Sans peine ni tracas, 

Pecaïre. 
Nous buvons notre bouteille, 

Toute pleine 
Et passons notre temps gaillardement. 

Au lieu de verres, 

Nous nous servons de pots 

Pour en boin; davantage. 

Pecîiïre. 
Et c'est un grand plaisii* 
Que de nous voir 
Etanciier notre soif 
A plein gosier. 



La viande de la ville 
Ne nous fatigue pas, 

Pecaïre, 
Jamais nous n'avons donné 
Un clou, une épingle 
Do cette vilenie 
De boucherie. 



--■X'-S 



— 188 - 

La sauoûvadsïna 
Nous fai nostre régal 

Pecâïre. 
Mandsin de padrigal, 
De becachïna 
Et quâouque lebradou 
Gomm ' ein caïou. 

Per la merlùssa. 
Nous estringoùva pa. 

Pecâïre, 
Mandsin quâouqua trouitéta 
Amâi grasséta 
Et quâouque tacouné, 
Courte, grasse. 



Per las partîda, 

Nii mai non manquoun pa, 

Pecâïre, 
lun dsiéta la trefléta, 

La piqueta, 
L'aoutre quer et caro, 
Gouma soun bouo. 



- i99 - 

Le gibier 

Nous fait notre régal, 

Pecaïre. 
Nous mangeons des perdrix, 
Des bécassines 
Et quelque ievreau, 
Gros comme un petit cochon. 

Pour la merluche, 

Elle ne nous étrangle pas, 

Pecaïre. 
Nous mangeons quelques truites 
Bien grasses 

Et quelques petits tacons 
Courts et gras. 

Pour les parties (de cartes)^ 

Elles ne nous manquent pas, non plus, 

Pecaïre. 
L'un jette le trèfle, 

Le pique, 
L'autre cœur et carreau, 
Gomme ils sont bons. 



- âoo -* 



VI 



L ICHIROOU 

E ièou pâoure ichirôou 
Me n*ein vôou couma véou. 
M'en vôou crein âbre en Tâoutre. 
N'in lève moun ploumé. 
Amiii tro ([ue le lève, 
N'in mouôstre moun boufé. 



Vil 



LOU POOOR d'à*'* 



Air : Que ne suis-je la fougère f 

A*'* de la Préfétùra, 

Pèr fâir * ein bouon carnava. 

Fugué tiua soun pouor ein Va ; 

Escouta soun avintiûra 

E véiré coum ' o voudiu 

Espar^na ein petii-t-escu. 



- iOi - 



VI 



L'KCUREU[L 



Et moi pauvre écureuil. 

Je m'en vais comme je viens, 

Je m'en vais d'un arbre à l'autre 

En levant mon plumet, (1) 

Et trop (|ue je le lève, 

J'en montre mon soufflet. {^) 



VU 



LR COCHON i/a***** 



Air : Que ?ie suis-je la bergère / 

A*'* (le la Prélecture. 

Pour faire un bon carnaval. 

Alla tuer son cochon à Vais; 

Ecoutez son aventure, 

Et vous verrez comment il a voulu 

Epargner un petit écu. 



(1) l.a queue de Técureuil en forme «Je panache. 

(2) L'orifice par où s'échappent les 



1'; 



•- ioi- 



Ri^io bé sa darinèla 
Oiian bouk'gâva lou son 
D'aquèi pâoure pouor tlajïloii 
DiiQ vûna grômla padëla. 
Diigio-t-a .soun A'** 
« Denio mandsarin de lar. » 



(jnaii la bêstia fugué tiuâda. 
Soun Guslou levé la couo. 
Coum ' ac) sinlio pas bouo, 
Y fagué-t-ein ' iugûouaiâda; 
Zéi ([il ' èi de l'Académi 
Dii?ué : « devio tsia d'alii. » 



Faseiu v liste lèi sôoucbissa. 
Las iiidoûia. lou sâi. 
Ma cburlouqiie loui vegi 
Sâtsoii pa uostra niâiissa. 
Pèr pâou «lue salsein vediu. 
Nostri boudiiu son Ibutiu. ■» 



Quan la tsar fu»rné salâda. 
La cherviuta la bouté 
Diiu iju ein foulrâou de beué 
Oue tenio ' na cartounâda: 
Vouiou pas speita la neilu 
Per vou saca diin lou Peûu.